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    Asie-Pacifique

    Affaire Bo Xilai: depuis la chute du patron de Chongqing, les langues se délient

    media Bo Xilai, l'ex numéro un de Chongqing, Chine. © Reuters

    La chute de Bo Xilai n’en finit pas de faire des remous en Chine. Depuis la mise à pied de cette figure très en vue du Parti communiste chinois, les langues se délient. Après la demande d’enquête du Royaume-Uni sur la mort suspecte d’un homme d’affaires britannique en novembre dernier à Chongqing, cette fois, c’est le président d’une entreprise du secteur chimique de Dalian qui a disparu, une ville portuaire du nord-est du pays où Bo Xilai a été maire pendant 16 ans.

    « Nous avons perdu le contact avec notre président depuis deux semaines », explique ce lundi 2 avril le site internet du siège du Shide Chemical Group. La non participation de Xu Ming au forum économique de Boao où il était attendu dans le sud du pays et quelques lignes dans Caijin ce week-end ont suffit à donner l’alerte : « Xu, 41 ans, a été placé sous le contrôle d’un département non spécifié, dans le cadre d’une enquête économique », affirment des témoins anonymes cités par l’hebdomadaire économique.

    Pour tous les Chinois, le jargon administratif est ici aussi clair que les sources du Yangtsé : monsieur Xu fait l’objet d’une enquête pour corruption. Un cas loin d’être isolé mais qui attire l’attention en raison du lieu du délit supposé. La ville portuaire de Dalian a en effet servi de tremplin politique à Bo Xilai et à son ancien lieutenant Wang Lijun pendant seize ans.

    « Chaise du tigre »

    Le tandem s’est retrouvé plus tard à Chongqing où Li Zhuang dit aujourd’hui avoir été victime de torture : « Quand les policiers m’ont arrêté », confie cet avocat, « ils m’ont fait assoir dans une ‘chaise de tigre’. J’avais les bras et les jambes immobilisés et il m’était interdit de dormir ».

    Li Zhuang a été interpellé en 2010 pour avoir défendu des parrains de la mafia dans le cadre de la campagne contre le crime organisé lancée par Bo Xilai (secrétaire général du Parti communiste de la région administrative spéciale) et Wang Lijun (chef de la police et vice-maire) qui a conduit plus de 2 000 personnes en prison dont des directeurs de la police et 67 chefs de gangs.

    « Je suis resté assis dans cette chaise pendant trois jours, j’avais seulement le droit d’aller aux toilettes. D’autres ont été suspendus par les pieds et ont subi des brûlures de cigarettes, c’était vraiment une politique de terreur fasciste. Comme le dit le philosophe Francis Bacon : un crime contamine l’eau de l’étang, mais une application de la loi sans justice contamine la source elle même. Les procédés utilisés à l’époque étaient exactement ceux de la Révolution culturelle », insiste l’avocat qui fait ici référence à la jeunesse de Bo Xilai chez les gardes rouges et au discours du Premier ministre Wen Jiabao le mois dernier disant publiquement craindre un retour de l’esprit de la Révolution culturelle, et demandant aux autorités de Chongqing de tirer toutes les conséquences de « l’incident Wang Lijun ».

    Journalistes arrêtés

    La compagnie chimique de Dalian dont le président a disparu a-t-elle financé les études du fils de Bo Xilai a Oxford et à Harvard, comme le laisse entendre un journal malaisien qui ne cite pas ses sources ? S’agit-il de luttes de factions et d’un grand ménage de printemps au sein de l’appareil étatique ? Les réformateurs ont t-ils envoyé les enquêteurs à Dalian pour alourdir le dossier Bo Xilai et ternir d’avantage son image ?

    Ce qui est sûr, c’est que depuis la chute de l’ancien chef du Parti communiste de Chongqing, les langues se délient. Jiang Weiping a été parmi les premiers à lâcher le morceau. Actuellement réfugié au Canada, cet ancien correspondant du journal hongkongais Wenhuibao à Dalian, a été condamné à 8 ans de prison en décembre 2000 pour une série d’articles mettant en cause l’ancien maire de l’époque.

    La même chose est arrivée à Gao Yingpu à Chongqing. La femme du reporter vient ainsi d'écrire aux associations des droits de l’homme affirmant que son mari a été condamné à trois ans de prison en 2010 pour « atteinte à la sécurité de l’Etat », après avoir dénoncé les méthodes brutales employées par la police de la « ville rouge » pour faire emprisonner et parfois exécuter les malfrats et les responsables politiques corrompus.

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