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    Asie-Pacifique

    Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière invités sur RFI

    media Stéphane Taponier (g.) et Hervé Ghesquière. © RFI/Fatima Maïni

    Ils ont passé 547 jours en détention pris en otage en Afghanistan par un groupe de talibans. Un décompte effectué tous les jours sur RFI. Et ce vendredi matin, RFI accueillait Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier. L’occasion de revenir sur leur longue détention, la radio qui les a aidés à tenir aussi longtemps et sur leurs projets pour l’avenir.

    « On est tellement heureux », pas besoin d’image pour deviner le grand sourire sur le visage d’Hervé Ghesquière quand il prononce cette phrase ce vendredi matin dans le studio de RFI. Eux qui ont si souvent écouté la radio internationale au fin fond de leurs geôles afghanes sont passés derrière le micro.

    Un long entretien avec Frédéric Rivière pour revenir sur leur détention. Une détention difficile « cloîtrés à trois » dans une cellule à moins d’une centaine de kilomètres de Kaboul. Hervé Ghesquière, Stéphane Taponier et leur traducteur Reza, seront ensuite séparés pendant plusieurs mois, changeant souvent de maison. Une période inquiétante, n’ayant aucun moyen de communication entre eux, même si à chaque fois les ravisseurs leur disent que ce n’est « qu’une question de jours ».

    « On se pose des questions », explique alors Stéphane Taponier, « on se demande comment l’autre vit ». Une vie que les hommes tentent de rythmer par des activités quotidiennes comme le sport. « Ca permet de relâcher le stress », confirme Hervé. « Mais aussi pour pouvoir dormir le soir », rajoute Stéphane.

    Une vie sans livre. Les deux ex-otages ont réclamé inlassablement des livres en français, en anglais, des journaux, des Corans mais rien n’est jamais venu. « En revanche on pouvait écrire », ajoute ensuite Hervé : 500 feuilles que les ravisseurs ont conservées.

    RFI le lien

    « RFI nous a reliés à la vie, ma première préoccupation quand je changeais d’endroit, c’était de savoir si je pouvais recevoir RFI. Si je recevais RFI, c’était bon », décrit Stéphane Taponier mimant son geste, essayant de capter la radio dans une pièce le bras levé.

    Les ravisseurs au moment de leur séparation leur ont donné un petit poste auquel Stéphane ajoute une jauge à huile pour améliorer l’antenne. C’est alors leur seul moyen de savoir ce qu'il se passe dans le monde « et il s’en est passé des choses » déclare avec le sourire encore et toujours Hervé Ghesquière.

    La mort de ben Laden

    C’est d’ailleurs grâce à la radio qu’ils apprennent la mort de ben Laden, il y a quelques semaines. « Un matin Reza nous réveille en nous disant en anglais, '' ben Laden est mort ''. On lui dit ok d’accord, recouche toi, il est tôt, raconte Hervé. Il nous dit alors que c’est vrai, qu’il faut que l’on mette la radio en français pour avoir la confirmation. Effectivement, quelques minutes après plus aucun doute ».

    C’est eux qui vont apprendre la mort du chef d’al-Qaïda à leurs ravisseurs. Les hommes d’abord sceptiques finissent par admettre la mort de ben Laden plus tard dans la journée. L’un des geôliers leur expliquera qu’il le sentiment d’avoir perdu son père.

    L’information de la mort du leader d'al-Qaïda les inquiète. Mais ils apprendront de la part de leurs ravisseurs que les talibans qui les détiennent et al-Qaïda, c’est deux choses différentes et cela n’influera en rien dans les négociations. Une information qu’il avait déjà eue, en partie, quelques semaines avant lorsque ben Laden dans un message vidéo avait inclus la libération des deux otages en Afghanistan dans une de ses revendications.

    Les messages de leurs familles

    La radio c’est un lien avec l’actualité mais aussi avec leurs familles. Chaque jeudi, RFI a mis à disposition son antenne vers Kaboul pour les proches des deux otages. Des messages personnels comme autant de bouteilles jetées à la mer. Des messages qui les ont aidés à tenir tout au long de leur détention.

    C’est aussi le relais de la mobilisation. Une action qui ne les étonne pas, c’est courant dans la profession de se mobiliser, mais qui les a surpris par son ampleur. Comme lors du grand concert organisé au Zénith pour les 300 jours de détention. Un concert diffusé sur les ondes afghanes et que Stéphane Taponier a pu écouter dans sa cellule.

    Les risques

    Les deux hommes ont répété sur RFI le même message que la veille. Non, ils n’ont pas pris de risques inutiles, non, ils ne sont pas partis sans préparation. Le risque zéro n’existe pas a tenu à répéter Hervé Ghesquière sinon on reste « chez soi et au mieux on fait de la com, au pire on ne fait rien ».

    Quel avenir aujourd’hui pour les deux hommes libres ? Un avenir que l’on imagine plein de reportages à les écouter ce matin. Ils retourneront en Afghanistan. « On a un ami à voir », et Stéphane Taponier va plus loin : « J’ai une idée de sujet sur une chanteuse afghane ».

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