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    Asie-Pacifique

    Afghanistan: 10 ans d’interventions étrangères et d’occasions ratées

    media Un cerf-volant près de Big Ben, au Royaume-Uni lancé dans les airs par des militants hostiles à l’intervention militaire en Afghanistan. AFP / CARL COURT

    Ce vendredi 7 octobre 2011 marque les dix ans de guerre en Afghanistan, et de l’intervention internationale, chapeautée par les Etats-Unis. Le bilan est très mitigé. Cette intervention a été décidée après les attentats du 11 septembre 2001. Entre 1979 et 1988, le pays a connu l’invasion soviétique avec à la clé, un conflit sanglant. Aujourd’hui, le pays vit une situation d'enlisement. La coalition internationale de l’Isaf qui a programmé son retrait d’ici trois ans reste confrontée à cette même spirale de l’enlisement dans les vallées afghanes.

    Le 7 octobre 2001, lorsque les Américains et les Britanniques bombardent l'Afghanistan, l'objectif est clair : démanteler les groupuscules d'al-Qaïda et chasser les talibans qui les protègent. Au sol, les progrès sont rapides. Les forces spéciales, qui s'appuient sur des chefs locaux et des combattants de l'Alliance du Nord, reprennent Mazar-i sharif, Hérat et Kaboul. Et Le 7 décembre, les talibans fuient leur fief de Kandahar.

    A la frontière pakistanaise, les forces spéciales fouillent les grottes et les caches d'al-Qaïda. Les montagnes de Tora Bora sont bombardées jour et nuit. Mais les principaux cadres de la nébuleuse terroriste parviennent à s'enfuir. Dans le même temps, une force internationale d'assistance s'installe à Kaboul. A l'époque, c'est une mission de maintien de la paix : 5 000 hommes dont l’objectif est d’accompagner les Afghans à reconstruire le pays.

    En 2004 , l'Isaf (Force internationale d'assistance et de sécurité) commandée par l'Otan, étend son mandat hors de Kaboul. Hamid Karzaï est élu président. Dès 2005, les talibans mènent une guérilla féroce et regagnent du terrain. L'Isaf passe de 20 à 30 000 hommes. Les effectifs ne cesseront d'augmenter, les pertes également. Mais l'administration américaine enlisée dans un autre conflit en Irak considère que l'Afghanistan n'est pas une priorité.

    Ce n’est qu’en 2009, après l'élection de Barack Obama , que le Pentagone décide d'envoyer massivement des troupes. C'est le « surge », une montée en puissance avant un retrait annoncé. Les forces coalisées atteignent 140 000 hommes en janvier 2011. Mais la sécurité n'est pas revenue. La reconstruction a trop tardé. Cet été, les insurgés mènent des attaques-suicide jusqu’au cœur de Kaboul

    D'ici 2014, ce sont les forces de sécurité afghanes qui devront prendre le relais. Une armée hétéroclite de plus de 300 000 hommes.

    Le lourd tribut de la population afghane

    Avec notre correspondante à Kaboul, Marie Forestier

    Le ressentiment de la population vis-à-vis de la coalition s’accroît. Les Afghans reprochent à l’Otan de ne pas les protéger. Le nombre de morts civils a augmenté de 15% durant la première moitié de 2011, alors que 2010 a été l’année la plus meurtrière pour les Afghans depuis l’invasion soviétique. Plus de 2 700 Afghans ont trouvé la mort l’année dernière.

    De façon générale, la violence s’étend dans le pays. Les zones considérées comme paisibles sont gagnées par les combats. Selon un rapport de l’ONU, le nombre d'« incidents de sécurité » dans le pays a augmenté de près de 40% sur les huit premiers mois de l'année, comparé à la même période en 2010.

    Au niveau national, les perspectives d’un règlement du conflit se sont évanouies après quelques timides ouvertures. L’assassinat le mois dernier de l’ex-président Rabbani, en charge des négociations de paix a gelé le processus.

    La majorité de la population est pessimiste quant à l’avenir. Les Afghans s’attendent à ce que la guerre civile reprenne, lorsque les forces étrangères se retireront en 2014. Et beaucoup d’Afghans pensent aujourd’hui à quitter le pays.

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