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Le débat sur la censure se poursuit au Parlement thaïlandais

Pour la seconde journée consécutive, le débat de censure du gouvernement se poursuit devant la chambre basse du Parlement thaïlandais. L'opposition accuse le gouvernement d'avoir ordonné la répression violente des manifestations des «chemises rouges». Les affrontements entre militaires et manifestants ont tué 87 personnes et blessé 1 500 depuis la mi-mars. Le gouvernement rétorque que des éléments armés, infiltrés parmi les manifestants, sont responsables des violences. Le vote sur la confiance au gouvernement aura lieu demain.
Avec notre correspondant à Bangkok, Arnaud Dubus
Poids lourd de l'opposition, l'ancien officier de police Chalerm Yoobamrung a pris la parole cet après-midi et lancé des attaques cinglantes contre le gouvernement au nom du Parti Pour les Thaïs, affilié à l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra.
La principale critique contre le gouvernement a porté sur l'utilisation de la force militaire pour disperser les « chemises rouges », mercredi 19 mai, et tout particulièrement sur des tirs contre une pagode bouddhique où étaient réfugiés les manifestants.
Le Premier ministre Abhisit Vejjajiva a nié que les militaires s'étaient approchés du temple à l'heure de la fusillade. Photos et vidéos à l'appui, il a rejeté le blâme pour le nombre élevé de victimes sur de mystérieux hommes en noir, armés, qui s'étaient mêlés aux manifestants.
Les députés d'opposition se sont concentrés sur le détail des faits au lieu de se placer sur le plan des principes. Ils n'ont ainsi fait qu'égratigner le gouvernement, lequel a eu beau jeu de rétorquer que rien ne pouvait être dit avant le résultat d'une enquête indépendante. Le gouvernement, composé d'une coalition de partis, ne devrait avoir aucun mal à remporter le vote de confiance, car il dispose d'une majorité confortable des sièges.

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