Nouvelle-Zélande - 
Article publié le : dimanche 05 février 2012 - Dernière modification le : mardi 07 février 2012

Nouvelle-Zélande : commémoration houleuse de l'anniversaire du traité de Waitangi

Des Maoris manifestent lors de la journée de commémoration du traité de Waitangi, le 6 février 1990.
Des Maoris manifestent lors de la journée de commémoration du traité de Waitangi, le 6 février 1990.
AFP/ MANUEL CENETA

Par RFI

Les premières cérémonies de la célébration de la fête nationale en Nouvelle-Zélande ont tourné à la manifestation. Le nouveau Premier ministre a été chahuté par un groupe de militants, majoritairement maoris. La police a pu tenir les manifestants à l'écart, mais elle n'a pas pu faire taire les slogans, les chants et les insultes qui ont fusé tout au long de la cérémonie qui a finalement été écourtée. Un dispositif de sécurité important entourait le chef du gouvernement et les personnalités qui l'accompagnaient. Et le cortège officiel a donc pu se retirer sans encombre.

Cette année, les premières cérémonies de la fête nationale ont encore été celles de « la discorde nationale ». Le Premier ministre John Key a été reçu par une foule d'opposants scandant des slogans hostiles à sa politique et relançant au passage la polémique sur le respect du fameux traité de Waitangi qui, en 1840, a garanti aux Maoris la propriété de leurs terres et les mêmes droits qu'aux colons britanniques fraîchement débarqués.

Or, depuis cette date, les Maoris ont eu, à maintes reprises, l'occasion de se rendre compte que la réalité coloniale était plus complexe. Ce traité est donc encore une cicatrice qui gratte la nation néozélandaise. Mais cette commémoration est aussi l'occasion pour les opposants d'interpeller directement, chaque année, les plus hautes autorités du pays pour leur dire tout le mal qu'ils pensent de leur politique. C'est pour cette raison que la précédente chef du gouvernement, Helen Clark, ne se rendait plus à Waitangi depuis 2004.

Depuis l'arrivée de la nouvelle majorité de centre-droit au mois de novembre, le programme de privatisation de l'économie va bon train. Et l'opposition qui ne rate pas une occasion de se manifester, était naturellement au rendez-vous ce dimanche. John Key a évoqué une « occasion de dialogue manquée », et il a assuré qu'il reviendrait à Waitangi l'année prochaine.

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