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    Chili: la révision de la Constitution divise les appareils politiques

    media Un homme tient une pancarte représentant le président chilien Sebastian Pinera et le défunt dictateur Augusto Pinochet lors d'une manifestation contre le gouvernement chilien à Santiago du Chili, le 15 novembre 2019. REUTERS/Jorge Silva

    Le président chilien a soutenu l'accord passé par les parlementaires, qui prévoit d'organiser un référendum, - pour ou contre une nouvelle Constitution -, qui remplacerait celle adoptée en 1980 en pleine dictature. Mais cet accord crée des tensions aussi bien au sein de la droite au pouvoir que parmi l'opposition.

    Avec notre correspondante à Santiago, Justine Fontaine

    La frange la plus radicale de la coalition de droite au pouvoir avait déjà eu du mal à accepter de signer un accord vendredi avec la plupart des partis politiques représentés au Congrès. Un accord qui prévoit d'organiser en avril prochain un référendum pour demander aux Chiliens s'ils souhaitent oui ou non une nouvelle Constitution.

    Alors quand trois ministres du gouvernement de Sebastian Pinera ont dit publiquement ce week-end qu'ils voteraient « oui » à une nouvelle Constitution, l'Union démocrate indépendante (UDI) a rapidement réagi.

    La présidente de ce parti fondé par le bras droit du général Pinochet, et père de la Constitution actuelle, a demandé publiquement au gouvernement de rester neutre sur ce sujet.

    Mais c'est probablement l'opposition de gauche qui est la plus divisée concernant cet accord : les communistes ont refusé de signer et deux partis ont suspendu leur participation au Frente Amplio (en français : Front large), une jeune coalition qui avait obtenu plus de 16% des voix aux législatives, il y a deux ans.

    Bref, la droite comme la gauche sont sous tension avant la campagne pour ce référendum qui pourrait permettre d'effacer pour de bon la Constitution héritée de la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990).

    À lire aussi : Le président chilien condamne les violences commises contre les manifestants

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