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BIRMANIE / UE - 
Article publié le : lundi 23 janvier 2012 - Dernière modification le : lundi 23 janvier 2012

L’Union européenne allège ses sanctions contre la Birmanie

Parmi les motifs de satisfaction de l’UE figure la récente libération d'un  «nombre important de prisonniers politiques» telle que celle du bloggeur birman Nay Phone , le 13 janvier 2012.
Parmi les motifs de satisfaction de l’UE figure la récente libération d'un «nombre important de prisonniers politiques» telle que celle du bloggeur birman Nay Phone , le 13 janvier 2012.
REUTERS/Soe Zeya Tun

Par RFI

La Birmanie n'est plus un pays paria aux yeux de l'Union européenne qui a enclenché lundi 23 janvier l'allègement de son régime de sanctions. Une manière pour l'UE de saluer les dernières réformes entreprises par le régime - libération de prisonniers politiques, efforts de paix envers les minorités, assouplissement du contrôle des médias. Dans un premier temps, ce sont les interdictions de visa qui seront levées à l'encontre des principaux dignitaires birmans. Selon la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, la levée des sanctions restera conditionnée à la poursuite des gestes d'ouverture des autorités.

C'est un peu la suite logique de la précipitation diplomatique de ces derniers mois. Les ministres des Affaires étrangères des principaux pays occidentaux - Etats-Unis, Grande-Bretagne et France - se sont succédé à Rangoon et Naypidaw, auprès de l'opposante historique Aung San Suu Kyi et auprès du gouvernement birman et ils en ont rapporté la conviction d'une évolution incontestable du régime qu'il fallait bien évidemment soutenir et accompagner.

Aujourd'hui la question des Européens n'est pas tant de savoir s’il faut lever les sanctions, mais à quel rythme il faut les lever et quels sont les critères qu'il faut respecter, c'est-à-dire les avancées réalisés en matière de « liberté d'expression », ou la « libération des prisonniers politiques ». Certains Européens sont plus prudents ou plus méfiants que d'autres. Mais tous s'accordent en tout cas sur le principe qu'il faut immédiatement répondre en envoyant des signes d'encouragement, à mesure des progrès enregistrés.

Et c'est donc de cela qu'il s'agit. En avril se tiendront des élections partielles. Aung San Suu Kyi pourrait être élue au Parlement et ce pourrait être l'occasion d'un nouveau pas important dans la normalisation des relations entre les pays de l'Union et la Birmanie. D'ici-là, les Européens ont décidé d'accomplir ce geste de nature à satisfaire à ce stade quelques notables du régime.

tags: Birmanie - Union Européenne
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