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    Asie-Pacifique

    Clôture du 18e Congrès du PCC : qui va diriger la Chine pour les cinq prochaines années?

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    La Parti communiste chinois a clos, ce mercredi 14 novembre, son 18e Congrès en élisant un comité central qui doit consacrer Xi Jinping comme numéro un du régime. On ne sait toujours pas en revanche le nom des membres du nouveau comité permanent qui dirigeront la Chine à ses côtés dans les cinq prochaines années. L’annonce sera faite ce jeudi lors du premier plénum de la nouvelle équipe dirigeante.

    On réajuste la cravate pour les Han - l’ethnie majoritaire en Chine -, on remet sa coiffe à plumes ou à grelots pour les représentants des minorités et surtout on affiche un grand sourire. Voilà une semaine que les 2 270 délégués du Parti communiste chinois descendent et remontent de leur car quatre fois par jour pour assister aux séances du 18e Congrès.

    Comité central

    10 h, ce mercredi matin, la place Tiananmen à de nouveau des allures de parking. L’ambiance est toutefois plus décontractée qu’à l’habitude. Après tout c’est le dernier jour, et le soleil est revenu sur Pékin. Les hôtesses en habits rouges, les militaires en uniformes et même les policiers se laissent aller aux photos souvenir. Clic clac ! Demain, la plupart retourneront dans leur lointaine province, mais en attendant, il faut voter pour le comité central et le comité de discipline du Parti. La chose est vite expédiée vu le nombre de sièges à renouveler, même si le temps paraît infiniment plus long aux centaines de journalistes qui patientent dans un long couloir derrière la salle de la province de l’Anhui. Les remarques fusent : « On est aussi tassé que sur la ligne Une du métro de Pékin ! »

    Là aussi, les appareils photos sont de sortie. Les fenêtres donnent sur une cour intérieure du Palais du peuple transformée en parking. Cette fois, ce ne sont pas des bus mais des berlines pour la plupart de modèle allemand. « Il y a même une Lexus », fait remarquer un photographe en faisant référence au boycott des marques japonaises depuis le réveil des tensions entre Pékin et Tokyo autour des îles Diaoyu/Senkaku en mer de Chine orientale.

    Union derrière Xi Jinping

    11 h. Le vote est terminé et les portes du premier balcon du Grand Palais du peuple s’ouvrent enfin. Après une semaine de travaux dans une opacité digne d’un conclave romain, les plus de 2 200 délégués ont approuvé la composition du comité central composé de 204 membres. Ces derniers sont censés représenter les plus de 82 millions d’adhérents du plus grand parti unique de la planète, qui se remet à peine du plus gros scandale politique de son histoire. La chute de l’ex-secrétaire général du Parti communiste de Chongqing, Bo Xilai, et les longs mois de batailles entre factions qui ont suivi ont visiblement laissé des traces.

    Dossier 18e Congres du PCC

    Même si le vote ce matin était une formalité, les discussions pour mettre tout le monde d’accord ont pris du temps. D’où peut-être le vocabulaire guerrier employé à la tribune : « Je déclare maintenant que le 18e Congrès du Parti communiste chinois s'est achevé victorieusement  », lance le chef de l’Etat Hu Jintao en montant la voix. Ce qui déclenche immédiatement les applaudissements du parterre. Tous ensemble derrière le nouveau secrétaire général ! Le nom de Xi Jinping a été validé le 18 octobre 2010 lorsque ce dernier a été nommé vice-président de la commission militaire. Le choix du compromis et d’un futur numéro un capable de s’interposer entre conservateurs et réformateurs, quitte à recevoir une chaise dans le dos lors d’une réunion houleuse en septembre comme l’affirme le Washington Post.

    Les fossiles et le marteau

    11 h 15. Même scénario qu’à l’ouverture du Congrès : Jiang Zemin, 86 ans, trône au centre de la rangée réservée aux membres du politburo. Les cheveux peroxydés, celui que la rumeur donnait pour mort à l’été 2011 semble en pleine forme. Les médias de Hong-Kong affirment même que l’ancien président a une fois de plus pesé dans le choix du nouveau comité permanent. A la tribune, les amendements aux statuts du Parti sont approuvés à main levée. « Le concept de développement scientifique » de Hu Jintao rejoint ainsi le panthéon du marxisme. « La nécessité de promouvoir les progrès écologiques » fait également son entrée dans les statuts suite à la multiplication des révoltes vertes contre des usines polluantes ces derniers mois. A chaque fois, la décision est approuvée à l’unanimité. « Est-ce qu’il y a des voix qui s’opposent au rapport ? » La question entraîne immédiatement une cascade de « Mei you ! » « Pas d’opposition ! ».

    Partagés entre les fossiles du Parti et le marteau de l’opinion publique, les nouveaux leaders de la deuxième puissance mondiale devront à la fois combattre une corruption galopante et réveiller la croissance. L’objectif est de développer une « société de moyenne aisance », a rappelé Hu Jintao ce matin. Les réformateurs qui ne veulent pas finir aux oubliettes de l’Histoire savent bien que la croissance est la dernière légitimité qu’il reste aux hommes de l’appareil pour rester au pouvoir.

    L’académie des 7

    19 h 30. Faucille et marteau jaunes sur fond rouge, la présentatrice de la chaîne numéro un de la Télévision centrale de Chine (CCTV) entame sa longue litanie. Les noms des plus de 200 membres du comité central du Parti élu le matin même défilent à l’écran. Ce sont eux qui éliront demain jeudi le nouveau politburo de 25 personnes avec en son sein le fameux comité permanent du bureau politique du Parti communiste chinois. Combien y’aura-t-il « d’empereurs » dans le saint des saints du Parti ? Depuis plusieurs semaines, tout Pékin bruisse de rumeurs sur un retour à 7 personnes contre 9 actuellement.

    Mais les avis divergent sur les raisons qui auraient conduit à ce changement. Certains avancent que les postes de la propagande et de la sécurité intérieure pourraient être sortis du comité pour les affaiblir. La sécurité intérieure étant devenue un Etat dans l’Etat depuis que le budget consacré à la stabilité a dépassé celui de l’armée il y a deux ans. Pour l’instant, il ne s’agit que de spéculations comme d’ailleurs les noms qui circulent pour être permanents. Selon l’agence Chine Nouvelle, une dizaine de personnes sont encore en lice. Reste à savoir combien pèseront les réformateurs, les conservateurs et les centristes partisans du statu quo dans le haut de la pyramide du pouvoir chinois.

    Où sont les femmes ?

    En dehors de Xi Jinping et de Li Keqiang, pourraient donc figurer sur la liste :

    • Wang Qishan, 64 ans, vice-premier ministre chargé de l’Economie
    • Zhang Dejiang, qui à 66 ans a remplacé Bo Xilai à la tête du PC de Chongqing
    • Liu Yunshan, 65 ans, chef de la propagande
    • Li Yuanchao, 62 ans, patron du département de l’Organisation
    • Yu Zhengsheng, 67 ans, chef du PC de Shanghai

    S’il s’agit d’un comité permanent à 9 têtes, nous rajoutons :

    • Zhang Gaoli, 66 ans, patron du PC de Tianjin
    • Wang Yang, 57 ans, chef du PC du Guangdong

    Ce dernier est le favori des libéraux. Il serait considéré comme encore trop jeune et devra attendre le prochain tour disent certains. La seule femme de la bande serait au contraire trop âgée. Liu Yandong a fêté son anniversaire pendant le Congrès. A 67 ans, elle a atteint la limite d’âge dans la fonction publique pour les femmes en Chine.

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