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Patrick Henri Devillers, le Français de l’affaire Bo Xilai, arrêté au Cambodge
En Chine, décidément l’affaire Bo Xilai n’en finit pas de faire tomber les têtes. Patrick Henri Devillers a été arrêté au Cambodge. L'ambassade de France à Phnom Penh a confirmé mardi soir 19 juin l'information. L’architecte français, ami de la famille de l’ancien cadre du Parti communiste chinois déchu, serait dans une prison cambodgienne. La Chine aurait demandé son extradition.
Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde
La diplomatie française attend toujours des éclaircissements concernant les motifs de l’arrestation de Patrick Henri Devillers, deuxième nom étranger à être apparu très tôt dans ce scandale politique, le plus important qu’ait connu la Chine depuis 20 ans.
Dès la chute du « Prince rouge de Chongqing », toutes les rumeurs ont couru sur l’architecte français âgé de 52 ans, simple relation d’affaires, ami de la famille, voire même amant de la femme de Bo Xilai.
Des rumeurs démenties par l’intéressé lui-même lors d’une rencontre avec notre confrère du journal Le Monde le 21 mai dernier où il affirmait : « Je suis parti de Chine comme j'y suis arrivé, c’est-à-dire sans rien ».
Au restaurant, sur un terrain de pétanque, une chose est sûre : le Français ne se cachait pas à Phnom Penh où de nombreux témoins l’ont croisé ces dernières semaines. Lui-même reconnaît volontiers avoir entretenu des liens d’amitié avec les Bo Xilai, le fils Bo Guagua allant jusqu’à l’appeler « tonton ».
Toute la question est maintenant de savoir jusqu’où ont été ces liens ? Le chef de la police de Pnom Penh confirme ce mardi avoir arrêté un « homme français lié a un crime commis en Chine ». C’est donc à la demande des Chinois que seraient intervenus les Cambodgiens.
Le crime, c’est l’autre nom étranger de cette affaire. Neil Heywood, le consultant britannique, lui aussi lié à la famille Bo, est mort empoisonné l’année dernière dans un hôtel de Chongqing.

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