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Article publié le : samedi 11 août 2012 à 07:40 - Dernière modification le : samedi 11 août 2012 à 08:31

Chine : des responsables policiers reconnaissent avoir protégé Gu Kailai

L'homme d'affaires britannique Neil Heywood (en mai 2010) et Gu Kaili, l'épouse de Bo Xilai, l'étoile déchue du parti communiste chinois..
L'homme d'affaires britannique Neil Heywood (en mai 2010) et Gu Kaili, l'épouse de Bo Xilai, l'étoile déchue du parti communiste chinois..
REUTERS/Stringer/Files

Par RFI

Le verdict n’est toujours pas tombé deux jours, après le procès Gu Kailai, princesse rouge, mariée à un cadre du parti communiste déchu – Bo Xilai. Cette brillante avocate est accusée d’avoir empoisonné un homme d’affaires britannique pour une histoire d’argent. Le parti communiste considère cette affaire comme hautement sensible, et tente de la classer avant son 18e Congrès qui doit désigner à l’automne les futurs dirigeants de la Chine. Hier, quatre responsables de la police de Chongqing, dans le sud-ouest du pays, ont reconnu avoir tenté de couvrir le meurtre, afin de protéger Gu Kailai.

Avec notre correspondante à Shanghai, Delphine Sureau

Il fallait faire croire que la mort du Britannique Niel Heywood était accidentelle. Les quatre responsables de la police de Chongqing, ville où Bo Xilai était – avant sa disgrâce - chef du parti communiste, racontent comment ils ont maquillé le meurtre commis par son épouse Gu Kailai. Dissimulations de preuves, faux rapports : l’empoisonnement est devenu un simple arrêt cardiaque du à une surconsommation d’alcool. Les hauts gradés n’ont pas pratiqué d’autopsie, et ont rapidement incinéré le corps.

Qui a donné l’ordre ? Le procès dont le verdict a été mis en délibéré ne donne pas de réponse. Mais le nom de Wang Lijun, le chef de la police de Chongqing, bras droit de Bo Xilai, est sur toutes les lèvres. C’est lui qui a révélé l’affaire, lors d’une fuite rocambolesque en février dans un consulat américain. Et même si Gu Kailai assure qu’elle endosse la responsabilité du meurtre ; Wang Lijun aurait conçu le mode opératoire.

Le super flic doit être jugé pour trahison la semaine prochaine, troisième procès d’une série expéditive, où le nom de Bo Xilai, ancien membre du bureau politique du parti communiste n’est – étrangement - jamais cité.

A noter que pour parler de cette affaire, les journaux chinois ont reçu l'instruction de ne citer que l'agence officielle chinoise. Et tout ce qui touche à ce procès retentissant fait l'objet d'un blocage, une censure sur internet.

tags: Chine - Justice
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