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    Russie: 20 ans après, que reste-t-il du KGB ?

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    Il y a vingt ans, le 11 octobre 1991, le KGB, redoutable police secrète soviétique, était démantelé. L'URSS ne lui a survécu que deux mois. Que reste-t-il aujourd'hui de cet organisme dont le nom évoque l'espionnage, le secret, et aussi l'emprise sur la société et les persécutions infligées aux dissidents ?

    L'histoire des services secrets soviétiques commence à la révolution d'octobre 1917, avec la création de la Tcheka. Plus tard, le KGB a repris le flambeau, et devient, à partir de 1954, le pilier principal du pouvoir soviétique. Des centaines de milliers d'employés et sans doute des millions de collaborateurs, veillaient aux intérêts de l'URSS (Union des Républiques socialistes soviétiques), et surtout à ceux du Parti communiste, à la fois dans le monde et à l'intérieur des frontières.

    Après son démantèlement en 1991, le KGB a été remplacé par plusieurs organismes dont le plus connu est le FSB. Boris Toumanov, journaliste à Moscou, explique la principale différence entre les deux structures : « Si le KGB était avant tout un cerbère omniprésent qui surveillait pratiquement toute la population de l'Union soviétique et qui punissait tout écart idéologique, le FSB n’a rien à voir avec ce rôle. »

    Mikhaïl Gorbatchev était issu du KGB

    Mais comment les dirigeants soviétiques se sont-ils résolus, il y a vingt ans, à renoncer à leur principal instrument de contrôle de la société ? Il ne faut pas oublier qu'à l'époque, la perestroïka et la glasnost de Mikhaïl Gorbatchev, c'est-à-dire la politique de transparence et de libéralisation économique et sociale, avaient déjà fait bouger les choses en URSS. Mikhaïl Gorbatchev était d'ailleurs issu lui-même du KGB, comme son prédécesseur Youri Andropov et, un peu plus tard, comme Vladimir Poutine.

    Le démantèlement du KGB s'explique en partie par la participation de ses chefs au putsch raté de Moscou, en août 1991. Vladimir Fédorovski, écrivain, ancien porte-parole de Mikhaïl Gorbatchev, se souvient : « Gorbatchev a été arrêté, il y avait 700 000 hommes du KGB dans le pays, et miraculeusement ils n’ont pas tiré sur la foule. Les putschistes pensaient qu’il faut utiliser la manière forte pour assurer la stabilité et seulement après, peut-être, faire les réformes. »

    Les attentats de 1999 ont facilité l’élection de Vladimir Poutine

    Après la disparition du KGB, certains employés ont intégré les services de sécurité nouvellement créés. D'autres se sont reconvertis dans la politique ou dans les affaires. Pendant la présidence de Boris Eltsine, ils ont participé aux luttes entre les clans mafieux, constitués autour des richissimes oligarques. Vladimir Poutine lui-même doit son ascension politique fulgurante à son appartenance au KGB, puis au FSB. Il reste encore des zones d'ombre autour des attentats qui ont fait des centaines de morts à Moscou et dans d’autres villes, en 1999. Attribués par le pouvoir à la guérilla tchéchène, ils ont surtout dopé la cote de popularité de Vladimir Poutine, élu président par la suite.

    Laure Mandeville, grand reporter au Figaro, était en poste à Moscou : « Moi j’appelle ça le pêché originel de Vladimir Poutine. Quand Boris Eltsine l’a choisi comme successeur, son capital de popularité n’a pas grandi jusqu’aux attentats, quand tout d’un coup il apparaît comme un sauveur. Il y a eu dans ces attentats énormément d’éléments qui ont fait penser qu’il y a eu, derrière, une action des services secrets russes ; et presque tous les opposants qui se sont penchés sur ce sujet sont morts, ils ont été éliminés. »

    Débarrassés, malgré tout, de l'étiquette de police politique, les héritiers du KGB parlent aujourd'hui de « fierté retrouvée », surtout avec Vladimir Poutine. Mais ils restent assez peu efficaces dans l’accomplissement de certaines de leurs missions, par exemple dans la lutte contre la corruption qui gangrène la Russie.

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