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    Asie-Pacifique

    Japon : Jean-Marie Le Pen visite un sanctuaire controversé

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    Des dirigeants politiques d’extrême droite, français, belges, britanniques, hongrois et roumains sont actuellement à Tokyo. Parmi eux, le président du Front national, Jean-Marie Le Pen. Ils ont visité, ce samedi 14 août, le sanctuaire controversé de Yasukuni qui honore la mémoire des morts pour la patrie, mais aussi depuis 1978, celle de quatorze criminels de guerre japonais condamnés a mort par les alliés à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ces dernières années, les visites a Yasukuni de la part de l’ancien Premier ministre japonais, Junichiro Koizumi, ont provoque la colère du reste de l’Asie. La présence aujourd’hui de ces dirigeants européens d’extrême-droite dans ce haut lieu de l’ultranationalisme japonais d’avant-guerre ne passe pas inaperçue.

    Avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles

    A Yasukuni sont honorées parmi les âmes des morts pour la patrie, celle du général Hideki Tojo, une sorte d’Hitler japonais.

    Sanctuaire shinto, Yasukuni servit d’armature idéologique au militarisme japonais qui divinisa l’empereur Hirohito de son vivant.

    Ca ne dérange pas ces parlementaires européens d’extrême droite de se retrouver à Yasukuni qui abrite entres autres une locomotive du chemin de fer Birmanie-Siam, immortalisé par le film le Pont de la rivière Kwai.

    Jean-Marie Le Pen, président du Front national : « Je ne suis absolument pas gêné d’aller à Yasukuni, ni d’ailleurs dans aucun cénotaphe du monde. Partout où il y a des combattants qui ont donné leur sang pour leur pays, je les respecte et même quand ils ont été des puissances belligérantes qui étaient contre nous. Je fais mienne le vers de Brasillach, ‘le sang qui a coulé est toujours un sang pur’ ».

    Le sang de Hideki Tojo et des autres dirigeants militaires japonais qui causèrent la mort d’au moins quinze millions d’Asiatiques durant la guerre est-il pur ? Ecoutez la réponse de Bruno Gollnisch, le vice-président du Front national français : « Il y a les bons et les mauvais criminels de guerre. Les bons criminels de guerre, ceux-là qui sont pardonnés, sont les vainqueurs. C’est ceux qui ont bombardé et fait éclater sous des chaleurs de trois mille degrés les femmes, les vieillards, les enfants, de Hiroshima, de Nagasaki, de Dresde ou d’ailleurs. Ca, ce sont les bons. Et puis il y a les mauvais, c’est dans le camp des vaincus ».

    Mais les âmes des soldats japonais à Yasukuni sont-elles pour autant satisfaites d’être honorées avec celles des hommes qui les menèrent à la guerre ?
     

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