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    Cuba: de Mantilla au reste du monde, Leonardo Padura raconte La Havane

    media Leonardo Padura dans sa maison natale de Mantilla à La Havane: je ne suis pas autre chose qu'un écrivain cubain et j'ai besoin de Cuba pour écrire, c'est aussi simple que cela, répond L. Padura à ceux qui lui demandent pourquoi il n'a pas choisi l'exil. ©RFI/Isabelle Le Gonidec

    La Havane fête ces jours-ci le 500e anniversaire de sa fondation et Leonardo Padura est l'écrivain cubain qui actuellement raconte le mieux « sa » ville. Son œuvre, romans et essais, est traduite en 28 langues et il voyage beaucoup de par le monde pour communiquer sa passion pour La Havane. Une passion parfois douloureuse. « Plus que dramatique, l'appartenance est tragique », écrit-il dans son dernier recueil Aguas por todas partes. Rencontre.

    Il signe tous ses ouvrages de là où il écrit, Mantilla. De sa maison natale où il vit toujours, de Mantilla son quartier, de La Havane, sa ville, de Cuba, son île. Des cercles concentriques qui s'éloignent peu à peu du coeur de ce réacteur, mais toujours y reviennent. « Mon oeuvre se nourrit de ce tissu urbain, culturel, nous expliquait-il, lorsque nous l'avons rencontré au printemps. Mes personnages partent ou arrivent à La Havane et même si dans mes derniers romans je sors de plus en plus souvent de La Havane (dans L'homme qui aimait les chiens, je suis à Moscou, à Paris ou à Mexico, dans Hérétiques, je suis à Amsterdam avec Rembrandt et dans le dernier roman sur lequel je travaille en ce moment, je suis à Tacoma dans l'État de Washington, mais aussi à Toulouse - en fait dans huit villes dans ce dernier roman), mais tout part ou revient à La Havane ».

    Toute la culture des trois premiers siècles de l'existence de La Havane est une culture maritime

    Leonardo Padura: de la mer, viennent les bonnes et les mauvaises choses pour La Havane 13/11/2019 - par Isabelle Le Gonidec Écouter

    « Je suis, j'existe parce que j'appartiens, écrit-il dans le recueil Aguas por todas partes (*) consacré à l'écriture et à La Havane (qu'il finalisait lorsque nous l'avons rencontré). Plus que dramatique, l'appartenance est tragique : dedans, il y a la sensation d'enfermement ; et dehors, la douleur de la nostalgie. Pour beaucoup, il n'y a pas de moyen terme. Je suis parce que j'appartiens. » Lorsqu'il nous reçoit dans sa jolie et lumineuse maison de Mantilla (sa mère vit au rez-de-chaussée et le couple Leonardo-Lucia occupe le premier étage), lorsque nous lui demandons si les gens de son quartier le (re)connaissent, Leonardo Padura répond « Ici, dans ce quartier, presque tout le monde me connaît, oui, parce qu'il y a longtemps que je vis là... Mais en même temps, il y a des gens qui ne savent pas que je suis Leonardo Padura, l'écrivain ... mais ils savent que je suis Leonardo, fils de Nardo comme on appelait mon père et d'Alicia. Et je me dis : p.... quand ma mère va mourir, je ne serai plus le fils de personne ! J'ai soixante-quatre ans et j'aurai vécu les deux tiers de ma vie en étant le fils de..., dans un lieu où l'on me connaît comme le fils de ... »

    La maison de Leonardo Padura, dans le quartier de Mantilla à La Havane sur la calzada de Managua, autrefois la voie royale qui reliait les deux côtes Nord et Sud de l'île, en son point le plus étroit. ©RFI/Isabelle Le Gonidec

    Une relation viscérale

    Il vit avec Lucia à qui toute son œuvre est dédiée, « toujours pour les mêmes raisons », dans une maison construite par son père au mi-temps des années 1950. Une maison au bord de cette avenue qui « si tu continues tout droit vers le Nord, te mène sur le Malecón à côté de l'hôtel Nacional » : Calzada de Managua, un axe nord-sud qui se prolonge par l'avenue 10 de octubre (autrefois la calzada de Jésus del monte) puis la calzada de l'Infanta jusqu'au Malecón. Une rue qui prend quelques libertés avec les lignes droites, peut-être parce qu'il s'agit d'une ancienne voie royale et qu'elle suit les rondeurs des collines de ces quartiers Sud de La Havane. Dans ce quartier, « sont nés moi, mon père, mon grand-père, mon arrière-grand-père ; c'est pourquoi j'ai une relation très viscérale avec cet endroit. Ma vie d'enfant puis d'adolescent s'est passée là, puis au fur et à mesure que j'ai avancé dans les études, je me suis éloigné de Mantilla. Mes études secondaires, je les ai terminées dans un quartier proche, La Vibora, puis l'université dans le quartier du Vedado ». Mantilla, La Vibora, le Vedado, ce sont les premiers cercles de la géographie intime de Leonardo Padura.

    Une géographie qu'on lit dans son œuvre tant celle-ci se nourrit des explorations pédestres et pas seulement livresques de l'écrivain. Son principal personnage, Mario Conde, son presque alter ego, le détective-apprenti écrivain, habite Mantilla bien sûr, même si le nom n'est jamais cité. Et il a fait, comme Leonardo Paduro ses études secondaires à La Vibora, le quartier voisin. Clin d'oeil dans le roman Electre à La Havane : Mario Conde se souvient qu'il a publié dans La Viboreña, la revue de l'atelier littéraire du lycée, un texte racontant ses frustrations du dimanche matin lorsque sa mère l'envoyait à la messe alors qu'il voulait jouer au base-ball avec ses copains. Un texte illustré d'un dessin de l'église de Jesus del Monte perchée sur sa colline, une paroisse du XVIIe siècle, l'une des premières hors les murs d'enceinte de la ville coloniale, nous raconte Leonardo Padura. Le bâtiment existe toujours, même s'il a souffert de la brutale tornade qui a endeuillé la ville en janvier dernier. Tout à côté de l'église est née son épouse Lucia, qu'il reconnaît avoir condamnée à vivre depuis trente ans dans ce quartier « sans intérêt ».

    Mantilla, un quartier « hérissé d'antennes, de cages à oiseaux, de séchoirs à linge et de réservoirs d'eau, reflets d'un quotidien simple et rustique », décrit Mario Conde dans L'automne à Cuba. Cet ancrage dans le quotidien des Havanais, dans ce quartier, disons de classe moyenne, Leonardo Padura en fait son miel. « Ce quartier-ci me donne la possibilité de vivre cette normalité... dans notre pâté de maison vivent des gens qui n'ont jamais travaillé (et qui vivent d'inventos -de bricoles NDLR-) mais aussi des ingénieurs, des médecins, une diplomate... Tout ce petit monde est mélangé. Il y en a qui fabriquent des gâteaux, d'autres qui vendent des produits capillaires, d'autres encore qui ne font rien [rires] ». Sur cette classe moyenne cubaine, Leonardo Padura précise encore : « être médecin ou ingénieur ne te garantit pas que tu appartiennes à la classe moyenne. Tu appartiens à la classe moyenne si tu es chauffeur de taxi ou si tu travailles dans un hôtel pour les touristes ». Autrement dit : si tu as accès au fameux sésame, le peso convertible.

    Rester immergé dans une société mouvante

    L'histoire de la ville et de son port La Havane, il les connaît sur le bout des doigts et de sa plume, et il les raconte depuis sa fondation jusqu'à l'heure actuelle, en passant par l'âge d'or du sucre, la révolution castriste de 1959 bien sûr avec laquelle il a grandi, et jusqu'à nos jours. Il insiste sur la diversité socio-économique grandissante selon lui des Havanais. « Si tu compares la structure socio-économique et politique de Cuba des années 1980 et celle de 2019, elles se ressemblent beaucoup. Mais si tu regardes la société cubaine et la façon dont elle se comporte, d'une époque à l'autre, ce sont des mondes complètement différents. Il y a eu beaucoup de micro-changements (paladares, commerces privés, plus de facilités pour les voyages à l'étranger, moins de pressions politiques... ». La « période spéciale » a entraîné une rupture du contrat social existant en raison des stratégies de survie mises en oeuvre par les Cubains, rupture qui s'est accélérée avec l'ouverture accrue au tourisme. « Il y a trente ans : il y avait alors moins de pauvreté et plus d'égalité qu'aujourd'hui où il y a plus d'inégalités, mais aussi plus de pauvreté », nous dit encore Leonardo Padura.

    Aussi, pour pouvoir lire les codes de cette société en mutation, il faut y rester immergé. Mais sans perdre de vue que sa condition d'écrivain connu lui offre des facilités que n'ont pas la grande majorité de ses compatriotes. « Je travaille le matin, de 7h à 13h, et l'après-midi je réponds à des interviews [rires]. Et je fais un travail que j'aime, que j'ai du plaisir à faire et ça, déjà, ça fait de moi un privilégié. Et en plus on me paie pour faire ce travail et comme je suis édité dans 28 langues, on me paie bien ! Alors j'ai une série d'avantages par rapport à 99% de la population cubaine. Mais je ne permets pas que cette possibilité [économique] de vivre autrement m'éloigne de la normalité. »

    dans une célèbre interview que George Plimpton avait faite à Hemingway en 1954, Ernest Hemingway disait une vérité qui est comme un temple : "le romancier au fur et à mesure qu'il avance dans sa profession, devient seul" (The further you go in writing the more alone you are NDLR). Cela signifie qu'un écrivain a de plus en plus besoin de solitude pour écrire

    Leonardo Padura, Hemingway et la solitude de l'écrivain 15/11/2019 - par Isabelle Le Gonidec Écouter

    Il y a la normalité de son quartier de Mantilla, mais aussi des réalités émergentes à la faveur de

    Couverture française du nouveau roman de Leonardo Padura ©Métailié

    ces micro-changements qu'il évoque. Ainsi, cet « infra-monde » qu'il raconte dans La transparence du temps, son dernier roman traduit. Alturas del mirador, le quartier ou la zone plutôt où se déroule une partie de l'enquête,est un « nom inventé. Mais ce quartier, je l'ai visité, j'ai parlé avec les gens et j'en suis sorti stupéfait : je n'avais pas imaginé pouvoir croiser dans une rue où habitent des gens quelqu'un vendant des films porno ou vendant de la viande de bœuf. Parce qu'en fait, à Cuba, après les missiles atomiques, les trois choses les plus pourchassées sont la viande de boeuf, la pornographie et la drogue. Tu peux vendre n'importe quoi sauf des armes atomiques, de la viande, de la drogue ou de la pornographie ! Et il y avait là une maison de jeux où en plus on vendait de la drogue... j'en suis sorti stupéfait, mais aussi horrifié, parce que j'imaginais pas qu'il puisse exister un "infra-monde" de ce niveau... »

    « Digérer » la réalité pour la raconter

    Mais attention à ne pas sombrer face à la tentation d'un naturalisme outrancier, ajoute Leonardo Padura. La spécificité d'un lieu est une matière intéressante pour un écrivain, mais elle peut être « préjudiciable sur le terrain de la fiction parce que cela peut te limiter au terrain du "costumbrismo" ou t'obliger à expliquer une réalité... moi je suis dans une bataille entre expliquer quelque chose et que ce quelque chose se comprenne mais sans avoir besoin de l'expliquer. C'est une dialectique littéraire assez compliquée à résoudre. » Et il nous donne un exemple extrait du roman sur lequel il travaille : « j'ai deux personnages : une descendante de Cubains, née à New York et un Cubain né à Cuba qui se réunissent avec des amis pour bavarder. La descendante de Cubains croit qu'elle connaît Cuba, mais quand l'un des Cubains lance à un autre : "tu te souviens des tennis chupameaos ?"Elle n'y comprend rien... et moi je ne l'explique pas non plus dans le roman» . A nous, bon prince, il l'explique : « C'était des tennis vendus dans les années 1990 et dont la semelle était tellement fine que tu salissais la chaussure quand tu mettais le pied dans une flaque, alors les gens disaient que la chaussure épongeait l'urine... » Digérer la réalité, l'expression est de Leonardo Padura, pour la rendre sensible, perceptible, sans l'affadir.

    Du base-ball au beisbol

    La ville est un grand magasin de souvenirs (des siens et de ceux des autres), de lieux symboliques où l'écrivain va faire son marché, écrit Leonardo Padura dans Agua por todas partes. Ses lieux à lui, c'est aussi le fameux Malecón, ce parapet qui protège la ville, mais aussi l'isole symboliquement du reste du monde.

    Le parapet du Malecon où Leonardo Padura et son personnage de Mario Conde aiment à respirer l'air de la mer, à la fois frontière et fenêtre sur l'horizon Atlantique. ©RFI/Isabelle Le Gonidec
    Leonardo Padura: le Malecon n'est pas seulement un mur pour protéger de la mer... 13/11/2019 - par Isabelle Le Gonidec Écouter

    C'est aussi ce coin de rue que contemple avec émotion Mario Conde (dans Electre à La Havane) où des enfants jouent au base-ball, et « il eut soudain l'illusion que le temps n'existait pas, parce que ce coin de rue avait justement servi, depuis toujours, pour jouer au baseball », le sport national cubain et « padurien » par excellence. Au sujet du beisbol (à la cubaine), Leonardo Padura a dit récemment, « ce qui est le plus terrible dans la mort, ce sont les parties de baseball que nous ne verrons pas »...

    Et lorsque l'on évoque le relatif abandon auquel a été livrée la ville après la révolution de 1959, faute d'argent et aussi en raison du choix de développer les provinces et les campagnes « qui étaient réellement très pauvres », Leonardo Padura pioche dans ses souvenirs et se remémore les inaugurations des grands stades de son enfance. « Je crois qu'il y a eu une politique favorisant les villes de l'intérieur et les campagnes et le peu de ressources disponibles leur ont été destinées. Un exemple très simple : quand j'étais un petit garçon - je suis né en 1955 et j'ai commencé à prendre conscience du monde qui m'entourait vers 1962-63, à 7-8 ans, même si j'ai des souvenirs bien antérieurs - et j'aimais le beisbol. Et je me souviens que chaque année était inauguré un stade de beisbol important dans chacune des provinces du pays : l'Augusto Cesar Sandino à Santa Clara, le Candido Gonzalez à Camagüey, etc. …et alors que beaucoup de ces inaugurations n'avaient même pas été retransmises à la télévision. Je me souviens très bien du premier match joué dans le nouveau stade de Camagüey en 1964 ou 65 ! »

    Une ville en perpétuelle mutation

    La précarité des logements, dans son quartier de Mantilla, mais aussi partout à La Havane, est un sujet de préoccupation. « Le manque de logement a fait que la structure de l'habitat a beaucoup changé ces dernières années : les gens ont construit comme ils ont pu et où ils ont pu ». Les grandes maisons patriciennes sont divisées en multiples micro-logements à la faveur des hauts plafonds qui mettent de faire deux étages en un ; les maisons plus modestes sont construites et rafistolées de bric et de broc faute de matériaux de construction. « L'état du bâti est plutôt déficient, il y a quantité de bâtiments à La Havane qui sont en mauvais état, qui nécessiteraient ou des réparations urgentes ou une démolition. Dans le futur, une partie de la ville va changer, des quartiers vont être détruits, des immeubles et des voies rapides vont être construites... c'est inévitable », constate l'écrivain. « Il y a deux lectures de ce phénomène : la première (c'est de dire) : p... (coño) c'est terrible qu'un quartier prolétaire, traditionnel, fondé au XIXe siècle, disparaisse et avec lui l'un des traits identitaires de la ville ! Mais si toi tu vis dans une maison dont le toit s'effondre et dans des conditions déplorables et qu'on te dit : on va démolir ça et on va te donner la possibilité de vivre dans un appartement digne, et bien pour toi c'est bien ! Je crois qu'il faut avoir en tête ces deux perspectives. »

    Cette belle maison bourgeoise du quartier du Vedado est désormais divisée en multiples appartements, en raison de la pénurie de logements à La Havane. ©RFI/Isabelle Le Gonidec

    Continuer à écrire et à appartenir

    Ce logo des 500 ans de La Havane est appliqué sur nombre de monuments et maisons. La ville devrait son nom, d'après la légende, à une princesse indienne venue accueillir les navigateurs espagnols... RFI/Isabelle Le Gonidec

    La rénovation, la reconstruction de l'habitat doit se faire de façon la plus harmonieuse et contrôlée possible et s'il salue le travail fait par La Oficina del Historiador dans la ville coloniale, il ironise aussi sur la palette de couleurs de Benetton dont est barbouillée la vieille ville pour les touristes en quête d'exotisme colonial. À l'échelle de la ville toute entière, le défi de la rénovation est immense et sans doute impossible à tenir.

    « Je sens que cette ville dans laquelle je suis né et je vis, à laquelle j'appartiens et sur laquelle j'écris, commence à devenir un lieu étranger... qui s'évertue à maltraiter mes souvenirs et nostalgies. Peut-être parce que nous vieillissons et que nos perceptions physiques et spirituelles changent. Peut-être parce que ma ville se transforme en une autre ville au sein de la même ville », écrit Padura dans l'hommage à sa ville dont il a emprunté le titre au célèbre vers de Virgilio Piñeyra sur la maudite finitude de l'île. Mais, malgré mes regrets, tant que je vis et que j'écris, je continue à exister et à appartenir, conclut-il.

    (*) Aguas por todas partes est actuellement en traduction aux éditions Métailié

    À lire aussi : Cuba: La Havane, 500 ans d'histoire et de patrimoine à protéger

    À écouter: le reportage de Rafael Morán, «La Habana se pone guapa para sus 500 años» (RFI Amérique latine)

    Le site du 500e anniversaire de La Havane (fondée le 16 novembre 1519)

    Session photo dans le quartier du Vedado, La Havane: l'art contemporain cubain utilise beaucoup les ruines, nous explique Leonardo Padura. ©RFI/Isabelle Le Gonidec

     

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