GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 16 Novembre
Dimanche 17 Novembre
Lundi 18 Novembre
Mardi 19 Novembre
Aujourd'hui
Jeudi 21 Novembre
Vendredi 22 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Amériques

    Bolivie: après des mutineries dans la police, Morales dénonce un coup d'État

    media Des officiers de police à leur quartier général de Cochabamba, le 8 novembre 2019. REUTERS/Danilo Balderrama

    Le président bolivien Evo Morales a dénoncé vendredi un coup d'État « en cours » après les mutineries d'au moins trois compagnies de police, une rébellion contre laquelle le pouvoir exclut pour l'heure d'envoyer l'armée.

    Le président bolivien Evo Morales a dénoncé vendredi un coup d'État « en cours » après les mutineries d'au moins trois compagnies de police, une rébellion contre laquelle le pouvoir exclut pour l'heure d'envoyer l'armée.

    « Sœurs et frères, notre démocratie est en danger à cause du coup d'État en cours que des groupes violents ont lancé contre l'ordre constitutionnel. Nous dénonçons devant la communauté internationale cette attaque contre l'État de droit », a indiqué sur Twitter le président amérindien de gauche, à l'issue d'une réunion d'urgence avec plusieurs ministres et le commandant en chef des forces armées, le général Williams Kaliman.

    « J'appelle notre peuple à prendre soin pacifiquement de la démocratie et de la Constitution politique de l'État (CPE) pour préserver la paix et la vie en tant que biens suprêmes au-dessus de tout intérêt politique », a ajouté M. Morales dans un autre tweet.

    Le ministre de la Défense Javier Zavaleta a quant à lui assuré qu'il n'était pas question d'une intervention militaire contre les mutins pour l'instant : « Aucune opération militaire ne sera menée pour le moment, c'est totalement exclu », a-t-il déclaré.

    ►À lire aussi : En Bolivie, violences sans fin entre partisans et opposants d'Evo Morales

    Dix-sept jours après le début des manifestations contre la réélection de M. Morales, au moins trois unités de police se sont mutinées, dans la ville de Cochabamba, dans le centre du pays, tout d'abord, puis à Sucre, au sud, et à Santa Cruz dans l’est, une région riche et un bastion d'opposition. Des scènes de fraternisation entre policiers et manifestants de l'opposition ont été observées dans la capitale.

    « Nous nous sommes mutinés », a déclaré un policier, le visage dissimulé devant les journalistes au quartier général de l'Unité des opérations de police tactique (UTOP) à Cochabamba. « Nous allons être du côté du peuple, pas avec les généraux », a ajouté un de ses collègues, lui aussi masqué. Pour le ministre de l’Intérieur, Carlos Romero, c’est un mal-être des forces de l’ordre qui s’exprime et la situation ne peut pas être apparentée à une mutinerie, rapporte notre correspondante à La Paz,  Alice Campaignolle.

    « Les gens sont avec vous »

    Sur des images diffusées en direct à la télévision, on voit une vingtaine d'agents grimpant au sommet du bâtiment du quartier général de la police en agitant le drapeau bolivien, tandis que des dizaines de jeunes opposants les encourageaient depuis la rue. Les manifestants ont fait exploser des pétards dans une ambiance festive et ont hissé sur un mât un drapeau bolivien, chantant l'hymne national.

    En plus des mutineries dans ces trois villes, des dizaines de policiers ont défilé vendredi soir avec des manifestants de l'opposition criant des slogans hostiles à M. Morales sur l'avenue Prado, la principale artère de La Paz. Les chaînes de télévision locales ont également montré des images de manifestants serrant la main de policiers dans le centre de la capitale, un contraste avec les trois nuits précédentes où les deux camps s'étaient affrontés. Dans La Paz, les policiers se sont retirés dans leurs casernes et une foule chantait : « Amis policiers, les gens sont avec vous. »

    Luis Fernando Camacho, le leader régional le plus visible et le plus radical de l'opposition bolivienne, avait demandé samedi dernier aux militaires et à la police de se joindre à l'opposition dans cette crise déclenchée par la réélection controversée d'Evo Morales lors des élections du 20 octobre. M. Camacho était à un rassemblement dans la partie sud de La Paz vendredi après-midi quand la nouvelle de la mutinerie de Cochabamba s'est répandue. La foule a applaudi debout et s'est mise à chanter à sa vue.

    ►À lire aussi: Présidentielle en Bolivie: «l'appui le plus faible jamais reçu» par Morales

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.