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    Asie-Pacifique

    Grève dans une usine Honda en Chine, la contestation gagne du terrain

    media 本田中国分公司工人罢工。 路透社

    En Chine, la grève entammée vendredi 11 juin continue dans l'usine Honda Lock, à Zhongshan, dans la province du Guangdong. Et c'est toute la production du constructeur japonais dans le pays qui risque la paralysie. Les revendications des salariés portent sur les hausses de salaires ainsi que sur le droit de choisir leur mode de représentation syndicale.
     

    Avec notre correspondant à Pékin, Marc Lebeaupin

    On assiste à un changement de ton de la part du gouvernement chinois qui jusqu'à maintenant ne voyait pas d'un mauvaise œil les revendications salariales des ouvriers, surtout s'agissant d'entreprises étrangères.

    Mais cette mobilisation sociale est, pour commencer, en train de gagner du terrain. De Canton, elle a gagné la région de Shanghai et maintenant le centre de la Chine.

    Des grèves qui s'étendent en particulier aux sous-traitant de Honda. L'usine qui fabrique les systèmes de verrouillages des portes est en grève depuis 48 heures, et le mouvement se poursuit. Les chaînes de montages pourraient être de nouveau arrêtées.

    Mais il y a plus grave pour le gouvernement : les grévistes, pour la première fois, ont refusé de s'en remettre au syndicat officiel chinois, un syndicat unique, sous contrôle du Parti communiste (PCC). Un syndicat accusé d'être au service de la direction de l'entreprise.

    C'est un acte très politique de la part des grévistes qui revendiquent le droit de désigner leurs propres représentants. Un vrai défi qui explique sans doute la réaction du gouvernement.

    Depuis quelques jours, le département de la propagande a interdit la publication d'informations dans la presse chinoise, explique le South China Morning Post, le grand quotidien de Hong Kong. Seule l'agence officielle de presse Chine nouvelle continue d'affirmer aujourd'hui encore le retour à une situation normale.
     

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