GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 24 Août
Jeudi 25 Août
Vendredi 26 Août
Samedi 27 Août
Aujourd'hui
Lundi 29 Août
Mardi 30 Août
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Asie-Pacifique

    Nouveaux incidents dans le Xinjiang entre Ouïghours et Hans

    media

    Selon l’agence Chine nouvelle, ce sont des émeutiers ouïghours qui seraient derrière l’attaque d’un marché de la préfecture de Kashgar dans l’extrême-ouest chinois ce mardi 28 février 2012. Cette nouvelle attaque à l’arme blanche aurait fait 12 morts selon les médias chinois. Pour l’instant les autorités ont parlé d'« émeutiers » et de « meurtriers ».

    Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

    Selon le Congrès mondial ouïghour, plus de 80 personnes auraient déjà été arrêtées suite à l'attaque de ce 28 février. La police chinoise fait savoir de son côté qu’elle est toujours à la recherche d’individus qualifiés de « dangereux ».

    Il était un peu plus de 17h30 mardi soir, lorsqu’une douzaine de personnes ont surgi armées de couteaux sur le marché de Kargilik a déclaré à l’AFP un policier : « La plupart des victimes étaient des Hans, mais parmi elles se trouvaient aussi des Ouïghours. Cinq émeutiers ont été abattus, et non deux, et ils étaient tous ouïghours ».

    La ville est située à 250 km au sud-est de Kachgar. Elle est peuplée à 93% de Ouïghours mais comme la plupart des quartiers commerçants au Xinjiang, le lieu où se sont produites les violences est majoritairement habité par des Hans.

    Une restauratrice, jointe par téléphone, témoigne : « Je suis arrivée sur place, il était 18h. Il y avait des ambulances qui évacuaient les blessés. J'ai vu aussi des policiers en sang et un vieux monsieur blessé. A ce moment-là, tout le marché était bloqué. Je ne me sens pas tranquille. J'ai une serveuse ouïghoure qui était là. Elle a vu quelqu’un se faire tuer dans la rue Xingfu. Elle a vu beaucoup de sang. Elle a peur maintenant ».

    Le marché de nuit de Kargilik est bondé en début de soirée. La rue Xingfu (littéralement la « rue du bonheur ») s’est transformée en cauchemar.

    Dans son rapport, la police ne fait pas état des motivations des « émeutiers ». Depuis les affrontements entre la minorité ouïghoure et les Hans qui ont fait près de 200 morts en juillet 2009, les mesures de sécurité ont été considérablement renforcées avec une surveillance accrue des moyens de communications.

    Censure des événements

    Ce 28 février, le district de Kargilik (« Yecheng » en mandarin) était censuré sur Sina, le plus gros forum internet chinois alors que les associations ouigoures à l’étranger ne cessent de dénoncer l’immigration massive des Hans dans une région dotée d’abondantes ressources naturelles.

    Lors de sa visite en Turquie, il y a tout juste une semaine, le vice-président chinois Xi Jinping a demandé à Ankara d’empêcher les « forces du Turkestan oriental » de mener des « activités séparatistes » sur son territoire.

    Près de 8 000 policiers ont été appelés en renfort dans toute la province du Xinjiang depuis le début de cette année, en prévision notamment du congrès du Parti communiste samedi prochain.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.