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Article publié le : dimanche 20 juin 2010 - Dernière modification le : dimanche 20 juin 2010

Pendaison du chef rebelle du mouvement sunnite Joundallah en Iran

Abdolmalek Righi, le chef du mouvement extrémiste sunnite armé Djoundallah, le 25 août 2009.
Abdolmalek Righi, le chef du mouvement extrémiste sunnite armé Djoundallah, le 25 août 2009.
AFP/Atta Kenare

Par RFI

Abdolmalek Righi, le chef du mouvement rebelle sunnite iranien Joundallah, accusé d'avoir mené de nombreuses actions armées dans la province iranienne du Sistan-Balouchistan (sud-est), a été pendu dimanche matin, a rapporté l'agence officielle Irna à Téhéran. Le procès s'est déroulé à huis-clos et aucune information n'avait été donnée sur son déroulement. Les autorités avaient également décidé de juger Abdolmalek Righi à Téhéran et non dans la province de Sistan-Balouchistan.

Avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi

Le chef du mouvement rebelle sunnite Joundallah avait été capturé en février dernier lors d'une spectaculaire opération de détournement d'un vol international à bord duquel il se trouvait.

Bernard Hourcade

Directeur de recherche au CNRS.

 

20/06/2010 par Stéphane Lagarde

Abdolmalek Righi a été reconnu coupable d'avoir mené de nombreuses actions armées dans le sud-est de l'Iran. Selon la justice 154 personnes ont été tué et 320 autres blessées dans les différentes opérations armées du groupe depuis sept ans. Avec la pendaison d'Abdolmalek Righi le mouvement rebelle sunnite est décapité. En mai dernier, les autorité ont également pendu Abdul Hamid Righi le frère du chef du groupe.

Quarante-deux morts dans un attentat suicide

La justice a également accusé le chef rebelle d'avoir des liens avec les services de renseignement américains et israéliens et de certains pays arabes de la région. Téhéran a accusé les Etats-Unis, Israël et le Pakistan de soutenir le Joundallah pour affaiblir le pouvoir central iranien.

La dernière opération du Joundallah remonte à octobre dernier dans un attentat suicide mené dans la localité de Pushin à la frontière pakistanaise. Quarante-deux personnes, dont plusieurs commandants locaux des Gardiens de la révolution, l'armée du régime, avaient été tuées.

tags: Iran
Commentaires (1)

au delà du fait qu'une

Au delà du fait qu'une exécution, quel que soit le crime et ce, dans quelque pays que ce soit, est toujours dégueulasse, une certaine loi du talion, dans un certain pays, ou on ne se gêne pas en terme d'exécution, mais extra-judiciaire, celles-ci, énoncerait ce crime ainsi: "oeil pour oeil, dent pour dent"!

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