GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 12 Octobre
Dimanche 13 Octobre
Lundi 14 Octobre
Mardi 15 Octobre
Aujourd'hui
Jeudi 17 Octobre
Vendredi 18 Octobre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Urgent

    «Nous souhaitons que les autorités iraniennes se montrent transparentes dans ce dossier et agissent sans délai pour mettre fin à cette situation inacceptable», a déclaré Agnès Von Der Mühll, porte-parole du Quai d'Orsay, lors d'un point de presse électronique ce mercredi après la révélation dans la presse de cette arrestation, survenue en juin dernier. Roland Marchal, chercheur à l'Institut d'études politiques, est un collègue de Fariba Adelkhah, une Franco-Iranienne directrice de recherche au centre de recherches internationales de Sciences Po à Paris. Tous deux devaient se retrouver en Iran et ont été arrêtés au printemps par les Gardiens de la révolution islamique, lesquels évoquent des soupçons d'espionnage.

    Asie-Pacifique

    Familles coréennes séparées: un demi-siècle sans nouvelles et un dernier adieu

    media Douloureuse séparation après les retrouvailles sur le complexe résidentiel des Monts Keumgang, du côté Nord près de la frontière, le 5 novembre 2010. Reuters/Lee Jung-hoon/Yonhap

    Vendredi 5 novembre s'achevait la dernière session des réunions de familles coréennes séparées par la frontière. Trois jours de retrouvailles après 60 ans de séparation : ces milliers de drames personnels illustrent la tragédie de la division coréenne. Reportage auprès d'une de ces familles.

    De notre correspondant à Séoul

    Par souci d'anonymat, son nom a été modifié à sa demande. Lee Keum-ja, 84 ans, est née à Pyongyang. Aînée d'une famille aisée, elle fuit la Corée du Nord en 1945 «par précaution», alors que le gouvernement colonial japonais fait place à un régime communiste. Avec son bébé, son mari et l'une de ses sœurs, Lee Keum-ja passe alors au Sud, où elle attend d'être rejointe par le reste de sa famille.

    Mais la guerre de Corée, qui éclate en 1950, dresse au milieu de la péninsule une frontière lourdement militarisée et infranchissable. Plus aucun courrier ou appel téléphonique n'est autorisé. Pendant plus d'un demi-siècle, Lee Keum-ja ne reçoit aucun signe de vie de ses proches restés au Nord.

    «Toute ma vie, je me suis sentie coupable. Ce qui me tourmentait le plus, c'était de penser que mes parents aient pu être accusés, à cause de moi, de déloyauté vis-à-vis du régime. A Pyongyang, les familles accusées ainsi étaient fusillées», explique la vieille dame en écrasant une larme. Cette souffrance de ne pas savoir, Lee Keum-ja l'a portée toute sa vie.

    En 2000, avide de nouvelles, elle s'inscrit au programme de réunions des familles séparées, organisé par la Croix-Rouge. Ces retrouvailles sont tributaires des soubresauts des relations intercoréennes : organisées à intervalles sporadiques, elles ne durent que quelques jours, et leurs participants sont sélectionnés au compte-gouttes.

    Il lui faudra attendre dix ans pour que son nom soit enfin tiré au sort : Lee Keum-ja est l'une des 97 Sud-Coréens qui ont participé aux rencontres de novembre, les premières depuis plus d'un an. Grâce aux documents que lui transmet alors la Croix-Rouge, elle apprend que, de tous ses proches, seule sa plus jeune sœur a survécu. Lors de son départ, celle-ci avait 7 ans.

    La rencontre a eu lieu dans la station touristique des Monts Keumgang, en territoire nord-coréen. Lee Keum-ja avait préparé des cadeaux, comme recommandé par la Croix-Rouge : du sucre, du dentifrice, des vêtements chauds. «Je voulais cacher de l'argent dans les vêtements, avoue-t-elle. Mais on m'a dit de ne pas le faire.» Lors d'une courte formation offerte avant le départ, les organisateurs déconseillent aussi toute conversation d'ordre politique.

    Un emploi du temps chronométré à la minute près

    Les retrouvailles avec sa sœur nord-coréenne, Lee Keum-ja ne parvient pas à en parler. Son fils, qui l'a accompagnée aux Monts Keumgang, raconte : «C'était très simple. On s'est embrassé. On s'est dit : "ca fait vraiment longtemps !" On a parlé de choses de la vie quotidienne.» Il a regardé les mains de sa tante : «Elles étaient très abîmées : on voyait qu'elle a eu une vie difficile

    Lee Keum-ja a tout de suite demandé des nouvelles de ses parents. Sa sœur lui a appris qu'ils étaient morts de maladie, et que sa fuite ne leur avait pas porté préjudice. «C'était un tel soulagement», témoigne-t-elle.

    Ensemble, les deux sœurs ont regardé de vieilles photos. Celles de leur passé commun, dans le Pyongyang colonial. Lee Keum-ja travaillait alors pour Mitsubishi, et parlait couramment japonais. Pour lui éviter le destin des milliers de Coréennes enlevées pour servir d'esclaves sexuelles dans les garnisons de l'armée impériale, ses parents l'ont mariée très tôt : «Les Japonais ne prenaient pas les femmes mariées». Lors de sa fuite au Sud, elle était déjà mère.

    La rencontre de trois jours, à l'emploi du temps chronométré à la minute près, est passée très vite. «Au total, nous n'avons eu que 11 heures pour discuter avec ma tante. C'était trop court.», regrette le fils de Lee Keum-ja. Le départ a été déchirant. Tout contact entre les deux sœurs reste interdit.

    La Croix-Rouge sud-coréenne aimerait pourtant organiser ces rencontres sur une base plus régulière et permettre les échanges de courrier. Mais elle se heurte aux refus répétés de Pyongyang. Au Sud, 83 000 candidats aux retrouvailles, en majorité très âgés, continuent d'attendre. Tous les ans, 4 000 décèdent, sans avoir eu le droit à un dernier adieu.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.