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Article publié le : vendredi 03 février 2012 - Dernière modification le : vendredi 03 février 2012

Inde : plus d'une centaine de licences de téléphonie mobile annulées pour cause de corruption

L’avocat Prashant Bhushan, le principal plaignant dans le scandale des téléphones 2G, interrogé par les médias après le verdict de la Cour suprême de New Delhi, le 2 février 2012.
L’avocat Prashant Bhushan, le principal plaignant dans le scandale des téléphones 2G, interrogé par les médias après le verdict de la Cour suprême de New Delhi, le 2 février 2012.
REUTERS/Parivartan Sharma

Par RFI

La Cour suprême indienne a annulé hier, jeudi 2 février, 122 licences de téléphonie mobile de deuxième génération (2G). L'affaire de corruption, révélée en 2010, qui est à l'origine de cette décision, avait déjà entraîné la chute du ministre des Télécommunications de l’époque. La vente frauduleuse de ces licences aurait en outre privé le pays de près de trente milliards de dollars.

Avec notre correspondant à New Delhi, Pierre Prakash

S’il était encore besoin de confirmer que la vente des licences de téléphonie mobile deuxième génération en 2008 était au cœur d’une gigantesque fraude, c’est désormais chose faite. La Cour suprême indienne a en effet annulé toutes les licences attribuées à l’époque, soit 122 au total, infligeant des amendes aux entreprises bénéficiaires, tout en ordonnant au gouvernement d’organiser une nouvelle vente aux enchères d’ici quatre mois maximum.

Une décision de justice particulièrement embarrassante pour le gouvernement, d’autant que la Cour des comptes a estimé que cette affaire qui vaut déjà au ministre des Télécommunications de l’époque d’être jugé pour escroquerie dans un autre procès, aurait coûté à l’Etat un manque à gagner de près de trente milliards d’euros. Le ministre avait attribué les licences à des prix dérisoires, en échange de pots-de-vin.

Contrairement aux requêtes des plaignants, la Cour s’est cependant refusé à statuer sur le sort du ministre de l’Intérieur Palaniappan Chidambaram qui était ministre des Finances à l’époque de la vente des licences. L’opposition parlementaire réclame elle, la tête du Premier ministre Manmohan Singh, accusé d’avoir fermé les yeux pour ne pas mettre à mal la stabilité de son gouvernement.

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