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    Asie-Pacifique

    Li Keqiang, de «jeune instruit» des campagnes à Premier ministre

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    C’est l’un des deux noms déjà connus de la prochaine équipe qui dirigera la Chine. Aux côtés du futur chef de l’Etat Xi Jinping, Li Keqiang prendra la direction du gouvernement chinois lors de la réunion du Parlement au printemps prochain. Les deux hommes ont en commun d’avoir fait partie du mouvement des « jeunes instruits » pendant la révolution culturelle, quand plus de 17 millions de jeunes Chinois ont été envoyés à la campagne pour y devenir des « paysans socialistes d’un type nouveau » comme le disait Mao. Comment passer des rizières au sommet de l’Etat ? Retour sur la jeunesse d’un autodidacte qui a su changer son destin, mais n’a rien oublié de son passé.

    Dossier 18e Congres du PCC

    Il faut d’abord dépasser les poids lourds de l’usine de quartz juste à côté. Les gros camions rouges semblent tousser à mesure de leur progression sur la route cahoteuse. Devant les obstacles, la longue file indienne s’ébroue laissant échapper des volutes blanches qui transforment aussitôt les forêts de trembles en boules neigeuses pour touriste. Puis, la netteté revient. Un restaurant pour routier sur le bord de la route, un petit chemin qui s’enfonce dans les forêts du nord-est de la province de l’Anhui et nous voilà arrivés à Dongling, 500 habitants. En dehors du lycée qui a ouvert ses grilles à la rentrée, ce qui faisait partie autrefois de la commune populaire de Damiao dans le nord-est de la province de l’Anhui n’a guère changé depuis la révolution culturelle. Maisons en pisé, petits chemins de terres pour accéder aux fermes, ce sont encore les céréales des rives de la rivière Huai qui nourrissent les habitants du village. 

     
    C’est ici qu’un jeune homme a débarqué en mars 1974. Je m’appelle Li Keqiang ! Baluchon sur le dos, le camarade Li a de la chance dans son malheur. Il fait partie de la dernière fournée de ceux qu’on appelle les « zhiqing » en chinois, les « jeunes instruits » de la révolution culturelle, dont les départs se sont échelonnés après la grande conférence de 1973 lors de laquelle il a été décidé de ne plus envoyer les jeunes loin de chez eux mais dans une région proche de leur ville d’origine. « Il a été envoyé dans un village à proximité du lieu d’origine de sa mère et dans un district qu’avait dirigé son père dans les années 1950, souligne Michel Bonnin, auteur de ‘Génération perdue, le mouvement d’envoi des jeunes instruits à la campagne en Chine, 1968-1980 ’, publié aux éditions de l’EHESS. Mon livre s’appelle Génération perdue car c’est une génération qui a perdu ses illusions en arrivant à la campagne, qui était très différente de ce qu’ils imaginaient avant de partir, explique le sinologue. Ainsi, à la fin des années 1970, certains rejoindront le mouvement démocratique, conséquence des réflexions nées de leur séjour à la campagne et de l’affaire Lin Biao. Mais dans cette génération perdue, en partie sacrifiée par Mao, certains s’en sont très bien sortis ».
     
    Chen Xueqin. Cet ancien paysan de Dongling a connu Li Keqiang lorsqu'il a travaillé dans la commune en tant que jeune instruit. Stéphane Lagarde
    Comment faire un paysan d’un lycéen de la ville âgé de moins de vingt ans ? Quarante ans après, les anciens de la commune populaire de Damiao se posent encore la question. Si aujourd’hui les mégalopoles vident les campagnes de leur jeunesse, à l’époque elles n’avaient pas besoin de bras et surtout pas de bouches à nourrir supplémentaires. Face à la mare aux canards du village, deux vieilles femmes mâchonnent de longues tiges de canne à sucre sur le perron d’une petite maison en terre. Debout à leur côté, Chen Xueqin, 70 ans. « Li Keqiang a été envoyé ici dans ce village et il travaillait dans les champs avec nous, explique le vieil homme. Ensuite il est devenu le secrétaire du Parti de la commune populaire de Damiao, je me souviens très bien de son arrivée. Il était complètement perdu. Comment voulez vous qu’un étudiant connaisse le travail des paysans ? Il fallait labourer… Planter le riz… et les patates douces. Il  avait des ampoules plein les mains. Comme les autres, il ne savait rien faire et il a dû apprendre, mais il n’avait pas peur des difficultés. Il nous suivait et il faisait exactement comme nous. Alors évidemment vu que c’était un jeune de la ville et qu’il travaillait tous les jours dans l’eau des rizières, il a eu des petits problèmes de peau mais il était capable de les supporter, poursuit cet ancien paysan, longue pipe à la bouche et l’œil rieur. Ce n'est pas quelqu’un comme nous, vous savez. Il fait ce qu’il doit faire et après il se tait. Oui, c’est quelqu’un qui fait les choses et qui ne parle pas ».
     
    Des jeunes instruits qui ne savent rien de la campagne
     
    Les jeunes instruits ne savaient rien en arrivant au village. Ils se retrouvaient en tout cas bien démunis devant les plats de maïs et les sojas, affirment les anciens. « Certains confondait les feuilles de tabac avec des choux chinois », se souvient également Lu Jiaoyu, 75 ans. « A l'époque, la vie était très difficile dans les campagnes, explique cet ancien chef d’équipe. On distribuait le riz en fonction du nombre de personnes à nourrir dans les familles et aussi en fonction des points travail. En gros, ceux qui travaillaient le plus et obtenaient le plus de points avaient plus à manger. De toute façon, il n’y avait pas assez de riz pour tout le monde ! Les jeunes qui arrivaient ne connaissaient rien de la vie de paysans. C’étaient des enfants de la ville, ils ne savaient même pas marcher correctement sur les diguettes des rizières. J'étais triste pour eux ».
     
    Des « jeunes instruits » plutôt encombrants pour les paysans. Certains s’en sont toutefois mieux sortis. Parmi les noms pressentis pour faire partie du futur comité permanent du bureau politique du PCC, cinq ont fait leurs classes à la campagne. Une expérience qui détruit ou forge les caractères, à en croire le parcours du futur président Xi Jinping et du futur Premier ministre Li Keqiang qui font déjà partie de l’actuel comité permanent. Mais aussi celui de Wang Qishan, vice-Premier ministre et « chouchou » des milieux d’affaires, Zang Dejiang qui a remplacé le dirigeant déchu Bo Xilai à la tête de la mégalopole de Chongqing ou encore Li Yuanchao du département de l’organisation du parti. Si ces cinq noms sont effectivement dans la liste des sept ou neuf membres du comité permanent qui sortira à la fin du congrès mercredi 14 novembre, alors cela aura certainement un impact sur la façon de conduire le pays dans les cinq années à venir. Ces anciens jeunes instruits « devraient faire preuve de davantage de réalisme et tenter de réconcilier discours et réalité », estime Michel Bonnin.
     
    Premier à l’examen de l’université de Pékin
     
    Lieu où a vécu Li Keqiang entre 1976 et 1978. Une fois reconstruite, la maison devrait devenir un musée. Stéphane Lagarde
    1974-1977. Li Keqiang va rester trois ans à Dongling. Trois ans pendant lesquels il va devenir chef du parti de sa brigade de production, puis secrétaire général de la commune populaire, chose très rare à une époque où les paysans se méfiaient voire méprisaient ces jeunes instruits venus de la ville. Sun Qi Chao a aujourd’hui 84 ans et se rappelle lui aussi très bien de ces années rouges. La maison du vieux comptable de la commune date de la révolution culturelle et se fissure de partout. Aux murs des diplômes du parti remerciant la « brigade de production » d’avoir atteint les objectifs. « Nous étions très pauvres se souvient l’ancien comptable. Li Keqiang était très travailleur et faisait tout son possible pour arriver aux objectifs de productions qui nous étaient fixés. On manquait d’engrais chimiques pour les cultures. Comme le père de Li était cadre supérieur, on lui a demandé de nous acheter de l’engrais. J’y suis allé avec Li Keqiang car j'étais le comptable de l'équipe. On est revenus ensemble, il est venu chez moi pour dîner. Il habitait dans l’une des maisons aux tuiles grises construites pour les jeunes instruits à l’époque. Il a été le dernier à quitter le village ».
     
    Li Keqiang sera le dernier à partir mais quand il le fera ce sera pour aller jusqu’à Pékin. Son père qui a été chef de district de Fengyuang, puis responsable du tribunal de Bengbu, veut absolument le promouvoir dans la capitale de l’Anhui. L’ex-jeune instruit refuse le piston paternel. Depuis plusieurs années, il lit tout ce qu’il trouve à lire le soir à la bougie et voilà que Deng Xiaoping vient de rétablir le concours d’entrée à l’université. « Je l’ai emmené voir le tombeau d'un empereur de la dynastie Ming qui n'est pas loin du village. Des professeurs de l’université visitaient aussi le tombeau, ils lui ont donné des conseils pour réviser l’examen », raconte encore Sun Qi Chao. Par modestie, l’autodidacte refuse de mettre l’université de Pékin en premier choix. Il y est pourtant admis en 1977 et il y fera son entrée à la rentrée suivante à l’âge de 24 ans en raison d’excellents résultats. « Li Keqiang est de la 77e promotion de Beida (université de Pékin) et moi je suis de la 78e, confie Chen Shengluo. Li Keqiang est aussi de la première génération des étudiants après la révolution culturelle, ensuite il a fait son doctorat avec le professeur Li Yining, un économiste très connu qui soutient la réforme. Il a choisi ce professeur et ce professeur l’a accepté, ce qui veut dire qu’ils ont des points communs, poursuit ce professeur au département des études marxistes de l'université de Pékin. Quand Li Keqiang sera au pouvoir, il cherchera à faire des réformes même si cela fait peur à tous ceux qui, dans l’appareil, redoutent le changement car cela risque de toucher à leurs intérêts ».
     
    La gare du Premier ministre
     
    Gare TGV de Dingyuan. Stéphane Lagarde
    Les réformes sont pour demain, en attendant c’est la campagne qui change à toute vitesse. Par la fenêtre du train rapide qui mène à Dingyuan, les brûlis allumés plus tôt dans la journée dans les champs continuent leur danse fragile dans un paysage soudainement avalé par la nuit. Deux gares TGV en l’espace de moins de 100 kilomètres ! Soit 17 minutes à peine pour relayer Bengbu - près du village où Li Keqiang a été envoyé comme jeune instruit entre 1974 et 1976, et Dingyuan le village natal de son père. Soucoupe volante brillant de mille feux au milieu de la campagne déserte, la gare de Dingyuan a été rebaptisée « gare Li Keqiang » par les taxis clandestins qui attendent les derniers passagers de la soirée. Peu de trains s’arrêtent à Dingyuan, mais le centralisme démocratique à la chinoise peut se permettre de planifier à long terme. Avec un prochain Premier ministre originaire de la région, le développement local devrait prendre une nouvelle ampleur, nous confiera plus tard un cadre de la finance rencontré sur la place du Gouvernement : « Le développement de Dingyuan vient seulement de commencer, nous a-t-il expliqué, car comme vous le savez c’est ici la région natale de Li Keqiang et nous avons de nombreuses ressources dans le sous-sol ». En attendant, la nouvelle route qui relie la gare au chef de district n’est pas encore entièrement achevée. Faute d’indications et sans éclairage public, les taxis se retrouvent vite coincés par des engins de chantier endormis. Ouverte en août, dernier la nouvelle route et la gare auraient coûté 400 millions de yuans, près de 50 millions d’euros. 
     
    Les choses sérieuses ont véritablement commencé en 2006 indique le panneau à l’entrée de la nouvelle zone industrielle. C’est là qu’est né le « projet 607 » qui, selon ce même panneau, aurait permis d’attirer 122 entreprises en rase campagne. A noter dans les réussites, l’arrivée de la plus grande entreprise de sel de Chine qui a investi jusqu’à 20 milliards de yuans (près de 2,5 milliards d’euros) à Dingyuan. Mais pour le reste, « la demande n’a pas suivi », confie un employé sous couvert d’anonymat, la plupart des entrepôts sont vides faute de commandes. » Finalement le district de Dingyuan se retrouve confronté aux mêmes problèmes que de nombreuses campagnes chinoises trop vite urbanisées. Entre les usines, les anciens paysans expropriés reviennent planter des salades. « Une fois que les usines ont été terminées, les patrons n'avaient plus d'argent donc ils sont partis, raconte l’un des artisans du retour à la bêche et au binet. Beaucoup se sont fait arnaquer par des promoteurs véreux pour les attirer ici. Les terrains sont immenses et les usines sont très grandes, mais regardez… elles sont toutes vides. Nos terres ont été confisquées en 1991. Ils nous ont donné à chacun un tout petit bout de terrain et puis, ils ont pris nos champs en 2006 ».
     
    2006, nettoyage de la biographie  
     
    2006 est une année importante car c’est l’année qui précède l’entrée de Li Keqiang au comité permanent du bureau politique du parti. Les années de jeune instruit sont loin derrière. Li Keqiang fait désormais partie de la faction « Tuanpai » qui regroupe ceux qui se sont appuyés sur la Ligue de la Jeunesse communiste pour faire leur carrière. Il a suivi en cela le même parcours que son parrain, l’actuel président Hu Jintao. Certains analystes estiment même que le chef de l’Etat l’aurait préféré comme successeur. Mais Xi Jinping, plus prompt à favoriser le consensus, l’a finalement emporté. 2006, c’est donc le moment choisi où les « men in black » de Pékin débarquent à Dongling. « Dès l’instant où un dirigeant est pressenti pour entrer au comité permanent, il faut que tout soit net, explique Michel Bonnin. Tout ce qui pourrait être négatif doit disparaître pour que la version hagiographique officielle ne puisse pas être démentie ». Même les choses en apparence les plus insignifiantes comme les comptes de brigades de productions agricoles sont réquisitionnés.
     
    Sun Qi Chao se souvient parfaitement de ce 29 septembre 2006, où un professeur de Pékin, son chauffeur, et deux autres personnes sont arrivés dans sa petite cour. « Ils m’ont dit qu'il voulait étudier l'évolution des campagnes après la libération. Ils voulaient tout ! A la fois les dépenses et les recettes, toute la production du village. C’était pour mesurer le niveau de développement des campagnes comparé à celui des villes et ils m’ont promis de me rendre les documents », explique l’ancien comptable en tendant un reçu tracé à la main. Le professeur et ses accompagnants mettent alors les comptes du comité de village et des brigades de production dans deux grands sacs. « Sur le reçu, ils ont marqué l’adresse d’un vice-chef de district, mais cette adresse n’existe pas, poursuit Sun Qi Chao. Tous ces documents sont à Zhongnanraï (la résidence des dirigeants à Pékin, NDLR), c’est ce que m’a dit le chef du district ».  
     
    Dans l’espoir de réformes
     
    Selon Sun Qi Chao, les hommes de Pékin ont aussi récupéré les comptes des autres brigades de production qui faisaient partie de la commune populaire de Damiao. Le Parti communiste chinois est obsédé par la question de la légitimité, la biographie de ses dirigeants doit être irréprochable quitte à effacer toutes les traces du passé. Ce témoignage est très rare car la plupart du temps les témoins s’autocensurent. L’âge vénérable de l’ex-comptable explique en partie ces confidences. Sun Qi Chao ne risque pas grand-chose il a surtout l’impression, comme la plupart des anciens paysans de la commune, d’être les grands oubliés du développement à marche forcée du pays. « J'ai travaillé plus de 40 ans comme comptable et je reçois 55 yuans (près de 7 euros) de retraite par mois et un peu plus de 80 yuans (environ 10 euros) d'aides sociales. Depuis que Deng Xiaoping et Jiang Zemin sont arrivés au pouvoir, tout a changé. Aujourd’hui tous les cadres du village ont construit des maisons à plusieurs étages mais nous on reste comme avant ».
     
    Jiguan Hua, les fleurs crête de coq (Celosia cristata). Stéphane Lagarde
    Des paysans englués dans le passé, parfois dépourvus de leur terre par des promoteurs alliés aux autorités locales. Il ne reste aujourd’hui au vieux comptable que ses diplômes du mérite agricole jaunis par les années et les crénelures violacées des fleurs dite « crête de coq » en raison de leur ressemblance avec les gallinacés,  pour oublier le pisé qui se fissure. Cette question de la réforme des pensions est d’ailleurs l’un des grands chantiers que devra mettre en place la nouvelle équipe au pouvoir. Li Keqiang fait partie des hommes attendu par les chancelleries étrangères et les entreprises étrangères notamment pour mettre en place les réformes dont le pays a besoin, tant sur le plan politique qu’économique. La volonté est là mais va-t-il pouvoir le faire ?  « Li Keqiang veut réformer la Chine, bien sûr, explique son ancien camarade de promotion et dissident Wang Juntao. A l’époque où ils étaient ensemble à l’université, les deux hommes ont participé aux mêmes groupes de travail sur les idées progressistes. « Mais vouloir la reforme ne signifie pas que vous pourrez la mettre en place, poursuit celui qui vit aujourd’hui aux Etats-Unis. Il y a des conflits et quand vous êtes trop gentil vous ne pouvez pas réaliser les objectifs que vous vous étiez fixés ».  

     

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