GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Lundi 14 Octobre
Mardi 15 Octobre
Mercredi 16 Octobre
Jeudi 17 Octobre
Aujourd'hui
Samedi 19 Octobre
Dimanche 20 Octobre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    Asie-Pacifique

    Au Pakistan, le gouverneur du Pendjab tué par l’un de ses gardes

    media Le gouverneur de la province pakistanaise du Pendjab, Salman Taseer, a été tué par un de ses gardes près de son domicile d'Islamabad, le mardi 4 janvier 2011. Reuters/Adrees Latif

    Le gouverneur du Pendjab a été tué mardi 4 janvier à Islamabad. Salman Taseer a été tué par un de ses gardes, un policier qui appartient au commando d'elite de la police, près de son domicile à Islamabad. Trois jours de deuil national ont été décrétés par le Premier Ministre au Pakistan.

     

    Avec notre correspondante à Islamabad, Nadia Blétry

    Salman Taseer était le gouverneur du Pendjab, autrement dit la plus importante province du pays : la plus riche et la plus peuplée. Il a été assassiné à bout portant en pleine journée, sur l’un des marchés très fréquenté de la capitale.

    Le motif de l’assassinat n’est pas encore très clair, d’autant que le gouverneur du Pendjab est un homme controversé, notamment dans les milieux politiques où ses détracteurs l’accusaient de corruption.

    Selon le ministère de l’Intérieur, Salman Taseer aurait été assassiné par l’un de ses gardes de sécurité parce qu’il s’était récemment prononcé contre la loi sur le blasphème défendue par les religieux radicaux.

    Ce n’est pas la première fois qu’une si haute personnalité politique est abattue en pleine rue, mais c’est la plus éminente figure tuée depuis la mort de Benazir Bhutto en décembre 2007.

    Salman Taseer qui appartenait au Parti présidentiel, avait été nommé gouverneur du Pendjab en 2008. Cet assassinat survient alors que le pays est secoué par une nouvelle crise politique, le parti présidentiel n’a plus de majorité à l’Assemblée depuis que son principal partenaire a quitté la coalition gouvernementale pour rejoindre l’opposition.

    Le Pakistan est sans cesse rattrapé par son instabilité politique alors même qu’il est l’un des alliés clefs des Etats-Unis dans la guerre contre le terrorisme.

    Le gouverneur dénonçait la loi punissant le blasphème

    Selon le ministre de l'Intérieur, le gouverneur du Pendjab a été assassiné pour ses positions libérales sur les questions religieuses. Il était notamment opposé à l'adoption de lois sur le blasphème.

    Il était d'autre part fermement opposé à toute négociation avec les talibans et autres militants islamistes des provinces du nord-ouest, dont il condamnait les incursions de plus en plus fréquentes dans sa province.

    Salman Taseer était un membre influent de la classe dirigeante pakistanaise, membre du Pakistan People's Party, évidemment très proche du président Zardari et du Premier ministre Gilani.

    Il était par ailleurs un homme d'affaire prospère, avant d'entamer sa carrière politique, il avait crée plusieurs entreprises de conseils, notamment en bourse, il avait également investi dans les médias et les assurances.

    Salman Taseer était considéré comme un homme politique modéré. Il avait été ministre sous le gouvernement de transition du général Musharraf à la fin de son règne, en 2008.

    Selon le porte-parole du PPP (Parti du peuple pakistanais), son absence va être difficile à combler au moment où son parti, et avec lui le gouvernement,sont très affaiblis par la défection de la formation MQM (Muttahida Quami Movement) qui vient de quitter la coalition.

    Cet épisode pourrait donc rajouter aux difficultés qui accablent le Pakistan depuis ces derniers mois et font craindre au développement de l'instabilité.

    Après le drame, le PPP a déclaré qu'il observerait deux semaines de deuil et qu'il suspendait son calendrier politique pendant toute la durée du recueillement.

     

     

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.