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    Asie-Pacifique

    Discriminées, les victimes de Fukushima voient se répéter l'histoire

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    Les conséquences de la catastrophe nucléaire suite au séisme du 11 mars dernier rappellent les discriminations dont ont été victimes les habitants d’Hiroshima et de Nagasaki, après la seconde guerre mondiale. Refus de certains restaurants de les accueillir, difficultés à trouver des places dans des hôpitaux et des centres d’hébergement d'urgence… L’histoire paraît se répéter.

    La secousse d’une magnitude de 9, sur l’échelle de Richter, au fond de l’océan Pacifique déclenchant un énorme raz-de-marée qui a détruit des villes et des villages entiers de la côte du Tohoku (nord-est), faisant plus de 23 000 morts et disparus renvoie à une période bien sombre de l’histoire du Japon. Une vague de 14 mètres de haut avait gravement endommagé la centrale nucléaire Fukushima Daiichi (n°1), construite au bord de l’océan, à 220 km de Tokyo. Elle provoquait la plus grave crise nucléaire depuis celle de Tchernobyl, il y a 25 ans, et cause aujourd’hui des conséquences identiques à celle des populations d'Hiroshima et de Nagasaki.
    Appelés les hibakousha, ils ont connu des difficultés à se marier pour les uns et une quasi impossibilité à retrouver un emploi les années qui ont suivies l’explosion des deux bombes atomiques pour les autres. La presse japonaise se fait l’échos de plus en plus d’un manque de solidarité envers les populations de Fukushima.
    « Il y a un gros problème avec les restaurants qui refusent les gens de Fukushima sous prétexte qu’ils sont irradiés, même s’il s’agit seulement de quelques établissements, c’est un phénomène inquiétant. C’est inadmissible! » s’indigne une étudiante, bénévole active, originaire de la ville Ishinomaki, au nord-est de Sendai.

    La discrimination atteint des proportions inquiétantes

    Il y a le cas de personnes qui n’ont pas trouvé de places en centre d’hébergement d’urgence, faute de certificat officiel prouvant qu’ils ne sont pas contaminés.
    Une discrimination qui atteint des proportions inquiétantes comme le cas d’une fillette à qui on a refusé une place à l’hôpital relaté par la presse nippone. « Les préfectures de Miyagi et de Fukushima sont voisines. C’est vrai que j’ai entendu parlé de ce phénomène mais au centre de bénévolat il y a beaucoup de personnes qui viennent de Fukushima et on a jamais fait de différence » tempère une bénévole travaillant depuis un mois dans la région.
    « Récemment une personne n’a pas pu donner son sang parce qu’il venait de Fukushima » relate Alain Ngoma, un français de Fukushima habitant à 60 km de la centrale.
    La distance avec le cœur de la centrale nucléaire continue de poser problème. Si la zone d’exclusion est passée de 20 à 40 km autour de Fukushima quelques jours après la catastrophe, elle a été ramenée à 20 km en avril. Alors que beaucoup de pays continuent de conseiller à leur ressortissant d’être à plus de 80 km de Fukushima.

    Avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles

    Le Premier ministre, Naoto Kan, est accueilli avec la plus grande froideur à Kamaishi, un village de pêcheurs détruit par le séisme et le tsunami. Dans les ruines, les survivants expriment leur sentiment d'abandon au Premier ministre. Selon eux, les politiciens se livrent à des luttes pour le pouvoir au lieu de concentrer leurs énergies sur la reconstruction de 700 kilomètres de côtes balayées par le tsunami.

    Le gouvernement n’a toujours aucun plan de reconstruction à proposer. Il ne sait toujours pas comment financer une reconstruction estimée à au moins à 250 milliards d’euros alors que la dette publique japonaise dépasse déjà les 200 % du PIB. Plus de 100 000 survivants vivent toujours dans des centres d’accueil.

    A Tokyo, plusieurs milliers de personnes ont manifesté ce samedi 11 juin contre le nucléaire. Le gouvernement et Tepco, l’opérateur de la centrale de Fukushima, ont attendu trois mois avant d’admettre que les cœurs de trois réacteurs ont fondu comme dans la centrale américaine de Three Mile Island, aux Etats-Unis en 1979.

    Les manifestants accusent le gouvernement de leur cacher la vérité sur la gravité de la situation dans la centrale du Fukushima.

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