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    Amériques

    Les Chiliens maintiennent la pression et demandent une nouvelle Constitution

    media Des manifestants chiliens à Santiago, le 12 novembre 2019. REUTERS/Ivan Alvarado

    Des organisations sociales et syndicales ont appelé à une grande grève nationale au Chili mardi 12 novembre et plus de 80 000 personnes ont manifesté dans les rues de Santiago et de nombreuses villes du pays, pour demander plus de justice sociale et une Assemblée constituante. Alors que le gouvernement dit accepter une nouvelle Constitution, la mobilisation ne faiblit pas.

    De notre correspondante à Santiago,

    De gigantesques manifestations ont eu lieu à travers tout le pays, pendant une très grande partie de la journée de mardi 12 novembre. Dès le matin, plusieurs routes et avenues ont été coupées à l'aide de barricades installées par des manifestants, les transports publics étaient également paralysés ou fonctionnaient au ralenti dans plusieurs villes, notamment à Valparaiso et Santiago. Le président de la Chambre des députés a même suspendu les travaux de la chambre basse pour 24 heures.

    En fin de journée, de nombreux dégâts ont été rapportés, notamment à Santiago, à Concepcion dans le Sud, ou encore Antofagasta dans le Nord : des incendies dans différents bâtiments, notamment le gouvernement régional de Concepcion, un hôtel, une pharmacie, plusieurs magasins, ou encore l'entrée d'une église située dans le centre de Santiago.

    Vers une nouvelle Constitution ?

    Alors que la mobilisation avait commencé contre la hausse du prix du ticket de métro, les revendications des manifestants se sont beaucoup élargies depuis le début de ce mouvement social. Les Chiliens protestent contre les inégalités, la vie chère et pour la protection effective de droits sociaux comme la santé, l'éducation ou les retraites, ou encore des services publics entièrement ou partiellement privatisés sous la dictature, et qui sont aujourd'hui très chers ou peu performants. Pour changer cela pour de bon, les manifestants demandent une nouvelle Constitution, qui garantisse effectivement ces droits.

    Dans la nuit de dimanche 10 à lundi 11 novembre, le gouvernement a fait un grand pas vers eux, en acceptant l'idée d'abandonner la Constitution actuelle, qui a été rédigée et adoptée sous la dictature du général Pinochet, en 1980. Mais les manifestants souhaitent, eux, une Assemblée constituante, qui serait spécialement élue pour rédiger ce nouveau texte. Une idée que le gouvernement de Sebastian Pinera refuse, pour l'instant.

    Au moins cinq morts et 2 500 blessés, des accusations de torture et de violences sexuelles

    Comme tous les jours, la plupart des rassemblements ont été dispersés à l'aide de gaz lacrymogènes et de tirs de type flashball, qui ont fait de nouveaux blessés. D'après un décompte de l'Institut chilien des droits de l'homme, au moins 2 500 personnes ont été blessées depuis le début des manifestations il y a près d'un mois. Il y a aussi des accusations de torture et de violences sexuelles. Enfin, au moins, cinq personnes auraient été tuées par les forces de l'ordre, d'après le parquet national chilien.

    C'est donc également l'une des revendications les plus importantes des manifestants : que la répression cesse.

    Le gouvernement a toutefois nié tout usage disproportionné de la force de la part de la police, lors d'une audience spéciale de la cour interaméricaine des droits de l'homme lundi. Le lendemain soir, face aux violences survenues en marge des manifestations, le président Pinera a annoncé la réintégration de policiers récemment partis à la retraite, ainsi que des peines plus lourdes contre les personnes accusées d'atteinte à l'ordre public.

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