Libération des 29 travailleurs chinois, enlevés au Soudan du Sud

Les ex-otages sont arrivés mardi 7 février vers 22h30 à Nairobi au Kenya par un avion spécial de la Croix-Rouge internationale. Leur chantier de construction d’une route dans la région du Sud-Kordofan avait été attaqué le 28 janvier dernier par les rebelles de la branche nord du Mouvement populaire de libération du Soudan. Après plus de dix jours d’intenses négociations, c’est donc le soulagement à Pékin. Le ministre des Affaires étrangères soudanais a confirmé le transfert des ex-otages vers le Kenya.
Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde
Quelques sourires, la main rassurante, des blouses blanches à la descente de la passerelle de l’avion… Ces images en provenance de l’aéroport Wilson de Nairobi tournent en boucle sur les télévisions chinoises ce mercredi matin.
Sur les 29 ex-otages libérés, tous sont en bonne santé, physiquement et moralement a fait savoir l’agence Chine nouvelle. Deux d’entre eux souffrent de blessures mineures aux genoux et aux chevilles, d’où la présence d’un fauteuil roulant sur le tarmac. Malgré les propos rassurants, certains visages semblent toutefois marqués par l’épreuve.
Pendant plus dix jours, Pékin a mené d’intenses tractations auprès de Khartoum et de Juba, la capitale du Soudan du Sud, pour obtenir cette libération. Impossible de savoir aujourd’hui si les rebelles ont obtenu quelque chose en retour. Selon la presse chinoise, le Comité international de la Croix-Rouge a joué les intermédiaires dans les négociations.
L’avion du CICR, s’est d’abord posé vers 5h00, mardi 7 février, dans les montagnes de Nouba, dans cette région du Sud-Kordofan à cheval sur l'ancienne ligne de front de la guerre civile entre le Nord et le Sud-Soudan, et où les tensions persistent. L’appareil de 40 places a ensuite redécollé vers 12h30 avec les 29 ouvriers chinois à bord. Une escale à la frontière kényane pour faire le plein d’essence, et la délivrance donc mardi soir à 22h35 à l’arrivée sur l'aéroport Wilson de Nairobi où les otages ont passé des examens médicaux avant de rentrer probablement demain jeudi à Pékin.
A noter parmi les sourires les plus repris par les journaux ce matin, celui de ces deux femmes chargées de la traduction et des contrats sur le chantier attaqué le 28 janvier dernier. Comme le reste des ex-otages leur identité n’a pas été révélée, mais elles sont très attendues dans leur province natale du Sichuan à l’ouest de la Chine d’où viennent la plupart de ces travailleurs.

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