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Article publié le : jeudi 02 septembre 2010 - Dernière modification le : jeudi 02 septembre 2010

L’attentat de Lahore souligne un regain d’activités terroristes au Pakistan

Des véhicules incendiés après les attentats à la bombe à Lahore, le 1er septembre 2010
Des véhicules incendiés après les attentats à la bombe à Lahore, le 1er septembre 2010
REUTERS/

Par RFI

Au moins 31 personnes ont été tuées dans le triple attentat suicide qui a visé une procession chiite mercredi 1er septembre au soir à Lahore, la grande ville de l'est. Le porte-parole des services de secours de Lahore redoute un bilan encore plus lourd en raison d'un nombre important de blessés, 281 personnes, dans un état critique. Dans cette guerre civile pakistanaise, peu de régions sont épargnées, mais on note une concentration des attaques sur les grandes métropoles.

L’attaque de Lahore, mercredi 1er septembre, est peut-être le signe que le centre de gravité de l'activité terroriste est en train de se déplacer au Pakistan. Lahore, capitale de la province du Penjab, a subi plusieurs attaques au cours de ces derniers mois. Mais Karachi, la capitale de la province du Sindh, la grande métropole maritime qui compte 15 millions d'habitants a également été prise pour cible. Inversement, il est à présent beaucoup plus difficile d'attaquer Islamabad, la capitale administrative ou la ville-garnison de Rawalpindi, toutes deux « cœurs de cible » des radicaux islamistes. Mais toutes deux sont aujourd'hui étroitement quadrillées par les services de sécurité.

Ce déplacement du centre de gravité, c'est peut-être également le signe que, dans les zones tribales et la province du nord-ouest, l'activité contre-insurrectionnelle marque des points. Les talibans sont sur la défensive et leur chef Hakimullah Mehsud a vraisemblablement échappé de peu à la mort voici quelques mois. Il se cache et les combattants sont harcelés par l'armée pakistanaise. Ils sont traqués par les avions sans pilote américains, qui mènent des missions de bombardement sur le territoire pakistanais.

Les soupçons persistants sur les relations troubles entre les services secrets pakistanais, accusés eux-mêmes de double-jeu, et les talibans ont certainement conduit les autorités à plus de vigilance et à davantage d'engagement dans la guerre contre le terrorisme, considérée comme une « aventure américaine » par ses opposants.

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