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    Asie-Pacifique

    Les Nord-Coréens se détendent avec le festival de cinéma de Pyongyang

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    Si la Corée du Nord fait beaucoup parler d’elle, c’est rarement au sujet du cinéma. Et pourtant, dans la capitale nord-coréenne, vient de s'ouvrir la dernière édition du méconnu « Festival international du film de Pyongyang ». Un événement très populaire, dans un pays considéré comme l'un des plus fermés au monde.

     

    De notre correspondant à Séoul
     
    « Les séances du festival sont ouvertes au peuple, et pas seulement aux privilégiés », raconte Nicolas Piccato, un professionnel du cinéma basé à Séoul qui a participé à l'édition précédente. « Les salles sont pleines à craquer. On s'entasse à plusieurs sur les sièges. J'ai vu des pères des familles avec leurs enfants sur les genoux, des lycéennes assises sur le même fauteuil ».
     
    Car ce festival offre aux Nord-Coréens une fenêtre unique sur le monde extérieur. Désireux de couper sa population de toute influence étrangère considérée comme néfaste, le régime de Pyongyang contrôle étroitement la télévision, la presse et la radio. Internet est réservé à une poignée de privilégiés. En dehors de DVD venus de Chine, et échangés sous le manteau, les Nord-Coréens n'ont que très peu de contacts avec l'extérieur.
     
    Créé en 1987, ce festival s'intitulait à l'origine le « Festival du film des pays non-alignés et en voie de développement ». Etaient projetés des films produits par les « pays frères » : Cuba, Vietnam, Mongolie, Libye... Mais depuis 2000, l’ouverture est significative, et le festival a commencé à accueillir des films venus de pays capitalistes.
     
    Cette année, les Nord-Coréens ont ainsi pu voir la comédie anglaise « The Damned United » dont le sujet est le foot. Les thèmes politiques sont soigneusement évités, ce qui n'empêche pas le festival de présenter des films récents, réalisés en Italie, au Brésil, en Allemagne, etc. Deux films français ont été projetés lors de cette édition : « Deux jours à tuer », et « L’homme de chevet ».
     
    « L'ambiance pendant les séances est étonnante, on dirait presque Cinéma Paradiso », raconte Christine Cibert, commissaire d'exposition indépendante, qui a vécu en Corée du Nord pendant trois ans et qui a assisté à plusieurs projections lors de l'édition de 2008. « Les Coréens sont naturellement très expansifs. Le public est réactif, il est complètement happé par le film. On rigole, on pleure, on siffle, on commente ». Une projection de « Mr. Bean » a ainsi rencontré un succès extraordinaire. « Les Coréens étaient écroulés de rire dans la salle ! ».
     
    Certains films étrangers sont projetés sans sous-titres. « J’ai assisté à un film doublé en direct, par un homme et une femme présents dans la cabine de projection. Avec chacun un micro à la main, ils lisent les dialogues par-dessus la bande-son », explique Nicolas Piccato. « C'est parfois très loufoque », renchérit Christine Cibert. « J'ai vu un film anglais de cape et d'épée, avec les voix des chevaliers doublés par des jeunes filles ! ».
     
    De nombreux étrangers, professionnels du cinéma, sont aussi invités à participer à l'évènement, qui a lieu tous les deux ans. Le régime essaie en effet de mettre en place des coproductions, ou de vendre ses films à l'extérieur. Lors de l’édition de 2006, le film « Le journal d'un jeune Nord-Coréenne » a ainsi été acheté par un distributeur français. C'est l’un des très rares films nord-coréens à être sorti sur les écrans français, en 2007.
     
    La Corée du Nord continue en effet de produire des films, malgré les difficultés économiques. Le cinéma est considéré comme l'un des outils les plus efficaces de propagande, destiné à l'édification des masses. Le « Grand Leader » Kim Jong-il, qu'on dit lui-même grand cinéphile, est crédité de plusieurs livres sur le sujet.
     
    La 12ème édition de ce festival plutôt inattendu a débuté vendredi, et devrait durer une semaine.

     

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