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    Amériques

    L’Alabama durcit les conditions pour les immigrés illégaux

    media Mesa, Arizona, le 24 juin 2011. Des immigrés clandestins, originaires du Guatemala, expulsés de l'État d'Arizona, qui a, lui aussi, promulgué une loi anti-immigré en 2010. La loi a cependant été partiellement suspendue par une juge fédérale. © Getty Images / John Moore

    Le destin de milliers d’immigrés illégaux en Alabama aux États-Unis pourrait changer à partir de ce jeudi 29 septembre 2011. Une juge fédérale vient de statuer sur la nouvelle loi anti-immigration, votée par la majorité républicaine de cet État du Sud. Elle a confirmé la légalité des passages les plus controversés du texte, qui autorisent la police à contrôler toute personne jugée suspecte sur son apparence.

    C’est désormais la loi la plus draconienne des États-Unis en matière d’immigration. Le délit de faciès devient une pratique légale. Les écoles seront obligées de donner à la police les noms des élèves en situation irrégulière.

    En revanche, la juge fédérale a invalidé le paragraphe selon lequel le transport d’un sans-papier constituerait un délit. « Cette loi a les mêmes objectifs qu’une loi qui a été voté en 2010 en Arizona », explique James Cohen, spécialiste des questions d’immigration, professeur à l’université Paris III. « Ces deux États gouvernés par les républicains considèrent que l’État fédéral n’est pas en mesure d’adopter une grande réforme de la politique d’immigration. Ils s’arrogent donc le droit de voter des lois en la matière ».

    Selon James Cohen, cette pratique est contestable sur un plan constitutionnel. La gestion des frontières et de l’immigration relève en effet de la compétence de l’État fédéral. La juge fédérale a d’ailleurs invalidé les passages du texte qui, selon, elle, ne sont pas en accord avec la législation fédérale.

    Le gouverneur de l’Alabama, Robert Bentley, s’est félicité de la décision de la juge. « Elle a validé la majorité des articles de notre loi », a-t-il immédiatement réagi. Parmi ceux qui soutiennent le durcissement des conditions de vie pour les immigrés illégaux, se trouve le maire d’Athens, une ville de 20 000 habitants au nord de l’Alabama.

    S’expliquant sur PBS, une chaîne locale, Dan Williams estime que les sans-papiers « volent » le travail des Américains. « Si mes enfants perdent leur travail, je dois les aider. Si je perds, mois aussi, mon boulot, je me sens concerné par un immigré illégal. Parce que pour lui, ca va bien, mais pas pour moi ! »

    Les immigrés prêts à quitter l’Alabama

    Un argument qui ne tient pas la route, estime, pour sa part, Jeremy Love, un avocat qui défend les intérêts de la communauté hispanique. Il s’appuie sur les chiffres donnés par le Pew Hispanic Center. Entre 85 000 et 120 000 sans-papiers vivraient en Alabama. Ils représentent seulement 4% de la main d’œuvre. Les chasser du territoire affecterait lourdement l’économie, prévient-il.

    « La loi aura un effet négatif sur l’économie de l’Alabama. On a vu cela en Géorgie. La nouvelle législation sur l’immigration a porté un coup sérieux à l’agriculture. Si les gens partent, l’agro-industrie va en pâtir ».

    La décision de la justice fédérale pourrait inciter beaucoup de familles d’immigrés à quitter l’Alabama. « Les gens ont peur, raconte Pamela Long. Peur de devoir déménager vers un autre État, avec leurs enfants en pleine année scolaire. Je connais des gens qui sont déjà partis s’installer en Floride et en Arkansas. Là-bas, il y a du travail et les lois qui régissent l’immigration ne sont pas si draconiennes ».

    Pour l’instant, les dates d’entrée en vigueur de la nouvelle loi ne sont pas encore connues. Les organisations de défense de droits de l’homme se montrent déçues par la décision de la juge fédérale. Mais elles ne désarment pas. À l’instar de l’American Civil Liberties Union, elles comptent faire appel.

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