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    Asie-Pacifique

    Ouverture d'une enquête judiciaire sur la mort de 9 soldats français à Uzbin

    media Cérémonie nationale le 21 août 2008 à Paris, en hommage aux soldats français tués en Afghanistan AFP/Archives

    C’est une première judiciaire. Contre l’avis du Parquet général, le juge d'instruction du Tribunal aux armées de Paris, Frédéric Digne, a ordonné d’ouvrir une enquête sur la mort de neuf militaires français dans une embuscade, le 18 août 2008 en Afghanistan. La chaîne de commandement devrait être mise en cause dans ce drame qui avait suscité une vive émotion.

     

    Les soldats ont été tués dans une embuscade dans la vallée d'Uzbin, à l'est de Kaboul. Selon leurs familles, ce sont les négligences commises par le commandement français qui ont mené à cette tragédie.
    Joël Le Pahun, le père de Julien, mort à l'âge de 20 ans : « Le premier manquement  a été de ne pas respecter les basiques concernant le commandement préalable lorsque l’on organise une patrouille. Il s’agit  d’abord d’ une reconnaissance aérienne que ce soit par hélicoptère, drone ou avion. La France était sous équipée en Afghanistan. A l’époque, les soldats  n’avaient qu’un ou deux hélicoptères et en l’occurrence, au moment de cette embuscade, l’hélicoptère disponible était assigné à une opération VIP. Et c’était donc soit l’accompagnement des soldats, soit le champagne au frais. Si je peux faire un petit peu d’humour noir, ils ont choisi le champagne frais plutôt que de protéger leurs hommes ». 
    Les familles des neuf soldats français, morts au combat en Afghanistan, se battent depuis deux ans pour connaître la vérité. La première plainte, déposée en 2009 au Tribunal des armées de Paris, a été classée sans suite.
    Leur avocat, maître Gilbert Collard, se réjouit de la décision prise par le juge Frédéric Digne : « Le juge d’instruction a décidé de permettre aux parents de ces militaires tués dans des conditions ignobles de pouvoir démontrer que la chaîne de commandement n’a pas rempli sa mission, de pouvoir accéder aux documents, même ceux qui seraient classés secret- défense ou confidentiel défense ». 
    Le parquet général de la Cour d'appel de Paris dispose maintenant de cinq à dix jours pour faire appel de la décision du juge d’instruction. Le cas échéant, c’est la cour d'appel qui décidera s’il y a lieu d’ouvrir ou non une information judiciaire.

     

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