GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 8 Novembre
Samedi 9 Novembre
Dimanche 10 Novembre
Lundi 11 Novembre
Aujourd'hui
Mercredi 13 Novembre
Jeudi 14 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Asie-Pacifique

    Le Sri Lanka annonce la fin de l’état d’urgence après 23 ans d’application

    media Un soldat de l’armée sri-lankaise patrouille dans rue de Colombo la capitale, le 25 août 2011. REUTERS/Dinuka Liyanawatte

    Le Sri Lanka a annoncé, jeudi 25 août 2011, la levée de l'état d'urgence. Il avait été instauré en 1983 en raison du conflit avec la guérilla séparatiste tamoule, une décision prise deux ans après la victoire de Colombo face aux Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE). Jeudi, lors d'un discours devant le Parlement, le président du Sri Lanka Mahinda Rajapakse a estimé que cette mesure n'était plus nécessaire et que cette décision entrera en vigueur fin août 2011.

    L'état d'urgence ne se justifie plus depuis que la guerre civile est terminée.

    Eric Meyer

    Professeur à l'INALCO, historien et spécialiste du Sri Lanka.

    25/08/2011 Écouter

    Depuis 28 ans, chaque mois ou presque, l’état d’urgence était reconduit au Sri Lanka. Et comme tout dispositif d’exception, il donnait à l’armée des pouvoirs exorbitants de police et de justice. Fin août, en principe, ce sera fini mais pour autant les capacités répressives du régime ne vont s'effondrer.

    Car à Colombo, la politique c’est l’affaire de la famille Rajapakse. Mahinda est président, tandis que Gotabhaya et Basil s’occupent respectivement de la Défense et du Développement. Dans le jargon des organisations de défense des droits de l’homme, on évoque une famille de « prédateurs ».

    Sauf événement exceptionnel et imprévisible, la dynastie régnante n’a donc aucun souci à se faire. La législation sri-lankaise dispose d’une loi sur la prévention du terrorisme qui peut bien se passer de l’état d’urgence pour engager toute action visant à maintenir son monopole sur le pouvoir. Les prisonniers politiques et les Tamouls toujours incarcérés ne doivent donc pas se réjouir trop tôt.

    Les mauvaises langues observent que cet abandon de l’état d’urgence survient également à quelques semaines de la réunion du Conseil des droits de l’homme à Genève. L’ONU doit examiner à cet occasion les graves soupçons de crimes de guerre et contre l’humanité perpétrés lors des dernières semaines de la guerre civile, en 2009.

    Sur le même sujet

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.