GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Dimanche 25 Septembre
Lundi 26 Septembre
Mardi 27 Septembre
Mercredi 28 Septembre
Aujourd'hui
Vendredi 30 Septembre
Samedi 1 Octobre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Urgent

    L'Inde annonce avoir mené des «frappes chirurgicales» au Cachemire. «Des équipes de terroristes s'étaient positionnées dans des bases le long de la Ligne de contrôle pour rentrer clandestinement et perpétrer des attaques terroristes (en Inde). L'armée indienne a mené des frappes chirurgicales la nuit dernière» contre ces positions, a déclaré un haut responsable de l'armée indienne à New Delhi. Ces frappes ont fait «un nombre significatif de victimes», selon lui. «Les troupes pakistanaises ont répondu à des tirs indiens non provoqués sur la Ligne de contrôle», a pour sa part indiqué l'armée pakistanaise dans un communiqué, précisant que les échanges de feu ont duré entre 02h30 et 08h00 du matin et ont coûté la vie à deux soldats pakistanais.

    Asie-Pacifique

    Procès historique de trois des plus hauts responsables du régime khmer rouge

    media

    Le procès emblématique du régime khmer rouge, qui a fait quelque deux millions de morts dans les années 70, commence véritablement ce lundi 21 novembre 2011. Le dossier, lui, est en cours d'instruction depuis une quinzaine d'années. Mais les victimes et leurs familles risquent d'être déçues car les trois vieillards présents sur le banc des accusés rejettent toutes les accusations.

    Avec notre envoyée spéciale, Sophie Malibeaux

    Après une ouverture un petit peu chaotique sur le plan matériel, le procès a finalement vraiment pu commencer ce lundi 21 novembre, avec l’exposé des faits par le procureur.

    Une succession de récits plus effroyables les uns que les autres, concernant les vagues d’évacuation de la population déportée en masse d’un bout à l’autre du pays, ainsi que les traitements inhumains infligés à ces populations.

    « Le procureur est entré dans les détails, évoquant des scènes si pénibles, qu’elles ont provoqué des réactions parmi les victimes, dont certaines émues aux larmes », raconte un avocat des parties civiles présent dans la salle.

    Le président de la cour a dû refuser à l’un des accusés de sortir. Les trois hommes, Nuon Chea, Khieu Samphan et Ieng Sary, doivent être physiquement présents dans cette salle, et entendre ce qui leur est reproché.

    Quant aux victimes, il a fallu beaucoup de courage à certains pour venir ici entendre leur propre histoire : les mariages forcés, les viols, les travaux dans les rizières jusqu’à épuisement, travaux dans les salines avec le sel qui rongeait les jambes des femmes, de la nourriture pire que celle que l’on donne aux cochons, des crottes de lapins en guise de médicaments, des punitions débouchant sur la mort… La liste est longue. Cette énumération va continuer encore un jour et demi, avant que la défense ne prenne la parole.

    Aujourd’hui, l’énoncé des charges est général. Tout doit être évoqué pendant les deux premières journées. Ensuite, le procès sera tronçonné en plusieurs morceaux. Les accusations de génocide, par exemple, seront examinées après celles relatives aux déplacements de populations. Les victimes, elles, attendent surtout qu’on établisse les responsabilités des uns et des autres, qu’on ne laisse pas le déni, le négationnisme et l’oubli s’installer.


    L'aboutissement de quinze ans de travail

    Dans le box des accusés, le « frère N°2 », Nuon Chea était l'idéologue du régime, le bras droit de Pol Pot, le « frère N°1 », décédé en 1998 sans jamais avoir été inquiété. A ses côtés, l'ex-président du Kampuchea démocratique : Khieu Samphan et l'ex-ministre des Affaires étrangères, Ieng Sary. Son épouse, Ieng Thirith, elle-même ancienne ministre des Affaires sociales, reste en cellule pour le moment en attendant qu'on soit fixé sur son état de santé puisqu'elle souffre de démence sénile.

    Ce lundi donc, trois accusés octogénaires comparaissent devant la justice pour répondre du génocide, des crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis contre leurs concitoyens entre 1975 et 1979. Leurs victimes ont généralement connu une fin atroce. Les plus chanceuses ont été simplement assassinées, les autres sont mortes d'épuisement, de famine, de maladies, de tortures. Avant de mourir, elles ont généralement assisté au supplice et à l'agonie de leurs parents, de leurs enfants ou de leurs conjoints. Aucune famille cambodgienne n'a été épargnée. Le régime a été d'une efficacité redoutable.

    C'est évidemment une audience historique : l'aboutissement de quinze ans de travail conduit à la fois par les tribunaux cambodgiens et la justice internationale. A la différence de leurs victimes, les accusés, qui rejettent toute responsabilité, ne seront pas condamnés à mort.

     

    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.