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Article publié le : vendredi 16 décembre 2011 - Dernière modification le : vendredi 16 décembre 2011

Japon: arrêt à froid des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima

Le réacteur n°3 de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, inspecté par une équipe de l'AIEA.
Le réacteur n°3 de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, inspecté par une équipe de l'AIEA.
Reuters/Tepco

Par RFI

Le Premier ministre japonais Yoshihko Noda a annoncé ce vendredi 16 décembre 2011 l'arrêt à froid des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima, accidentée le 11 mars dernier à la suite d'un séisme et d'un tsunami géant. L'arrêt à froid des réacteurs marque la stabilisation du site de Fukushima et de ses six réacteurs mais il ne signifie pas pour autant la résolution de l'accident nucléaire, le plus grave depuis celui de Tchernobyl.

Avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles

Le Premier ministre japonais, Yoshihiko Noda, est catégorique : le stade de l’arrêt à froid est atteint par les réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima. Un peu plus tôt, l’opérateur Tepco (Tokyo Electric Power) a estimé que les conditions d'un arrêt à froid (procédure qui permet des opérations de maintenance) étaient remplies, à savoir que la température de la cuve des réacteurs reste de façon stable sous une température de 100° et que les émissions radioactives sont sous contrôle.

Réponse des experts indépendants : tout ce qu’a réussi à faire Tepco, c’est rétablir les systèmes de refroidissement en posant dans une course de vitesse, à même le sol, des pompes, des conduites en caoutchouc ou en acier qui peuvent geler ou éclater durant l’hiver.

Les réacteurs de la centrale de Fukushima sont dans un état épouvantable. Les cœurs de trois d’entre eux ont fondu. Des fuites sont avérées au niveau des cuves et des enceintes de confinement. Les réacteurs sont trop endommagés pour pouvoir décréter leur arrêt à froid. Et les rejets radioactifs de la centrale restent inquiétants.

Tout ce bricolage pour reprendre le contrôle de la centrale, assurent les experts, risque à tout moment de s’écrouler en cas de nouveau séisme de forte puissance.

Les températures au fond des cuves des réacteurs 1 à 3, les plus endommagés, étaient passées sous 100 degrés entre août et septembre, et ont été maintenues à ce niveau grâce à l'installation de systèmes de refroidissement en continu.

tags: Nucléaire - séisme tsunami et catastrophe nucléaire au Japon
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