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A la Une : Furie 4S à Pékin
Tous les jours, la revue de la presse chinoise préparée par le bureau de RFI à Pékin.
Suite à des échauffourées devant l’une de ses boutiques de Pékin, Apple a décidé de suspendre la vente des iPhones en magasin. Les jeunes énervés existent aussi en Chine. Par petits groupes, nous avons pu en croiser plusieurs dizaines vendredi soir déambulant dans le « village » de Sanlitun à Pékin. Ce quartier commercial de la capitale chinoise est très fréquenté par les expatriés. C’est surtout le lieu de l’Apple Store, la boutique de la célèbre marque à la pomme qui fait rêver la jeunesse chinoise.
Enervés et en colère près d’un millier de personnes faisaient la queue depuis plusieurs heures malgré le froid quand des échauffourées ont éclaté. Certains ont jeté des œufs sur la vitrine parce que la boutique n’avait pas commencé la vente à l’heure, indique le Huanqiu Shibao. Un vigile a été pris à parti par la foule en colère, il y a eu des heurts comme en témoignent ces images du weibonautes et photographe Lifeng.
La foule cherchait à se procurer l’iPhone 4S dont la vente venait de commencer. Pour la direction Apple ce sont les « Huangniu » qui sont en causes. Ceux que l’on appelle ici littéralement les « vaches jaunes », sont en fait des revendeurs qui achètent les derniers modèles pour ensuite spéculer sur leur rareté et les revendre aux plus offrants.
Selon le weibo officiel d’Apple il était environ 4 heures du matin, quand un conflit entre ces « vaches jaunes » et les vigiles de la boutique de Sanlitun a éclaté. Il n’y a pas eu de problèmes dans les autres Apple Store mais la direction a décidé de suspendre toutes les ventes en magasin pour la Chine « afin d’assurer la sécurité de (ses) clients et de (ses) salariés ». Les ventes en lignes en revanche se poursuivent.
Sanctions américaines
Les sanctions de Washington à l’encontre de trois entreprises chinoises commerçant avec l’Iran ne passent pas. Huanqiu Shibao critique cette décision qualifiée « d’ingérence ». Ces trois entreprises travaillent toutes dans le domaine de l’énergie. L’une d’entre elles, Zhuhai Zhenrong, est même une compagnie chinoise d’Etat chargé des achats pétroliers pour l’armée.
La Chine paye la déception de Timothy Geitner semble indiquer le 21 Shiji Jingjibaodao. Le secrétaire américain au Trésor n’a pas réussi lors de sa visite en Chine à convaincre Pékin de baisser ses importations du pétrole en provenance d’Iran. La Chine, note le journal, à besoin de temps et cherche à diversifier ses approvisionnements. La visite du Premier ministre Wen Jiabao qui débute demain samedi au Proche-Orient va dans ce sens. Pékin regarde notamment vers l’Arabie Saoudite. Sinopec, le plus gros acheteur chinois de pétrole iranien a ainsi déjà signé un contrat avec la Saudi Arabian Oil Company afin de construire une usine de raffinement d’une capacité de 400 000 barils.
Ouvriers robots
Il fallait les inventer, Foxconn l’a fait. Le géant taïwanais de l’électronique vient de mettre au point les premiers « travailleurs robots » dans son usine de Jincheng. Des machines sur les chaines de montage. Cet essai, explique le Jingji Cankao, a été réalisé dans la province du Shanxi qui est aussi le pays natal du président de Foxconn, Guo Taiming. Alors bien sûr, poursuit ce journal économique, la motivation n’est pas uniquement sentimentale. La ville de Jincheng est située non loin de Zhengzhou dans le Henan où le groupe dispose d’une usine également. Petit à petit, affirme le quotidien, Foxconn tente de décentraliser sa production de la côte est vers le centre du pays.
Un ouvrier robot ça coûte combien ? Entre 10 000 yuans (1 200 euros) et 1 million de yuans (120 000 euros). Pour le représentant du groupe interrogé par le journal : ces robots seraient « plus précis que l’humain, avec une plus grande endurance aux pressions. Ils peuvent aussi travailler dans un environnement dangereux et plus longtemps. »
C’est pour « aider » les travailleurs dans les tâches difficiles, mais pas pour les « remplacer », affirme la direction de Foxconn. « Les robots prendront nos emplois, c’est inévitable », confie un ouvrier résigné. « Mais ça va créer aussi des emplois car il faudra faire des recherches sur les robots, il faudra aussi des gens pour les manipuler et les réparer », dit un autre dans un autre article publié toujours par le Jingi Cankao.

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