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Asie-Pacifique

Chine Hu Jintao

Chine: 16 anciens cadres communistes réclament la tête d’un haut dirigeant du Parti

media Les anciens cadres du Parti communiste réclament la tête de Zhou Yongkang, membre du comité central du PCC, ancien chef de la sécurité publique et surtout parrain du prince déchu Bo Xilai. AFP PHOTO / LIU JIN / FILES

La pétition est signée par 16 anciens cadres communistes de la province du Yunnan et elle a été directement adressée au président Hu Jintao. Ces retraités du Parti réclament la tête de l’un des durs du clan des néoconservateurs au sein du régime, le célèbre Zhou Yongkang, membre du comité central du PCC, ancien chef de la sécurité publique et surtout parrain du prince déchu Bo Xilai soupçonné dans une affaire d’homicide. Depuis plusieurs semaines déjà, la rumeur disait Zhou Yongkang sur la touche. Cette pétition semble le confirmer aujourd’hui et traduit les luttes internes en cours au sein de l’appareil d’Etat chinois

Ils ont les cheveux blancs, ils viennent de la ville de Zhaotong dans la province du Yunnan -donc très loin de Pékin- et ils ont tous laissé leur numéro de téléphone sur la lettre adressée au président Hu Jintao. La pétition appelle à la démission de deux membres du Politburo, rien de moins ! Le chef de la propagande, Liu Yunshan, et le patron de la sécurité publique, Zhou Yongkang.

Crainte d’un « grand bond en arrière »

En attaquant ces deux figures majeures du régime, ces papys du Parti ne prennent pas de grands risques en réalité. Ils répondent probablement à la demande du courant réformiste au sein du Parti. Ils sont aussi protégés par une vie dévouée au communisme et par leur grand âge.

Parmi eux, Li Shaokai, 81 ans : « Tout ce qu’a fait Bo Xilai a été guidé et soutenu par Zhou Yongkang, affirme cet ancien patron de la propagande du Yunnan. Ces gens cherchent à reproduire la révolution culturelle à Chongqing et dans tout le pays. On ne veut pas revivre ce passé terrible. » Ce message est aussi du Premier ministre Wen Jiabao, tombeur de l’ancien chef du Parti communiste de la ville rouge Bo Xilai.

En précipitant la chute du prince rouge de Chongqing lors de la clôture du Congrès du peuple le 14 mars dernier, Wen Jiabao a lui aussi mis l’accent sur le danger d’un grand bond en arrière, et la crainte d’un retour de la révolution culturelle. « Il y a encore des personnes à l’intérieur du Parti qui s’opposent aux réformes, poursuit Li Shaokai. Nous nous disons aujourd’hui que les réformes économiques ne suffisent pas. Nous avons besoin d’une ouverture politique », conclut celui qui, à la fin de sa carrière, a dirigé le bureau de tabac de Zhaotong.

La mise sur la touche de Bo Xilai, dont l’épouse est soupçonnée d’assassinat sur un consultant britannique, entraînerait ainsi celle de son puissant protecteur au sein du comité central. Voilà maintenant près de trois semaines que le tout Pékin chuchote la fin prochaine de Zhou Yongkang. Le Financial Times affirmait ainsi dimanche 13 mai que l’homme fort de la sécurité publique avait déjà passé la main à Meng Jianshu, chef de la police nationale et nommé ministre de la Sécurité d’Etat en 2007.

Le China Daily laissant imaginer une reconversion à haute tension pour Zhou Yongkang, ce dernier ayant été aperçu récemment en train de superviser le chantier d’une autoroute électrique dans le lointain Xinjiang.

Le changement, c’est doucement !

Une démission anticipée de Zhou Yongkang du comité central où siègent les « 9 empereurs » de la République populaire et démocratique de Chine risque de faire chavirer la barque. Le changement, s’il a lieu, devrait donc se faire en douceur, et attendra probablement le prochain Congrès du Peuple prévu pour l’automne. D’ici là, Zhou Yongkang devrait conserver son titre de secrétaire adjoint du Comité des affaires politiques et législatives du comité central.

Info ou intox, cette mise au placard annoncée est en tous cas relayée aujourd’hui par les vieux communistes du Yunnan. La lettre a été signée le 4 mai dernier, elle a fait son apparition sur les réseaux sociaux cinq jours plus tard, avant d’être reprise par la presse de Hong Kong ce mercredi. Ce n’est pas la première fois d’ailleurs que la province du Yunnan, connue pour son thé et ses montagnes escarpées à la frontière avec le Vietnam, le Laos et la Birmanie, se fait remarquer par des déclarations progressistes.

Crime de lèse majesté ! Le 15 octobre 2011, sept anciens du PC de Zhaotong avaient ainsi pris la plume pour écrire au gouvernement central et demander à ce que soit décroché le portrait de Mao Zedong à l’entrée sud de la Cité interdite sur la place Tiananmen.

Lutte des places

Un an plus tôt, le 13 octobre 2010, à la suite de l’attribution du Prix Nobel de la Paix à Liu Xiaobo, 23 anciens cadres du Parti de tout le pays avaient eux aussi rédigé ce genre de manifeste, en réclamant une plus grande liberté d’expression. Ces déclarations sont pour l’instant restées lettres mortes. On note toutefois qu’elles interviennent à chaque fois dans un contexte tendu à la tête du régime.

Les mois qui viennent s’annoncent importants pour la Chine avec une succession en deux temps. À l’occasion du Congrès du Peuple en mars 2013, la paire Xi Jinping (vice-président) - Li Keqiang (vice-Premier ministre) devrait ainsi remplacer le duo composé par l’actuel chef de l’Etat Hu Jintao et le Premier ministre Wen Jiabao. Le XVIIIe Congrès du PCC prévu en octobre prochain, qui pourrait être repoussé de plusieurs semaines, marquera lui la première marche de cette transition avec le renouvellement des sièges au Comité central.

La lutte des places entre le clan des néoconservateurs et le camp des réformistes a déjà commencé. Bo Xilai a déjà perdu la sienne, d’autres pourraient suivre sachant que décidément les gorges chaudes du Parti sont devenues bavardes ces derniers temps.

Elles ont même été jusqu’à se confier à un quotidien japonais ce mercredi. Selon le Yomiuri Daily, les « neuf empereurs » du Politburo, autrement dit le saint des saints du parti, pourraient en effet être réduits à sept. Deux sièges de moins donc, peut-être liés à ces deux noms cités dans cette lettre des anciens venus du lointain Yunnan dans le sud-ouest chinois.

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