GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 14 Octobre
Dimanche 15 Octobre
Lundi 16 Octobre
Mardi 17 Octobre
Aujourd'hui
Jeudi 19 Octobre
Vendredi 20 Octobre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Asie-Pacifique

    A la Une : la «grande évasion» des patrons chinois de la côte est

    Tous les jours, la revue de la presse chinoise préparée par le bureau de RFI à Pékin. Face à la crise ou suite à des malversations financières, des patrons mettent la clé sous la porte et quittent le pays sans donner d’adresse.

    Le gouvernement du Zhejiang a lancé une vaste opération de vigilance. 5 000 entreprises de cette province de l’est du pays ont été placées sous surveillance suite à cette « nouvelle vague d’évasion des patrons » décrite par le 21 Shiji Jingji Baodao.  

    L’hebdomadaire raconte une scène désormais devenue banale dans les petites PME de la région. « Hier matin, raconte un employé d’une filiale du groupe Xiangning, deux personnes sont venues au magasin. Elles souhaitaient voir ce que nous avions de plus cher. Du coup, elles sont parties avec une Audi A6. Votre patron nous doit 6 millions de yuans nous ont-elles dit. S’il ne nous rembourse pas, on garde la voiture ! ».
     
    Les employés ne peuvent ici rien faire, note l’hebdomadaire parce que leur patron a tout simplement disparu avec toute sa famille. « Monsieur Chen » comme l’appelle son assistante, est un « homme d’affaire touche-à-tout ». Ses affaires vont « de la concession automobile au vin, en passant par les énergies renouvelables ». Le problème, c’est qu’aujourd’hui ce patron doit 500 000 yuans d’arriérés de salaires à ses employés et 1 700 000 yuans de loyer aux propriétaires.
     
    A en croire l’hebdomadaire, cette situation se généralise à toutes les provinces de la côte est touchée par la crise. Le 21 Shiji Jingji Baodao a fait les comptes et donne l’addition dans un encadré.  Depuis le début de l’année 2011 et jusqu’à fin octobre, 228 patrons ont quitté le pays sans donner de nouvelles et 9 se sont suicidés rien que dans le Zhejiang. Le suicide le plus récent a eu lieu le 12 novembre dernier. Luo Yinli, le vice-président du village de Cixi s’est suicidé avec sa femme et leur fils. Surendetté, l’ancien professeur s’était lancé dans la spéculation immobilière.
     
    Durban
     
    Il n’y pas que les patrons du Zhejiang qui sont inquiets, note le Nanfang Ribao ce vendredi 9 décembre 2011. . Le quotidien s’est rendu dans la province du Guangzhou, plus au sud. Ici, c’est Jiang Xicheng qui fait la grimace. Ce patron d’une moyenne entreprise spécialisée dans les disques durs pour ordinateurs, a investi des millions de yuans dans deux projets de CDM (Mécanisme de développement propre). « La conférence de Durban (ndlr sur le réchauffement climatique) n’a pas donné lieu a des avancées suffisantes », s’inquiète t-il. La pollution perd de sa valeur d’une certaine manière. Selon le journal,  « le prix de l’indice de carbone est passé de 30 euros la tonne à 4,94 euros ». La faute à la crise financière en Europe estime ce commerçant : « les pays ont moins de volonté pour réduire les émissions de C02. Si le protocole de Kyoto n’est pas prolongé, alors mes machines se vendront moins ».
     
    On n’en est pas encore là, mais en ce dernier jour de conférence à Durban « il reste de nombreux obstacles avant de parvenir à un accord », affirme le site d’information China.com.
     
    Comme la plupart des médias nationaux, ce site d’informations reprend le discours des autorités chinoises et rejette la responsabilité d’un échec sur les pays occidentaux. Pour Zou Ji, directeur de l’Institut de recherches chinois sur les ressources mondiales, « si les pressions des pays développés se poursuivent, on risque d’arriver à deux choses : soit la conférence se termine sur un échec, soit les pays en développement acceptent de faire des concessions ». Avec cet argument qui revient à chaque négociation sur le climat : « Les pays développés fixent des conditions difficiles à réaliser et cherchent des excuses pour ne pas donner les aides qu’ils ont promises aux pays en développement », estime ce chercheur.
     
    Grève chez Hitachi
     
    Difficile de trouver des usines qui ne sont pas en grève ces derniers temps dans l’est chinois. Après l’américain Pepsi, les montres du japonais Citizen et les chaussures Yue Yuen, c’est aujourd’hui la cinquième journée d’arrêt de travail pour le géant de l’électronique Hailiangchuncu filiale de groupe Rili (Hitachi) à Shenzhen. A l’origine il y a un conflit entre l’américain Western Digital qui doit racheter le japonais Hitachi en mars prochain, souligne le Meri Jingji Xinwen.
     
    Ce sont les deux plus grands groupes de fabrication de disques durs, mais les 800 employés sont inquiets. Ils craignent des réductions de postes lors de la fusion, ils parlent aussi de mauvaises conditions de travail. « J’ai 15 ans d’ancienneté et je gagne 1 000 yuans (118 euros) par mois, confie un ouvrier et les heures supplémentaires ne sont pas payées ».
     
    La police antiémeutes est aussi de sortie dans le Zhejiang, constate le South China Morning Post. 
     
    Des centaines d’ouvriers sont descendus dans les rue d’Anji jeudi 8 décembre 2011 pour réclamer des arriérés de salaires après la faillite de leur usine de meubles en bambou. Les forces de l’ordre sont  intervenues. Selon les salariés, la faillite est liée à la pression des exportateurs qui cherchent à réduire au maximum leurs coûts. Et cela, « en réponse au ralentissement de commandes en Occident et en particulier de l’Europe criblée de dettes ».

    Le lait est sur le point de bouillir encore pour les usines du Singapourien « Salut-P International Ltd », filiale notamment d’Apple et où les travailleurs exigent des indemnités suite à la délocalisation de leur entreprise. Jeudi, raconte le South China Morning Post, 100 représentants des salariés se sont rassemblés à Shanghai pour faire circuler des pétitions. Ils ont été dispersés par les policiers.
     
    Protection du patrimoine
     
    De nouveaux fonds pour la protection du patrimoine culturel. Selon le Xinjing Bao, la municipalité de Pékin devrait attribuer l’année prochaine un budget de près d’un milliard de yuans (contre 150 millions aujourd’hui) à la protection de 355 monuments de la capitale. Il s’agit de remplacer les équipements de prévention des incendies. Il faut aussi repeindre les façades et refaire certaines toitures, indique le quotidien.
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.