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    Asie-Pacifique

    Le Japon accepte une mission de l'AIEA à Fukushima-Daiichi

    media نیروگاه اتمی فوکوشیما Reuters/TV

    Les autorités japonaises tentent toujours de limiter les conséquences de la catastrophe nucléaire de Fukushima-Daiichi. Les toits des réacteurs 5 et 6 de la centrale ont été percés, pour éviter des explosions d'hydrogène. En attendant, plusieurs réacteurs continuent de rejeter de la radioactivité dans l'air. Tepco, l'opérateur du site, essaie de rétablir l'électricité, afin de relancer le refroidissement des réacteurs, et stopper la contamination. Par ailleurs, des mesures indépendantes du niveau de radioactivité sont actuellement en cours à Tokyo. Le Japon a accepté une mission de l'Agence internationale de l'énergie atomique.

    Avec notre correspondant à Vienne, Blaise Gauquelin

    Les mesures qui vont être effectuées par l’AIEA sont distinctes de celles du gouvernement japonais. Pour la première fois donc les informations vont provenir d’un organisme indépendant. Et il aura fallu à YukiyaAmano se rende personnellement à Tokyo pour que les autorités de l’archipel acceptent de rogner un peu de leur souveraineté nationale.

    A l’AIEA, une majorité d’Etats exigeaient depuis quelques jours déjà que le directeur général s’impose dans cette crise. La Russie, la Chine et d’autres pays voisins craignaient qu’un taux de radioactivité et dangereux pour l’homme, soit prochainement relevé sur leur territoire. Et ces pays n’acceptaient plus d’être dépendants des informations invérifiables données par la compagnie gestionnaire du site de Fukushima.

    En vertu des traités, le Japon n’était pas obligé pourtant de donner carte blanche à l’Agence. Mais la publication d’un câble de WikiLeaks par la presse anglaise a révélé le 17 mars que l’Agence avait averti Tokyo, il y a deux ans, de la sous-évaluation des risques sismiques.

    Si le gouvernement japonais n’avait pas accédé aujourd’hui aux exigences de l’AIEA, il aurait suscité la colère et l’incompréhension de sa population.

    Depuis huit jours le monde extérieur prédit au Japon un nouveau Tchernobyl. Depuis huit jours les ingénieurs de la centrale de Fukushima prouvent le contraire.

    Etat des lieux de la situation au Japon le 19 mars 19/03/2011 Écouter

    Craintes d'un accident majeur

    Pour la deuxième journée consécutive, les installations nucléaires de Fukushima-Daiichi privées de leur système de refroidissement depuis le séisme du 11 mars ont été aspergées d'eau, grâce à l'entrée en action de huit camions citernes aux abords du site, et cela en dépit d'un taux de radioactivité anormalement élevé. Mais il ne semble pas que ces opérations soient pour l'instant en mesure d'écarter les craintes d'un accident majeur.

    Outre les piscines de stockage du combustible usé dont l'eau s'évapore à mesure que la température s'élève, les réacteurs 1,2 et 3 de la centrale de Fukushima continuent de poser des difficultés. Depuis deux jours, c'est le réacteur numéro Trois que visent les canons à eau des camions citernes de l'armée japonaise. Il est présenté par les experts du nucléaire au Japon comme l'une de leur préocupation prioritaire, car il est chargé en mox, un combustible contenant du plutonium.

    Son point de fusion est plus faible que les barres d'uranium des centrales classiques, il peut également dégager des rejets radioactifs beaucoup plus nocifs. Mais Areva, qui détient 95% du marché du mox minimise les risques, et ne reconnait plus être à l'origine de ce contrat, comme en témoigne le porte-parole du groupe Jacques-Emmanuel Saulnier : « Le réacteur numéro 3 lui, il est effectivement partiellement moxé, mais ce n’est pas celui qui pose le plus de difficultés. Quoiqu’il en soit, la part de MOX qui est dans ce réacteur et qui est une part minoritaire, puisqu’il y avait du combustible à uranium naturel, n’a pas été fournie par le groupe Areva. Il a été fourni par la société Belgonucléaire

    De fait, Belgo nucléaire a bel et bien participé à l'assemblage des barres de combustible, néanmoins fabriquées par Areva Melox, comme en atteste le site internet d'Areva. Depuis, du fait du retard pris par le programme japonais, l'usine de Belgo nucléaire à Dessel a été démantelée, et Areva continue de fabriquer ce type de combustible destinés aux centrales de nombreux pays. 

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