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    Asie-Pacifique

    Election présidentielle sans heurts au Timor Oriental

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    La présidentielle s’est déroulée sans incident majeur au Timor Oriental. Président, c’est un poste honorifique mais important pour l’unité de ce jeune pays indépendant depuis 2002. Et le président sortant, José Ramos-Horta, était opposé, ce samedi 17 mars 2012, à onze rivaux. Entretien avec Frédéric Durand, chercheur à l’Institut de recherche sur l’Asie (IrAsia), à Marseille.

    RFI : Un vote sans violence, est-ce que c’est déjà un premier succès pour cette jeune démocratie ?

    Frédéric Durand : Oui, en tout cas une confirmation puisque c’est vrai que ça fait dix ans que le pays est indépendant et qu’il y a eu plusieurs troubles, notamment en 2007 lors des précédentes élections. Donc là, c’était un peu un test pour voir si le pays était effectivement revenu au calme sachant que ces troubles s’étaient quand même terminés, en février 2008, par une double tentative d’assassinat manqué qui visait à l’époque le président et le Premier ministre.

    RFI : Et puis pour cette élection, celle d’aujourd’hui, c’est la toute première fois que les forces nationales timoraises assurent la supervision du scrutin ?

    F. D. : Effectivement, puisque jusqu’à maintenant, même si une armée timoraise a été mise en place depuis une dizaine d’années, c’était les forces internationales de l’ONU qui supervisaient la sécurité des grands évènements comme les élections de 2007.

    RFI : Il reste encore plus d’un millier de casques bleus dans le pays. Aujourd’hui, cette présence est-elle vraiment indispensable ?

    F. D. : Tout le monde espère que non. D’ailleurs l’ONU a voté une reconduction uniquement jusqu’à la fin de l’année 2012. Normalement d’ailleurs, le retrait était même prévu avant 2006 sauf qu’il y a eu des troubles qui ont obligé au retour et au maintien d’une force de maintien de la paix pendant six ans. Donc là on espère que si les élections se déroulent normalement et qu’il n’y a pas de problèmes, l’essentiel de la présence onusienne pourra se retirer à la fin de l’année.

    RFI : Que font précisément aujourd’hui les casques bleus dans le pays ?

    F. D. : Les mille personnes présentes ne sont pas que des casques bleus, ce sont des conseillers techniques pour une bonne partie. Et puis après, il y a une petite force militaire qui est plus là pour assurer une sorte de garantie qu’il n’y a pas de troubles.

    RFI : Aujourd’hui il y a donc eu cette élection présidentielle. Il y a une autre échéance pour les mois qui arrivent, ce sera en juin, pour les législatives. L’enjeu là est également très important.

    F. D. : L’enjeu est beaucoup plus important même d’un point de vue politique puisque c’est un régime parlementaire avec un Premier ministre fort. Donc le Premier ministre sera désigné par le président de la République au sein du parti ou de la coalition qui remportera les élections législatives de juin 2012.

    RFI : Le président sortant avait déjà été élu en 2007, c’était une très large victoire. Est-ce qu’aujourd’hui il peut s’appuyer justement sur une popularité conséquente ?

    F. D. : Les élections de 2007 avaient quand même été disputées puisqu’il avait fallu un deuxième tour et le score de José Ramos-Horta, au premier tour, n’avait pas été de 30%. Donc ce n’était quand même pas si évident.

    RFI : Mais José Mramos-Horta avait obtenu plus de 60% au second tour ?

    F. D. : Effectivement, il avait eu plus de 60% au deuxième tour, mais un petit peu en vote de défiance par rapport à son grand rival qu’il retrouve encore d’ailleurs en 2012, Lu-Olo, qui est le représentant du Fretilin, le grand parti de l’indépendance. Et là, il y a potentiellement quatre candidats qui peuvent remporter cette présidentielle. Et petit revers, même s’il s’en défend contre Ramos-Horta, le Premier ministre actuel Xanana Gusmão qui avait été d’ailleurs le premier président de la République et qui est un grand leader de la résistance, s’est prononcé pour un des rivaux de José Ramos-Horta qui est Taur Matan Ruak, l’ancien chef des forces armées.

    RFI : Il y a justement le défi politique, le défi de la sécurité et peut-être avant tout le défi social dans un pays où près de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté ?

    F. D. : Ça, c’est un chiffre qui est souvent avancé. On parle même parfois de 80% de la population sous le seuil de pauvreté. Il faut quand même être prudent avec ces chiffres puisque ce sont des données un peu standard international fournies par l’ONU, des populations qui vivent avec moins de deux dollars par jour, sachant qu’au Timor Oriental on a affaire à un pays où les trois quarts de la population vivent dans des zones rurales et sont très largement autosuffisantes pour leur agriculture, mais avec une économie qui est peu monétarisée. Donc en fait, dire que les deux tiers ou les trois quarts de la population vivent en dessous du seuil de pauvreté n’a pas forcément grand sens. En tout cas, il n’y a pas de misère dans le pays contrairement à ce que ça pourrait laisser imaginer.

    Frédéric Durand est également l’auteur d’un livre Timor-Leste. Premier Etat du 3e millénaire, livre publié l’année dernière par les Editions Belin.

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