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    Asie-Pacifique

    Chine : colère des internautes après un avortement forcé

    media La Chinoise Feng Jianmei dans son lit d’hôpital après son avortement forcé, dans la province du Shaanxi, au centre de la Chine. DR.

    En Chine, le planning familial de la province du Shaanxi, au centre du pays, a été contraint de présenter ses excuses suite à l’avortement forcé d’une jeune maman enceinte de sept mois. Les images terribles de Feng Jianmei et de son fœtus ensanglanté ont choqué le pays. Les deux caractères « Mou Sha », qui signifient « Un meurtre »,  inondent la Toile chinoise ce vendredi 15 juin 2012. Un drame qui révèle la cruauté de la politique de l’enfant unique mise en place depuis 1979.

    Les excuses et la suspension de trois fonctionnaires du planning familial d’Ankang, au sud de la province du Shaanxi, ne suffiront pas à calmer la colère. Un meurtre ! « Mou Sha » : les deux caractères inondent laToile chinoise ce vendredi 15 juin 2012. En effet, comment décrire autrement l’horreur vécue par cette jeune femme allongée en blouse bleue dans son lit d’hôpital de la province du Shaanxi, au centre du pays. La photo a fait la Une des journaux. A ses côtés, sur une toile en plastique, le corps sanguinolent d’un bébé de 7 mois.

    4 900 euros d’amende

    La sévérité cruelle de la politique de l’enfant unique n’est pas une nouveauté. Des centaines de milliers de Chinoises en sont victimes chaque année, les fonctionnaires du planning familial étant souvent plus inflexibles que les agents des impôts. La règle veut que les familles à la campagne puissent avoir un second enfant quand le premier a dépassé l’âge de cinq ans.

    Feng Jianmei avait déjà une fille de 6 ans, elle souhaitait avoir un fils. Problème : les autorités lui reprochent de ne pas posséder le bon « hukou » - permis de résidence -, la jeune maman âgée de 23 ans est en effet originaire de Mongolie intérieure. Il faut donc payer.

    Message envoyé par les autorités du planning familial aux jeunes parents, exigeant 40 000 yuans d’amende pour pouvoir garder leur deuxième enfant. DR.

    Sur un message envoyé via internet, le planning familial de la ville de Zengjia exige « 40 000 yuans et pas un centime de moins ». Près de 5 000 euros, la somme est astronomique pour ce jeune couple. « Ca représentait quatre ans de salaire, nous n’avions pas les moyens de payer », a confié son mari Deng Jiyuan.

     Enlèvement et piqûre

    Nous sommes le 30 mai dernier, Deng travaille en Mongolie intérieure. Les agents en profitent pour intervenir. Ils enlèvent la jeune femme, lui placent un manteau sur la tête, la frappent et la forcent à poser son empreinte digitale sur la demande d’avortement.

    Le 2 juin à 15h30, une piqûre vient provoquer l’interruption volontaire de grossesse. Le lendemain au petit matin, le fœtus sort du corps. La belle sœur est autorisée à lui rendre une visite. « Clic clac », la tendresse de la jeune maman pour le fœtus à ses côtés va faire le tour du web.

    Jeudi 14 juin 2012, l’administration provinciale a publié un communiqué sur son site internet reconnaissant la véracité des détails révélés sur la Toile et rappelant que l’avortement forcé était une violation grave des règlements.

    La pratique est pourtant commune et connue de tous les Chinois, même si les autorités se gardent d’en faire la publicité. L’avocat aveugle Chen Guangcheng, qui a trouvé refuge aux Etats-Unis le mois dernier, en a fait les frais pendant des années, après avoir dénoncé la stérilisation forcée de milliers de femmes dans sa province du Shandong.

    Avalanche de révélations

    Treize jours après le drame, le mari de Madame Feng affirme : « Mon épouse ne cesse de pleurer, j’espère que les responsables de cet homicide seront punis ». Aujourd’hui, il est impossible de continuer à nier la réalité.

    La détresse de cette jeune mère a provoqué une cascade de révélations sur les réseaux sociaux : « Mes deux tantes ont été forcées d’avorter à sept et neuf mois », écrit Ainini-E. « Dans les années 1990, partout où les cadres du planning familial sont allés, le sang a coulé comme les fleuves », affirme un certain « Kuangjuan ».

    Certains internautes font encore le rapprochement avec le « massacre des enfants en Syrie ». Une image choquante qui vient aussi contredire les mensonges d’une politique d’Etat. « Les avortements forcés n’ont jamais existé en Chine », disait encore le président Hu Jintao, le 20 janvier 2011.

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