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    Asie-Pacifique

    Inde : cinq condamnations à mort pour des «crimes d'honneur»

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    En Inde, cinq membres d'une même famille ont été condamnés à mort, ce vendredi 5 octobre, pour avoir il y a deux ans torturé à mort Asha, une jeune fille de leur famille, et Yogesh, l'homme qu'elle voulait épouser, au motif que ce dernier faisait partie d'une caste inférieure. Chaque année, des centaines de meurtres de ce type, des « crimes d'honneur », seraient commis. Mais la justice commence à s'interposer.

    Selon les rapports d'autopsie, le jeune couple a été attaché, battu à coups de barres de fer puis électrocuté jusqu'à ce que mort s'en suive. C'est ce genre de « pratique féodale et barbare » que la Cour suprême indienne avait stigmatisé l'année dernière, en requérant la peine de mort pour tous ces « crimes d'honneurs » qualifiés de « tares pour notre nation ».

    Ces crimes sont surtout commis dans le nord rural de l'Inde, où l'appartenance aux castes et les mariages arrangés continuent d'être la norme. Mais on trouve aussi des amoureux étranglés, lapidés ou pendus, en ville. Une étude réalisée en 2010, qui estime que plus de 900 crimes d'honneurs sont commis dans la région chaque année, englobe aussi la capitale, New Delhi, où a été commis le meurtre jugé ce vendredi. Ces meurtres « familiaux » semblent plus nombreux ces dernières années, peut-être parce qu'ils sont davantage médiatisés.

    Les jeunes Indiens qui tentent aujourd'hui de vivre une « modernité amoureuse » affranchie des règles des castes se heurtent toujours aux traditions défendues par leurs parents. Et si le gouvernement, poussé par la Cour suprême, tente d'agir, les sondages indiquent que la majeure partie des populations concernées soutiennent toujours ces « crimes d'honneurs ».

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