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    Asie-Pacifique

    Iles Diaoyu-Senkaku: en Chine, la ferveur nationaliste bat son plein

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    Pendant plusieurs heures ce vendredi 14 septembre, six navires patrouilleurs chinois se sont approchés des îles « Diaoyu », comme les appellent les Chinois (« Senkaku » pour les Japonais). Il s'agit d'un archipel contesté par la Chine au Japon en mer de Chine orientale. Les autorités japonaises qualifient cette manœuvre de « fait sans précédent ». En Chine, l'hostilité anti-japonaise est à son comble.

    Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

    Deux rochers symbolisant l’archipel Diaoyu, des mouettes et un drapeau de la Chine populaire. Ce logo est repris partout en Chine ce vendredi, jusque sur les tasses de thé vendues sur internet.

    Tapez « autocollants patriotiques de voiture » sur Tobao.com  (le plus gros vendeur en ligne en Chine) et vous obtenez plus de 2 400 propositions de produits. L’archipel contesté et le slogan « Diaoyu appartient à la Chine » est très tendance en ce moment sur les pare-brise chinois.

    Cette ferveur patriotique est parfois suivie de débordements, encore très rares heureusement. Un Shanghaien a ainsi brûlé sa Honda en pleine rue, affirme le site 163.com. A Shanghai toujours, des joueurs japonais de billard auraient été agressés dans un bar à la sortie d’une compétition.

    Le plus souvent, les manifestations restent verbales. Des affichettes pour défendre la souveraineté du territoire ont ainsi fait leur apparition sur les vitrines de certains commerces à Pékin, tandis qu’à Xi’an, la capitale du Shaanxi (ouest), un hôtel a changé de nom ce vendredi, rapporte le Sanqin Daily. Il a été rebaptisé : « Diaoyu est chinois ».

    Les autorités japonaises ont demandé a leurs ressortissants de se faire le plus discret possible. Depuis la décision prise par Tokyo en début de semaine de « nationaliser » l’archipel, la colère de Pékin a été largement relayée par les médias officiels. L'agence Chine Nouvelle parle d'une décision « ridicule », d'une « provocation ouverte ».

    Les nationalistes pro-chinois réclamaient un geste fort des autorités, d’où l’envoi des navires de surveillance en mer de Chine orientale. « Ces activités [...] sont destinées à démontrer la juridiction de la Chine sur les îles et à préserver ses intérêts maritimes », a indiqué par communiqué le ministère chinois des Affaires étrangères, repris par l’agence Xinhua.

    La démonstration de force est aussi destinée, selon certains analystes à Pékin, à servir d’écran de fumée sur le plan intérieur, alors que la Chine se prépare à une transition politique plus compliquée que prévu.

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