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Article publié le : jeudi 23 août 2012 à 19:24 - Dernière modification le : jeudi 23 août 2012 à 23:14

Le rachat d'un prestigieux vignoble par un Chinois est mal accueilli en Bourgogne

Le vignoble de Clos St Jacques, à Gevrey-Chambertin (Côte d'Or).
Le vignoble de Clos St Jacques, à Gevrey-Chambertin (Côte d'Or).
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Par Christophe Carmarans

L’annonce, jeudi 23 août, de l’acquisition d’un domaine viticole de deux hectares dans le prestigieux vignoble de Gevrey-Chambertin par un investisseur chinois de Macao suscite un vif émoi dans la région. Les vignerons locaux s’inquiètent de la surenchère opérée par l’acheteur asiatique et craignent de ne plus pouvoir rester maîtres chez eux si ce type d’opération se généralisait.

La vente s’est faite au mois de mai mais elle n’a été rendue publique que ce jeudi 23 août : le château de Gevrey (Côte d’Or) et ses deux hectares de vignes sont désormais propriété d’un Chinois dont on ignore le nom mais dont on sait qu’il possède des casinos à Macao. La transaction fait grand bruit dans ce bourg situé à une dizaine de kilomètres de Dijon car si des Chinois ont déjà acquis des domaines dans le Bordelais, il s’agit d’une grande première en Bourgogne. Plus encore que le fait de voir le vignoble - et le château classé - passer aux mains d’un investisseur chinois, c’est la méthode qui a déplu car les vendeurs auraient cédé à la surenchère.

Une première qui inquiète

Selon Jean-Michel Guillon, président du Syndicat viticole de Gevrey-Chambertin - l’une des appellations les plus prisées des vins de Bourgogne - le domaine était estimé à 3,5 millions d’euros. Les viticulteurs locaux auraient fait une proposition à 4 millions puis une autre à 5 millions qui leur ont été toutes deux refusées par la famille Masson, installée sur les lieux depuis 1858 selon Le Figaro. « Les propriétaires en voulaient 7 millions et ils l’ont vendu à 8 », a affirmé à l’Agence France-Presse Jean-Michel Guillon qui craint désormais « une déferlante d’investisseurs étrangers en Bourgogne », capables d’acheter des vignobles à des prix sur lesquels les locaux ne pourront pas s’aligner.

Pour Jean-François Di Meglio, président de l’Institut de recherche Asia Centre, c’est quand même aller un peu vite en besogne. « Les achats chinois dans la viticulture en Bourgogne ne sont pas rares ; ils sont exceptionnels. On ne peut donc pas parler de déferlante chinoise », relativisait-il, mercredi midi, sur l’antenne de RFI. « Mais la réaction de M. Guillot est intéressante, reconnaissait-il, parce que, effectivement, elle démontre la spécificité du vignoble bourguignon ».

Contrairement aux vignobles bordelais qui sont relativement étendus, ceux de Bourgogne en général et de Gevrey-Chambertin en particulier sont exploités sur des parcelles beaucoup plus petites avec une production orientée en priorité vers la qualité.  Jean-Michel Guillot, lui, n’en démord pas et il veut se servir de ce cas isolé pour tirer le signal d’alarme. « C’est un emblème qui disparaît », se désole-t-il. « Il y a quinze ans, quand un Japonais a voulu racheter le domaine de la Romanée-Conti, le gouvernement était intervenu », rappelle-t-il, réprobateur.

Le prix de l’hectare s’emballe

Même si l’acquéreur chinois a confié l’exploitation du domaine à des vignerons du cru, le président du Syndicat vinicole est inquiet. Si les Français demeurent les principaux investisseurs sur le marché (60 % des acquisitions), les surfaces cédées ont doublé en vingt ans et le prix moyen de l’hectare a été multiplié par trois sur le plan national. « Ce qui s’est passé en Bourgogne, c’est qu’une barrière a été franchie », tempère Jean-François Di Meglio.

Désireux de développer le goût du vin dans leur pays, les Chinois ont également acquis l’an dernier Diva Bordeaux, l’un des grands négociants de la région bordelaise. « Tout ce qui est alimentation et tout ce qui est luxe intéressent les Chinois qui investissent en Europe », reconnaît M. Di Meglio. Un intérêt qui, s’il est avantageux pour la balance commerciale française, aurait plutôt tendance à rendre nerveux les viticulteurs bourguignons.

tags: Agriculture et Pêche - Chine - France
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(2) Réactions

gevrey-Chambertin

de gaulle entre autres s'était vigoureusement opposé
à l'achat des PaRfums ROCHAS, par les U.S.A §

mONNSIEUR hOLLANDE LE MIRACULEUX ferait bien de s'en inspirer.

Les vigneron craignent de ne

Les vigneron craignent de ne plus pouvoir rester maîtres chez eux ... Voila encore une réaction bien française qui montre combien notre regard sur la chine se complait avec des oeillères ...

En effet, si les investisseurs chinois s'intéressent à nos vignobles, ce n'est pas pour nous en spolier.

Avec ses 300 millions de consommateurs (une Europe entière !!) à fort pourvoir d'achat, la chine sait que le marché du vin sur son territoire est énorme.

Comme les français dorment sur leur exportations qui sont pourtant très taxés sur place et ne veulent pas se risquer à investir dans le pays, les chinois rachète des vignobles uniquement pour pouvoir avoir accès au savoir faire français.

En effet, dans les 10 ans qui viennent, la chine a planifiée de consacrer tout son territoire du nord ouest à la production de vin pour pouvoir fournir son propre marché intérieur et créer des emploi sur place.

Ce n'est donc pas la main mise sur les vignobles français qui intéresse les chinois mais le savoir faire afin de pouvoir produire de la qualité dans leur pays et conserver en interne cet énorme marché.

Les vignerons français, en se regardant le nombril, ne voient pas que le plus grand marché du millénaire est en train de leur passer sous le nez ... du fait de leur non réactivité.

Ne vous inquiétez pas ! ils nous les rendront nos châteaux ! Mais on ne pourra plus qu'en boire le vin, car les domaines français n'exporteront plus rien a terme et on leur aura coupé le raisin sous le pied ...

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