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Asie-Pacifique

José Eduardo dos Santos Nucléaire séisme tsunami et catastrophe nucléaire au Japon

Les enfants de Fukushima plus contaminés que ne le révèlent les statistiques officielles

media

C'est à la demande de citoyens que l'Association pour le contrôle de la radioactivité de l’Ouest (Acro) -un organisme français indépendant créé après l'accident nucléaire de Tchernobyl- a analysé les urines de 18 enfants japonais issus de la province de Fukushima et, de Tokyo et ses environs. Ces analyses débutées en mai 2011 et poursuivies jusqu'en juillet ont montré qu'il y aurait davantage d’enfants contaminés après l’accident nucléaire de Fukushima que ne le prévoyaient les statistiques officielles.

L’Acro a réalisé en trois mois deux campagnes d’analyse de radioactivité sur un groupe d’enfants, ce qui lui a permis de suivre l’évolution. Les analyses ont révélé que : « les urines des 15 enfants de Fukushima ont été ou sont contaminées par les retombées radioactives de la centrale accidentée située à une soixantaine de kilomètres. Ce qui signifie que les enfants eux-mêmes ont été ou sont contaminés. En revanche, nous n’avons détecté aucune contamination chez les 3 enfants de Tokyo et des environs ».

L’Acro explique que sur les dix premiers enfants de l’analyse, neuf d’entre eux ont quitté la province de Fukushima depuis l'accident de la centrale de Fukushima Daichi et qu'un seul est resté dans la région concernée. Son taux de Cs-137 a augmenté. Le Cs-137 ou césium 137 est un élément toxique de par ses propriétés radiologiques. Selon l’association : « les enfants de Fukushima qui ont été évacués par leurs parents ont vu leur contamination d'urine baisser. Les autres, plus de 4 mois après les rejets massifs de radioactivité dans l’environnement sont toujours contaminés, alors que leurs parents font des efforts pour limiter cette contamination interne. Il est fort probable que cela soit dû à la nourriture ». 
 
L'Acro, cautionnée par l'ASN et l'IRSN...  
 
Alors que les chiffres officiels émanant des tests effectués par les autorités japonaises donnent environ un enfant de Fukushima sur deux contaminé, ceux du laboratoire indépendant atteignent 100%. L'Acro dénonce en fait le manque de précision des mesures officielles qui « ne permettent pas de détecter toutes les contaminations ».
 
Quant à sa propre méthodologie, l’Acro -dans son rapport d’analyses de mai dernier- indique que ses « protocoles d’analyses sont conformes aux standards actuels français et internationaux (ISO/CEI 17025) ». De plus, l'association tient à souligner que : « Le laboratoire est qualifié pour réaliser des analyses nucléaires sur l’environnement par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) ».
 
L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (Irsn), a également travaillé avec l’Acro sur la contamination terrestre après la catastrophe de Fukushima. L'organisme indiquait dans un rapport de juillet 2011 que « des dépôts radioactifs importants étaient présents dans une zone d’une cinquantaine de kilomètres de long et d’une vingtaine de kilomètres de large », au nord-ouest de la centrale de Fukushima Daiichi.
 
Pour le laboratoire indépendant, ces analyses montrent que les critères d’évacuation devraient être élargis. Que reste-t-il à faire, ... Partir ? Certains habitants préfèreraient s’installer loin de la centrale nucléaire par sécurité, mais quitter la région n’est pas si simple!

 Pour en savoir plus :

- Le CRIIRAD, Commission de recherche et d’information indépendantes
sur la radioactivité

- Résultats des mesures réalisées par l'ACRO au Japon

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Commentaires

 
Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.