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    Asie-Pacifique

    L’Organisation de coopération de Shanghai, pôle d’attraction en Asie

    media De G à D : L’Ouzbek Islam Karimov, le Chinois Hu Jintao, le Kazakh Noursoltan Nazarbaïev, le Russe Dmitri Medvedev, le Tadjik Emomali Rakhmon et la Kirghize Rosa Otounbaïeva, à Astana, le 15 juin 2011. Reuters/Shamil Zhumatov

    L’Organisation de coopération de Shanghai a fêté ses dix ans ce mercredi 15 juin 2011 à Astana. Au départ, l'OCS était destinée à régler les problèmes sur l’ancienne frontière soviétique. Maintenant, les leaders d’Asie centrale et leurs deux parrains, russe et chinois, discutent sécurité et développement de la région. La Turquie, à son tour, se dit intéressée.

    Le président chinois Hu Jintao, le russe Dmitri Medvedev, les leaders d’Asie centrale et les membres observateurs de l’organisation (le président iranien et le Premier ministre pakistanais notamment) : la photo du sommet annuel de l’Organisation de coopération de Shanghai n’a certainement pas l’allure d’une chorale de démocrates. L’alchimie a, en tous cas, très bien fonctionné. Le ministre chinois des Affaires étrangères s’en félicite d’ailleurs, ce mercredi matin 15 juin 2011, dans un long texte écrit de sa main et publié dans la presse chinoise. Yang Jiechi parle d’un « moment historique ». En dix ans, « l’OCS est devenue un pilier important pour la sécurité et la stabilité régionale écrit-il, fournissant assistance (aux Etats membres) et (permettant) un développement pacifique de la région ».

    Intérêts croisés

    Le succès florissant de l’ex-groupe de Shanghai doit en effet beaucoup à ce rôle d’assistance joué par la Chine. C’est Pékin, qui, à coup de milliards de dollars de prêts et d’investissements dans les projets énergétiques, a permis ce développement rapide qui a pu parfois surprendre certains analystes notamment en Occident.

    A cela s’ajoute des intérêts croisés : la Chine a d’immenses besoins en énergie. Pékin achète. Là encore, l’Asie centrale et la Russie fournissent. Et les Chinois poussent aujourd’hui les pays d’Asie centrale à effectuer directement leurs échanges en yuan, sans passer par le dollar américain. Quinze banques de la province chinoise du Xinjiang réalisent ainsi déjà des transactions avec une vingtaine de banques des pays voisins, dans la monnaie chinoise.

    Autre préoccupation partagée : Moscou, comme Pékin, sont en quête de stabilité et se méfient d’une contagion des révoltes arabes à leurs frontières. Le vent de contestation qui souffle dans les pays d'Afrique du Nord et du Proche-Orient pourrait menacer la stabilité de la Russie et de ses voisins, a déclaré hier 14 juin 2011, le président russe Dmitri Medvedev en visite à Tachkent.

    La Turquie intéressée

    Le succès économique de l’organisation et les investissements chinois attirent de nouveaux candidats. Le Premier ministre pakistanais a réaffirmé hier que son pays voulait devenir membre à part entière de l’OCS. Quatre pays en sont déjà membre observateurs, dont l’Inde, l’Iran, le Pakistan depuis 2005 et la Mongolie depuis 2004. A l’exception de cette dernière, tous ont fait part de leur souhait d’obtenir un siège permanent au sein de cette Organisation de coopération de Shanghai.

    Mais déjà, d’autres tambourinent à la porte. La Turquie, notamment, qui vient de rejoindre la Biélorussie et le Sri Lanka parmi les candidats potentiels. A noter que les Etats-Unis et le Japon, qui avaient formulé la même demande, se sont vu opposer une fin de non recevoir.

    Car cet « « esprit de Shanghai », comme le définit aujourd’hui le ministre chinois Yang Jiechi, est aussi critiqué par les défenseurs des droits de l’homme. Avant le sommet, le Kazakhstan a fait le ménage. Vingt-huit ressortissants ouzbeks qui avaient fuit les persécutions religieuses ont été renvoyés dans leur pays. Même chose pour un Ouighour de Chine qui avait trouvé refuge au Kazakhstan après les révoltes ethniques de 2009 à Urumqi. Le porte-parole de la diplomatie chinoise a confirmé hier mardi que l’homme avait bien été extradé la veille vers la Chine, à la demande des autorités chinoises.

    Le groupe de Shanghai (2003) http://www.rfi.fr/actufr/articles/041/article_22050.asp
     

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