Deux nouvelles exécutions par pendaison au Japon
Le Japon a exécuté, le vendredi 3 août, deux détenus coupables de meurtres. Leur pendaison porte à cinq le nombre d'exécutions dans ce pays depuis le début de l'année 2012. Paris déplore cet acte et demande à Tokyo un moratoire ; Berlin fait part de sa consternation et exige l'abolition pure et simple de la peine capitale.
Junya Hattori, 40 ans, a été exécuté vendredi matin par pendaison à Tokyo. L'homme a été reconnu coupable en 2002 du kidnapping, du viol et du meurtre d'une lycéenne dont il avait ensuite brûlé le corps. Kyozo Matsumura, 31 ans, a été pendu à Osaka, pour avoir assassiné deux de ses parents en 2007 avant de les voler.
Avec les Etats-Unis, le Japon reste l'une des rares démocraties dans le monde à appliquer la peine capitale. Une pratique maintes fois décriée par les gouvernements européens et les organisations de défense des droits de l'homme. Pourtant, le Japon a une longue pratique de la peine de mort. La méthode par pendaison adoptée sous l'ère Meiji en 1868 est toujours pratiquée, à l'exception d'un moratoire de 20 mois, durant lequel le Japon n'a exécuté aucun prisonnier, et qui a été interrompu en mars dernier avec la pendaison de trois détenus.
Actuellement, 130 personnes attendent dans le couloir de la mort. La France a souligné vendredi que 140 pays avaient d'ores et déjà renoncé à la pratique de la peine capitale. Paris demande donc à Tokyo de rétablir son moratoire et de poursuivre un débat national sur le sujet.

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