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    Le chanteur Gerardo Alfonso sur le Malecon pour les 500 ans de La Havane

    media Le mythique remblais Le Malecon de La Havane. RFI/François-Xavier Freland

    Après les rois d’Espagne, la capitale cubaine reçoit à partir de ce vendredi et tout le week-end de nombreuses personnalités et chefs d’État. Et en cet anniversaire de La Havane, impossible de ne pas parler de musique et d’un chanteur en particulier, Gerardo Alfonso. Il est l’auteur-compositeur de ce qui est aujourd’hui considéré comme l’hymne de La Havane, et il sera en concert vendredi soir et samedi sur le Malecon pour les 500 ans de sa ville.

    Avec notre correspondante à La Havane, Domitille Piron

    « Sabanas blancas », ce sont les draps blancs, un symbole qu’a choisi Gerardo Alfonso dans cette chanson, écrite il y a une vingtaine d’années, comme un hommage à sa ville natale.

    Des draps blancs que l’on retrouve séchant et flottant au vent sur les balcons des immeubles aux façades coloniales.

    Ce cliché de la vieille Havane, on pourrait presque dire que Gerardo Alfonso l’a sauvé : « Il y avait un décret-loi, le décret 27, qui punissait les personnes qui mettaient leurs draps à sécher sur les balcons, ou qui accrochaient des pots de fleurs au-dessus des vérandas ou qui peignaient les façades d’une couleur différente, mais quand j’ai fait cette chanson elle a tellement été adoptée par la culture populaire que mettre ses draps au balcon a été libéré de la sanction. »

    ►À lire aussi : Le roi d’Espagne revient à Cuba pour le 500e anniversaire de La Havane

    Dans cette chanson, Gerardo Alfonso parvient à raconter 500 ans d’histoire de La Havane : cette ville où se mélangent les vestiges de l’époque coloniale avec le modernisme ; et où le patriotisme côtoie les candidats au départ, qui connaîtront ensuite le déchirement d’être éloignés de cette ville unique au monde.

    « La Havane m’a offert tout un tas de raisons d’écrire des chansons, confie-t-il. Ici il y a une culture religieuse, artistique, architecturale et ce sont des aspects auxquels je m’identifie. Et c’est aussi une ville éclectique d’un point social. »

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