Birmanie - 
Article publié le : jeudi 02 août 2012 à 08:43 - Dernière modification le : jeudi 02 août 2012 à 08:43

« Le gouvernement aurait pu arrêter les émeutes interconfessionnelles » en Birmanie, estime Human Rights Watch

L'organisation Human Rights Watch a publié ce mercredi 1er août un rapport très critique contre le gouvernement birman et les forces de sécurité. « Le gouvernement aurait pu arrêter les émeutes interconfessionnelles » entre bouddhistes et musulmans début juin dans l'état de l'Arakhan ( nord-ouest de la Birmanie), dit le rapport qui porte des accusations graves contre les forces de sécurité, les jugeant responsables de « meurtres, viols et arrestations de masses » à l'encontre de la minorité musulmane des Rohingyas. Le rapport a été élaboré grâce à 57 témoignages recueillis en juin et juillet dans l'Etat de l'Arakhan, ainsi que dans d'autres régions de la Birmanie et du Bangladesh, où les Rohingyas ont trouvé refuge après les violences. Les précisions de Brad Adams, porte-parole de Human Rights Watch joint par RFI.

Brad Adams

Porte-parole de Human Rights Watch

On a recueilli des témoignages sur des exécutions sommaires, des actes de maltraitance et de ségrégation. Ce genre de situations peut se reproduire n'importe quand, parce que le gouvernement ne s'engage pas dans un processus de réconciliation. De nombreux propos incitent à la haine, et cela vient en particulier des bouddhistes, mais pas uniquement. Et au milieu de tout cela, vous avez la France, l'Europe et les Etats-Unis qui se réjouissent des réformes en cours en Birmanie, mais ignorent totalement ce problème.

 

02/08/2012 par RFI

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