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Le Nobel de la paix attribué à Liu Xiabao, un cauchemar pour les autorités chinoises

media Le dissident chinois Liu Xiaobo. Reuters/Handout

Le prix Nobel de la paix a été attribué ce vendredi 8 octobre 2010 à Oslo à Liu Xiaobo. Le dissident chinois a été condamné en 2009 à 11 ans de prison pour «subversion». Ce Nobel est un peu, pour les autorités chinoises, un cauchemar devenu réalité.

De notre envoyé spécial permanent à Pékin,

La Chine est l’un des rares pays au monde à refuser un Nobel. Cette affaire est même devenue un cauchemar pour les autorités. Pékin avait fait pression :  elle avait délégué son vice-ministre des Affaires étrangères jusqu’à Oslo pour aller dire deux mots aux jurés du Nobel, assortis de menaces de représailles. Voilà peut-être pourquoi beaucoup ne se faisaient guère d’illusion en Chine à commencer par la poétesse Liu Xia, la femme de Liu Xiaobo : « Personnellement je n’ai pas beaucoup d’espoir, déclarait-elle quelques heures avant l'annonce du prix. Mais évidemment je serais très heureuse si c’était le cas. D’abord pour ses amis qui, encore plus que lui, veulent qu’il obtienne ce prix car ce serait une occasion de changer la Chine. Et puis, j’aimerais que ça l’aide à rentrer plus vite à la maison.

La dernière fois que j’ai vu mon mari en prison il allait plutôt bien. Il court tous les jours pendant une heure. Il a le moral, et nous avons de nouveau le droit de nous écrire. »

Liu Xiaobo fait peur au pouvoir

Liu Xiaobo a été condamné à 11 ans de prison le jour de Noël, en 2009 pour « subversion du pouvoir de l’Etat ». Et son nom n’est jamais cité par les officiels, il n’apparaît pas dans la presse. Toute la semaine, les journaux ont parlé des autres Nobels, mais ce vendredi matin 8 octobre, rien, pas une ligne dans les journaux. Rien dans la rue non plus. Nous nous sommes rendus dans un quartier populaire de Pékin à la sortie du métro. Personne ne connaît le candidat chinois au Nobel.

Que reproche-t-on exactement à Liu Xiaobo ? Tout simplement de s’opposer au Parti communiste et au pouvoir actuel. Cela n’est pas évident quand on voit le bonhomme avec sa tête de professeur, tout mince et ses petites lunettes. Mais, Liu Xiaobo fait peur au pouvoir central, car il est l’un des auteurs de la « charte 08 ». Ce texte signé en 2008 par des centaines d’intellectuels en Chine et qui réclame des avancées démocratiques.

L’avocat Pu Zhiqiang fait lui aussi partie des signataires. C’est un ténor du barreau. Et pour lui, si Liu Xiaobo a été envoyé dans une prison très loin dans le nord du pays, c’est parce qu’il « fait trembler ce gouvernement, car le pouvoir en Chine a peur de la vérité. Si jamais le prix Nobel revient à Liu Xiaobo, alors tout leur travail pour censurer la pensée des intellectuels sera rendu encore plus difficile. Après la révolte de Tiananmen en 1989, le gouvernement a tout fait pour faire oublier cette histoire et il faut bien reconnaitre qu’il a plutôt bien réussi. Si des gens comme Liu Xiaobo existent aujourd’hui, c’est surtout grâce à internet, même si en réalité peu de Chinois le connaissent

Le précédent du Dalaï Lama

Cela fait longtemps que le Nobel est le cauchemar des autorités chinoises. En 2008 un autre dissident chinois, Hu Jia, était donné comme favori. Cette année, près de 300 personnes ont eu le courage de signer une pétition en faveur de Liu. Et parmi eux, un jeune homme de 29 ans : Gu Chuan. Il vient du Sichuan et représente la jeune génération qui milite pour les droits de l’homme en Chine : « Moi je fais partie de ceux qui croient que la Chine est à un tournant. Depuis 2008, la société civile n’a cessé de gagner du terrain. Le pouvoir ne peut pas rester ainsi longtemps indifférent à la pression de l’opinion. Voilà pourquoi j’ai signé la pétition pour la candidature de Liu Xiaobo au prix Nobel de la paix. Je pense que la Chine démocratique a besoin d’une marque de soutien de la communauté internationale, et ce prix en serait une. »

Il y a donc un espoir chez ces jeunes militants des droits de l’homme, mais aussi beaucoup de pessimisme. Ce n’est pas un prix qui va transformer le régime, nous ont dit certains : « Regardez le Dalaï Lama, il a eu le Nobel et qu’est-ce que ça a changé pour le Tibet ? ».

En même temps, ce cauchemar pour les autorités chinoises finira de toute façon par arriver un jour estimait récemment le South China Morning Post, le grand journal de Hong Kong. Ce cauchemar pourrait pourtant très simplement être évité disait ce même journal, mais pour cela il faudrait que tous les dissidents chinois soient libérés, ce qui n’est pas prêt d’arriver.

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