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    Asie-Pacifique

    En Inde, la commission Verma recommande plus de fermeté contre les violeurs

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    En Inde, le rapport très attendu de la commission Verma vient d’être rendu au ministre de l’Intérieur ce mercredi 23 janvier 2013. Cette commission avait été formée par le gouvernement suite à l’horrible viol collectif du 16 décembre, à New Delhi, qui a coûté la vie à une jeune femme de 23 ans, et provoqué une vague inédite de protestations. L’objectif de cette commission était de proposer des réformes concrètes pour réduire la croissance des viols en Inde et les atteintes aux droits des femmes. La commission a reçu 80 000 suggestions du public, et les propositions qu’elle rend sont extrêmement larges et encourageantes.

    Avec notre correspondant à Bombay, Sébastien Farcis

    C’est un rapport qui fera date en Inde. Car l’ancien président de la Cour suprême J.S. Verma et ses deux collègues ont largement dépassé le simple problème des viols urbains, qui a été à l’origine de leur nomination. Ils ont, sans hésiter, dénoncé le tabou des viols conjugaux qui représenteraient plus d’un viol sur dix en Inde, mais qui ne sont pas punis comme un crime si la femme à plus de 16 ans.

    « Un violeur reste un violeur, quelle que soit sa relation avec la victime », a déclaré la juge Leila Seth, demandant que cela soit intégré dans la loi indienne. De même, le comité a recommandé que les mariages soient obligatoirement enregistrés afin de protéger les épouses et de punir les comités de villages qui empêchent les femmes de choisir leur mari. Enfin, de manière inédite pour un organe gouvernemental, la commission a demandé la condamnation, devant des cours civiles, des militaires accusés de viols dans les régions de conflit.

    Pour le juge Verma, il est temps de reconnaître aux femmes les droits qui leur son dus : « L’égalité des femmes étant intégrée à la Constitution, son déni actuel est un sacrilège et une violation constitutionnelle. Et la répétition de cette violation montre que le gouvernement ne respecte plus la Constitution ». Le gouvernement a affirmé que la mise en place de ces recommandations sera l’une de ses principales priorités.

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