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Pakistan/Inondations - 
Article publié le : vendredi 27 août 2010 - Dernière modification le : vendredi 27 août 2010

Les autorités pakistanaises font évacuer la ville de Thatta

L'attente pour obtenir de la nourriture dans un camp de réfugiés.
L'attente pour obtenir de la nourriture dans un camp de réfugiés.
Reuters/Athar Hussain

Par RFI

Les pluies torrentielles de mousson ont gonflé l'Indus jusqu'à des niveaux critiques près de son embouchure et des millions de personnes doivent se mettre à l'abri. Dans la ville de Thatta (300 000 habitants), située au sud du Pakistan, 30 000 personnes ont reçu l’ordre de partir vers des zones plus sûres. Contrairement à d’autres zones du pays, l’inquiétude persiste dans cette région.
 

Avec notre correspondante à Islamabad, Nadia Blétry

L’eau continue à monter et la situation est critique, selon l’ONU. Ce vendredi 27 août, en raison de la menace d’inondations, les autorités ont décidé d’évacuer 30 000 personnes habitant la ville de Thatta. On assiste à des scènes de panique. Les gens quittent leurs maisons dans l’urgence et prennent la route avec leurs carrioles et leurs animaux. D’autres s’entassent dans des camions en essayant de sauver ce qu’ils peuvent.

Mais les mouvements massifs de population rendent plus difficile l’acheminement de l’aide. Et le nombre de sinistrés ne cesse de croître. Dans ce contexte très précaire, les Nations unies s’inquiètent des risques sévères de malnutrition qui pourraient toucher en particulier les enfants dans les zones sinistrées.

Des risques omniprésents dans toutes les zones sinistrées

Plus on s’éloigne des villes et villages situés dans les axes principaux, plus de petits paysans pauvres se retrouvent coupés de tout. C’est le cas en ce moment dans le Sud où l’eau continue à envahir les villages. Mais c’est aussi le cas d’autres régions, comme le Sud-Penjab où, même si l’eau a commencé à refluer, il reste des villages qui ne sont accessibles qu’en bateau.

Des familles restent là volontairement avec leurs animaux, et se pressent sur les berges dés qu’elles entendent un bruit de moteur. Elles ont faim mais ne savent pas quand elles trouveront à manger. Elles boivent l’eau de leurs anciens puits pourtant insalubres. Partout dans ces villages, les complaintes de vieilles femmes qui se désespèrent se font entendre. Elles expliquent qu’elles vont mourir ici oubliées de tous.

Sur les bords des routes, des hommes et des femmes courent derrière les camions alimentaires pour tenter de voler des sacs de farine. Dans les camps reculés, la situation est là aussi souvent tendue, car certains sinistrés ne sont pas sur les listes et ne peuvent donc pas obtenir de nourriture.

Après les inondations, les sinistrés se trouvent confrontés à d’autres problèmes : comment réussir à s’en sortir après avoir tout perdu ?

tags: Catastrophes naturelles - Pakistan
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