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    Bolivie: les soutiens de gauche de Morales dénoncent un «coup d'État»

    media Le président bolivien Evo Morales après l'annonce de sa démission, le 10 novembre 2019. REUTERS/Carlos Garcia Rawlins

    De nombreux alliés de la Bolivie, notamment des responsables de la gauche latino-américaine mais également d’autres pays du monde ont qualifié de « coup d'État » les événements qui ont conduit à la démission du président bolivien Evo Morales.

    Les dirigeants du Venezuela, du Nicaragua, de Cuba, ainsi que le président élu argentin Alberto Fernandez et l'ancien président brésilien Lula, ont tous dénoncé un « coup d'État » contre Evo Morales, qui a démissionné après des semaines de manifestations contre sa réélection en octobre et lâché par la police et par l'armée.

    « Nous condamnons catégoriquement le coup d'État survenu contre le frère président Evo Morales », a écrit sur Twitter le président vénézuélien.

    C’est un coup dur pour Nicolas Maduro, car avec le départ d’Evo Morales, le président vénézuélien perd l’un de ses principaux alliés en Amérique latine, rapporte notre correspondant à Caracas, Benjamin Delille. Pour l’opposition vénézuélienne au contraire, le départ d’Evo Morales ne pouvait pas mieux tomber. Pour Juan Guaidó, cette démission est le signe d’un « ouragan démocratique en Amérique latine » et il invite tous les Vénézuéliens à le rejoindre dans la rue, le 16 novembre prochain, afin d’imiter les Boliviens et de pousser Nicolas Maduro vers la sortie.

    Le président cubain Miguel Diaz-Canel a lui aussi condamné le « coup d'État violent et lâche de la droite contre la démocratie en Bolivie ». « Le monde doit se mobiliser pour la vie et la liberté d'Evo », a déclaré Diaz-Canel sur Twitter, avec le hashtag #EvoNoEstasSolo (Evo, tu n'es pas seul).

    Soutien de l'Espagne et de la Russie

    Autre allié d'Evo Morales, le Nicaragua a « condamné énergiquement le coup d'État » contre le président bolivien. « Nous exigeons que l'on respecte sa liberté, son intégrité physique et sa vie », a déclaré dans un communiqué le gouvernement du président nicaraguayen Daniel Ortega. Le chef de la diplomatie mexicaine, Marcelo Ebrard, a lui aussi qualifié de « coup d’État » ce qui s'est passé à La Paz.

    Le gouvernement espagnol du social-démocrate Pedro Sanchez a également pris position. « L'Espagne condamne le fait que le processus ouvert en vue de la convocation d'élections (dimanche par Evo Morales) a été biaisé par l'intervention des forces armées et de la police qui ont demandé à Evo Morales de présenter sa démission », a indiqué le ministère espagnol des Affaires étrangères dans un communiqué. « Cette intervention (de l'armée et de la police) nous ramène à des époques passées de l'histoire latino-américaine », a iajouté le ministère.

    Moscou dénonce les violences d'opposition ayant forcé Morales au départ. « Une vague de violences déclenchée par l'opposition a empêché Morales d'achever son mandat présidentiel », a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères, estimant que le pouvoir bolivien « voulait une solution sur la base d'un dialogue politique, mais à la place les évènements ont pris une tournure rappelant le scénario d'un coup d'État » a dénoncé Moscou.

    Lula prend position en opposition à Bolsonaro

    Sur l'autre bord de l'échiquier politique sud-américain, le président d'extrême droite Jair Bolsonaro a attribué la chute d'Evo Morales aux fraudes commises selon l'opposition bolivienne dans les élections d'octobre. « Les dénonciations de fraudes ont abouti à la démission du président », a écrit le président brésilien sur Twitter. Mais son adversaire de gauche, l'ancien président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, sorti vendredi de prison à la faveur d'un arrêt de la Cour suprême, a condamné un coup de force. « Je viens d'apprendre qu'il y a eu un coup d'État en Bolivie et que le camarade @evoespueblo a été obligé de démissionner », a écrit sur Twitter Lula, qui a été lorsqu'il était président un allié proche d'Evo Morales. « Il est lamentable que l'Amérique latine ait une élite économique qui ne sait pas accepter la démocratie et l'inclusion sociale des plus pauvres », a ajouté Lula.

    L'Organisation des États américains appelle au « respect de la loi »

    « Le secrétariat général appelle à la paix et au respect de la loi » et demande « une réunion urgente » du Parlement bolivien « pour garantir le fonctionnement des institutions et nommer de nouvelles autorités électorales pour garantir un nouveau processus électoral », a indiqué l'OEA dans un communiqué. L'organisation, qui rassemble 35 pays d'Amérique du Nord, du Sud et des Caraïbes, demande aussi que « la justice continue à enquêter sur les responsabilités concernant les crimes commis » lors du premier tour de l'élection présidentielle, le 20 octobre.

    (Avec AFP)

    La notion [de coup d’État] employée aujourd’hui est une notion surtout stratégique pour en appeler aux soutiens d’Evo Morales. Le coup d’État en Amérique latine est traditionnellement une prise du pouvoir violente, illégale, par généralement l’armée. L’armée qui prend le contrôle de tout l’État, l’armée qui va suspendre la Constitution, l’armée qui prend le contrôle des institutions stratégiques et qui, en fin de compte, contrôle les rues ; et mène à une systématique politique d’élimination voire d’emprisonnement des opposants. Aujourd’hui ce qui se passe c’est qu’il n’y a pas de prise du pouvoir puisque c’est tout le contraire qui se passe : il y a un vide du pouvoir...

    Analyse de Sebastian Urioste, enseignant chercheur à l'université de La Rochelle, spécialiste de la Bolivie 11/11/2019 - par Anne Verdaguer Écouter
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