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    Amériques

    A la Une: La Bolivie face à la vacance du pouvoir

    media Une rue bloquée après l'annonce de la démission du président Evo Morales, le 12 novembre 2019. REUTERS/David Mercado

    La démission du président bolivien Evo Morales après trois semaines de manifestations et d’affrontements fait la Une de toute la presse continentale. Et il n’y a pas que le chef d’État qui a annoncé quitter ses fonctions puisque tous les successeurs prévus par la Constitution lui ont emboîté le pas.

    « Sans gouvernement », c’est le titre de l‘éditorial de La Razon ce matin. Un quotidien qui estime que la situation que vit actuellement la Bolivie ressemble beaucoup à celle d’un coup d’État avec une police et un ministère public qui procèdent à des dizaines d’arrestations, comme si les personnes arrêtées étaient des délinquants de droits communs pris en flagrant délit. La Razon regrette qu’il ait fallu attendre autant de temps pour que les dirigeants comprennent qu’il était nécessaire de faire un pas de côté.

    Car durant ce temps, la violence est montée d’un cran et la polarisation également. Les démissionnaires laissent un vide dans les instances dirigeantes et aujourd’hui personne n’a la légitimité pour, ne serait-ce que de manière temporaire, assurer les affaires courantes. Le futur immédiat s’annonce sombre, surtout s’il faut prendre en compte le coût social, économique et politique de ces trois dernières semaines de manifestation, conclut La Razon.

    Qui dirige la Bolivie ?

    Ce lundi, après la démission d’Evo Morales et de ses successeurs prévus par la Constitution, la deuxième vice-présidente du Sénat, Jeanine Añez, a revendiqué la présidence par intérim détaille El Diario. Des sessions extraordinaires du Sénat et du Parlement ont été convoquées pour ce mardi. Sessions au cours desquels les élus devront approuver les démissions.

    Ce n’est qu’ensuite que Jeanine Añez assumera officiellement l’intérim à la tête de l’Etat et qu’elle pourra convoquer des élections. Selon El Diario, l’idée serait de convoquer des élections le rapidement possible, d’ici à janvier prochain.

    Evo Morales accepte l’asile offert par le Mexique

    « Evo est parti au Mexique et promet de rentrer rapidement en Bolivie », peut-on lire en Une du quotidien mexicain Milenio. Le chef d’État démissionnaire a accepté l’offre du ministre mexicain des Affaires étrangères qui lui a accordé l’asile politique pour des raisons humanitaires selon Marcelo Ebrad.

    Selon le ministre, la vie d’Evo Morales et son intégrité physique étaient menacées. Un déplacement réalisé dans un avion qui appartient à l’État mexicain, et qui a dû respecter une escale technique au Paraguay, car certains pays ne souhaiteraient pas que cet avion traverse leur espace aérien, détaille La Jornada qui évoque notamment le Pérou.

    Le Chili dans une impasse ?

    Malgré la main tendue des autorités qui se disent prêtes à revoir la Constitution, les manifestations et les violences continuent. Des barricades sont toujours érigées à Santiago et dans d’autres localités du pays, et des affrontements ont été enregistrés un peu partout, détaille El Mercurio. Ce mardi, une grève nationale a été convoquée par les organisations syndicales de plusieurs secteurs, notamment l’enseignement, la santé, les transports et la fonction publique.

    C’est donc une nouvelle journée compliquée qui s’annonce alors que les autorités chiliennes sont de plus en plus critiquées pour la répression violente des manifestations selon La Tercera. Quant au projet de nouvelle Constitution : il est pour l’instant dans l’impasse, car si les autorités ont accepté la principale demande des manifestants, elles souhaitent que cette nouvelle constitution soit rédigée par le Congrès. Ce que dénoncent l’opposition et la rue qui souhaitent au contraire la mise en place d’une assemblée constituante qui aurait la charge de la rédaction de cette nouvelle constitution.

    Haïti : rendez-vous avec Gotson Pierre de l’agence haïtienne en ligne d’information Alter Presse.

    À la Une de l’actualité haïtienne, deux questions : comment a été accueilli l’accord signé le week-end dernier entre opposants et membres de la société civile et quelles sont les suites à attendre ? Un accord qui vise à organiser la transition politique dans le pays après le départ du président Jovenel Moise.

    Analyse de Gotson Pierre d'Alter Presse 12/11/2019 - par Romain Lemaresquier Écouter
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